« L’intimité est essentielle à l’être humain, mais ses expressions sont sans cesse modifiées par le désir d’extimité. Celui-ci correspond au fait de déposer certains éléments de notre vie intime dans le domaine public afin d’avoir un retour sur leur valeur. Il est différent de l’exhibitionnisme et du conformisme. Il contribue à la fois à la construction de l’estime de soi et à la création d’une intimité plus riche et de liens plus nombreux. Il tient la clé de l’empathie sur Internet, et celle-ci tient à son tour la clé des pratiques pathologiques. »

Serge Tisseron, « Intimité et extimité », Communications, 1/2011 (n° 88), p. 83-91.

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Diplôme universitaire – DU Cyberpsychologie

Du 4 octobre 2019 au 26 juin 2020
120 heures de formation réparties sur 20 journées
de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 16h30

Pour aller sur le site d'accueil, cliquez sur le logo de l'UFR des études psychanalytiques

Cyberpsychologie

Public visé
Etudiants en Psychologie, en Psychanalyse, en Médecine, en Neurosciences et en Sciences Humaines cliniques
Psychologues cliniciens, Psychiatres, Psychothérapeutes, Médecins et Professionnels de la santé et/ou de l’éducation (éducateur spécialisés, ergothérapeute, etc.) ;
Etudiants et/ou Professionnels des Sciences de l’Information et de la Communication et de l’Ingénierie.
Compétences visées
La compréhension du bouleversement des processus psychiques à l’ère des technologies hypermodernes ;
La prise en charge des pathologies liées aux bouleversements des technologies (nouvelles formes de la dépendance, transformations identitaires avec les technologies, nouvelles formes de sexualités, etc.) ;
La psychopathologie tout au long de la vie (enfant, adolescent, adulte et personne âgée), en regard de ces technologies ;
Les prises en charge spécifique avec l’aide des technologies dans le cadre de troubles psychiatriques (pathologies limites, psychoses, etc.) et dans les fonctionnements subjectifs atypiques (autismes, troubles neuro-développementaux) ;
L’apprentissage des applications possibles, tant en milieu hospitalier qu’en pratique privée ou libérale, du numérique, de la robotique et de la réalité virtuelle

Guide de pratique concernant l’exercice de la télépsychologie au Québec

Guide de pratique concernant l’exercice de la télépsychologie
L’offre de services psychologiques à distance est de plus en plus répandue. Cette pratique pose des défis éthiques et déontologiques particuliers : consentement libre et éclairé, confidentialité, tenue et conservation des dossiers, etc. Certains aspects légaux sont aussi à considérer comme l’obligation ou non de détenir un permis dans la juridiction du client, l’âge de consentement, les lois d’accès à l’information, les lois de protection, etc.

Le psychologue est tenu de respecter son code de déontologie pour l’intervention à distance, comme pour tout autre type d’intervention.

En 2013, l’American Psychological Association (APA) a publié un document intitulé Guidelines for the Practice of Telepsychology. Le conseil d’administration de l’Ordre a endossé cette position et l’a fait traduire en français afin de la rendre disponible aux psychologues. Ce document, ci‐après, s’intitule Guide de pratique concernant la pratique de la télépsychologie.
Ce guide informe le psychologue sur d’importantes questions à considérer en lien avec la pratique à distance. Il faut tenir compte du fait que ce document a été développé dans le contexte légal et réglementaire qui prévaut aux États‐Unis en ce qui a trait à l’exercice de la profession de psychologue. Le psychologue québécois doit faire les adaptations nécessaires en fonction du contexte législatif qui prévaut sur notre territoire.

Le guide de pratique de l’APA aborde les éléments suivants :
• Les technologies de l’information ;
• Les normes professionnelles et déontologiques en lien avec l’intervention à distance;  Le consentement éclairé ;
• La confidentialité des données et de l’information ;
• La sécurité et la transmission des données et des renseignements ;
• La suppression des données, des informations et des dispositifs technologiques ;
• L’administration de tests et les évaluations ;
• La pratique d’une juridiction à une autre.

Quelques mises en garde

Nous attirons particulièrement votre attention sur les éléments qui suivent et nous vous invitons à consulter le Guide de pratique concernant la pratique de la télépsychologie pour en savoir davantage avant de vous engager dans l’offre de services à distance.

• L’usage des technologies de l’information

Il importe que le psychologue connaisse bien les moyens technologiques qu’il utilise pour ses interventions, en particulier leurs limites. Il est notamment recommandé de prévoir, avec le client, une procédure en cas d’interruption de signal dans la communication audio‐vidéo. Il faut à cet égard exercer son jugement professionnel lorsqu’il s’agit d’offrir des services à distance à des clients vulnérables, notamment ceux qui présentent un risque suicidaire. Il est recommandé d’identifier les ressources à proximité et à la portée du client en cas de besoin, notamment le réseau public de services d’urgence, le réseau professionnel et le réseau personnel du client, le cas échéant.

