La sphère, symbole du mouvement

Logo Persée15 octobre 2015
Communication et langages
La sphère, symbole du mouvement
André Lavarde

Résumé

La forme circulaire a été utilisée dès l’Antiquité pour représenter le monde et sa marche. De la cosmogonie, le symbole est passé à l’alchimie – ce qui est en bas est comme ce qui est en haut –, puis de l’alchimie à la chimie et à la physique. À ces différentes étapes de la connaissance, la forme ronde est utilisée à la fois pour représenter les choses et le mouvement qui les anime et les relie entre elles. Cette symbolique reflète-t-elle la réalité de ce que la science a découvert ? Certes non, mais elle demeure commode comme outil de vulgarisation. Dans ce rôle, elle contribue à la construction de notre pensée, comme le conclut André Lavarde, une pensée éloignée de celle des savants, déchiffreurs du monde.


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Lavarde André. La sphère, symbole du mouvement. In: Communication et langages, n°119, 1er trimestre 1999. Dossier : Les
nouvelles technologies de la communication. pp. 55-65.
doi : 10.3406/colan.1999.2907
http://www.persee.fr/doc/colan_0336-1500_1999_num_119_1_2907


La forme sphérique, omniprésente dans la représentation de l’atome, trouve son origine dans la plus haute antiquité. Servant de modèle pour le décrire comme un petit système solaire, l’image est tellement familière que nous ne prêtons plus guère attention à ce qu’elle recèle d’implicite.
Un examen attentif de la façon dont sont apparus les symboles, classifications et notations chimiques, en dit long sur la part d’irrationnel qui a prévalu dans la représentation de la constitution ultime de la matière.

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Attentats de Paris : « Les terroristes ? On aurait cru des morts-vivants »

Logo Le Figaro.frAttentats de Paris : « Les terroristes ? On aurait cru des morts-vivants »
Laurent Mereu-Boulch
16/11/2015

Témoignage impressionnant d’un homme qui a vu les quatre terroristes du Bataclan deux heures avant le drame.

On l’appellera Christophe. A l’autre bout du fil, la voix est lasse, fatiguée. Cela fait deux jours qu’il n’a quasiment pas dormi. Il y a encore quelques heures, il se trouvait au 36 quai des Orfèvres pour raconter son incroyable histoire. Vendredi soir, donc, Christophe se trouve au restaurant Cellar, au 9 rue Crussol, dans le 11eme arrondissement de Paris à seulement 3 minutes du Bataclan. C’est un habitué des lieux. Le patron est un de ses amis. A 19h35, alors qu’il boit un verre à l’extérieur du restaurant, Christophe voit arriver une Polo noire immatriculée en Belgique : « Ils se sont garés juste devant moi alors qu’il n’y avait pas beaucoup de place. J’ai trouvé ça bizarre. Le conducteur avait du mal à tourner le volant comme s’il savait à peine conduire. Je suis allé les voir pour leur dire qu’ils étaient mal garés. Ils n’ont pas ouvert la fenêtre et m’ont regardé méchamment. On aurait cru des morts-vivants, comme s’ils étaient drogués ».

Christophe retourne boire son verre mais observe néanmoins les hommes dans la voiture qui a les feux éteints mais le moteur toujours allumé. «J’ai bien vu le visage du conducteur et celui du passager car ils ont commencé à tapoter sur leur smartphone, ce qui a fait que cela éclairait leur visage. C’est le passager qui a commencé à utiliser son portable. Il était de type européen, portait une barbichette et un cheich. Il était vêtu d’un blouson noir et avait aussi un bandana sur la tête. Le conducteur, lui, était également de type européen, genre reconverti à l’islam.»

Vers 20h15, Christophe voit passer une voiture de police devant le restaurant qui ne semble pas remarquer la Polo noire mal garée. A 21h30, Christophe quitte le restaurant tandis que les quatre hommes de la Polo sont toujours là.

Il a appris que des bombes ont explosé au Stade de France. A 21h40, il tente à plusieurs reprises de joindre la police par téléphone « 80 fois au minimum » mais sans réponse.

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