• Les recours du client qui réside à l’extérieur du Québec

L’interprétation juridique qui prévaut actuellement au Québec veut que le client se déplace virtuellement vers le psychologue et non l’inverse1. Dans cette perspective, le service rendu à distance par le psychologue est considéré comme ayant été dispensé sur le territoire québécois, et ce, peu importe le lieu de résidence du client. Ceci a pour effet que la couverture d’assurance responsabilité professionnelle s’applique aux services dispensés à distance tant pour un client qui réside au Québec que pour celui qui réside à l’extérieur de notre territoire. Il en va de même du mandat de surveillance de l’exercice des membres qui revient à l’Ordre. Ainsi, peu importe où se situe le client, celui‐ci peut s’adresser à l’Ordre pour une plainte déontologique ou toute question lié à la qualité des services professionnels reçus.

• La nécessité de détenir un permis à l’extérieur du Québec

Il est important de savoir que l’interprétation juridique voulant que ce soit le client qui se déplace vers le psychologue ne prévaut actuellement qu’au Québec et à Terre‐Neuve‐Labrador. Ainsi, dans les autres provinces canadiennes, on considère que le psychologue se déplace vers le client. Dans cette perspective, le psychologue se déplace virtuellement vers le lieu de résidence du client. Il est donc requis de détenir un permis pour offrir des services à distance dans la très grande majorité des provinces. C’est aussi le cas dans plusieurs juridictions nord‐américaines.
Nous recommandons donc aux psychologues de s’informer auprès de l’organisme de réglementation dans la juridiction où réside le client afin de valider si l’obtention d’un permis d’exercice y est requise pour l’offre de services à distance. Il faut savoir qu’en vertu de l’Accord de commerce intérieur canadien (ACI), depuis 2009, le psychologue québécois peut obtenir un permis d’exercice dans une autre province canadienne sur la base de son permis de l’Ordre. Il est donc beaucoup plus simple qu’autrefois d’obtenir un permis d’exercice dans une autre province canadienne.

Le psychologue qui réside hors Québec

Il faut savoir que le fait d’être inscrit au Tableau de l’Ordre à titre de membre hors Québec ne confère aucun droit d’exercice tant sur le territoire québécois qu’à l’extérieur du Québec. Le statut de membre hors Québec ne permet donc pas d’offrir de services psychologiques à distance en tant que psychologue membre de l’Ordre. Le psychologue doit avoir son domicile professionnel au Québec et être inscrit comme membre régulier pour le faire.
Si des questions subsistent en lien avec l’offre de services psychologiques à distance, n’hésitez pas à communiquer avec la direction de la qualité et au développement de la pratique pour toute question de nature clinique, avec le conseiller à la déontologie de l’Ordre pour des questions déontologiques ou avec le secrétariat général pour des questions juridictionnelles ou liées à l’assurance responsabilité professionnelle.
Ordre des psychologues du Québec : 514 738‐1881 / 1 800 363‐2644

Pour lire la charte, cliquez sur le logo

Culture numérique et art-thérapie par Nathalie R. Carlton (2014)

Culture numérique et art-thérapie
Digital culture and art therapy
Nathalie R. Carlton (2014). Digital culture and art therapy, The Arts in Psychotherapy 41 (2014) 41–45


Résumé

Cet essai souligne la pertinence de la culture numérique pour l’art-thérapie, y compris les compétences autochtones et les activités que les art-thérapeutes doivent comprendre pour devenir culturellement compétents auprès d’un nombre croissant de clients.
Parce que l’utilisation des médias numériques s’est étendue à la vie quotidienne, les effets se font sentir dans la communication et les comportements de routine, ainsi que dans les influences sur notre langage et nos processus de pensée.
Les enfants, les jeunes et les adultes sont touchés par le fait que l’affiliation des « computer commons » a augmenté pour la population générale de la société américaine.
Les art-thérapeutes utilisent les médias numériques, à la fois comme outils de pratique professionnelle comme le courriel, l’archivage, la recherche, la créativité personnelle, le réseautage et la publicité, et comme outils cliniques comme la photographie, l’animation, la vidéo, les tablettes numériques et les logiciels de réalité augmentée pour les processus et résultats thérapeutiques.

L’auteur attire l’attention sur les fractures numériques déjà identifiées dans l’art-thérapie qui illustrent l’ambivalence à l’égard de ces médias, y compris les perceptions de l’utilisation des matériaux traditionnels par rapport aux matériaux synthétiques, les problèmes d’abordabilité et d’accès, et la rareté des possibilités d’adaptation et de développement des compétences aux études supérieures.
Les lentilles multiculturelles de l’évolution générationnelle, les préjugés réactionnaires contre la technologie, les périls des divisions de l’économie colonisée et les réactions extrêmes, y compris la résistance aveugle ou l’adaptation crédule aux nouveaux médias, fournissent tous des arguments pour que les art-thérapeutes développent des compétences continues dans les technologies informatiques et leur compréhension.
La recherche et l’éducation peuvent évoluer pour soutenir l’apprentissage éclairé et développemental des art-thérapeutes avec les médias numériques afin de rester contemporains et de participer à des palettes créatives en constante expansion et à des interfaces homme-technologie conscientes.

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