Activité collective et réélaboration des règles comme ressources pour la santé psychique : le cas de la police nationale  par S. Caroly 


par S. Caroly
Le travail humain
2011/4 (Vol. 74)
Pages : 108
ISBN : 9782130587651
DOI : 10.3917/th.744.0365
Éditeur : Presses Universitaires de France
Pages 365 – 389


Dans le cadre d’une recherche sur le stress dans la police, l’observation des relations professionnelles au sein des collectifs de travail a conduit à nous interroger sur les modalités de construction du métier de policier dans les brigades de Police secours. Dans une approche ergonomique, les causes du stress sont à rechercher dans l’organisation de travail qui crée des imperfections dans la prescription par rapport aux besoins de l’usager et ceux des professionnels. Face aux mutations profondes des politiques publiques et à l’évolution sociale des populations, le travail des policiers se caractérise par des situations critiques dans la relation de service pouvant être à l’origine de tensions. Dans cette conception, les situations de stress sont à interroger du côté des conditions de l’activité de travail, c’est- à-dire des modalités de régulations individuelles et collectives mises en œuvre pour gérer des conflits de buts et les gênes occasionnées par la tâche, et non du côté des fragilités individuelles à gérer les situations de violences rencontrées par les policiers. Le collectif de travail, y compris l’encadrement, apparaît comme une ressource pour réaliser l’activité et préserver la santé de chacun.

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Portrait-robot des personnes les plus exposées au burn-out

Portrait-robot des personnes les plus exposées au burn-out
Par Marina Bourgeois
3 mai 2018
Existe-t-il un profil type de personnes susceptibles de s’épuiser au travail ? Certaines personnes sont-elles plus à risque que d’autres ? Marina Bourgeois, auteure de Burn-out. Le (me) comprendre & en sortir, dresse le portrait robot du « burn-outé ».
Elles s’épuisent et se consument de l’intérieur pour leur métier. Qui sont ces hommes et ces femmes qui se sacrifient (bien souvent sans s’en rendre compte) pour leur travail ? S’il est difficile d’obtenir des chiffres précis sur le nombre de victimes de burn-out, il est toutefois possible d’établir une typologie des personnes dites « à risque », autrement dit des potentielles victimes de burn-out.
Plusieurs études ont ainsi révélé que certaines catégories socio-professionnelles sont davantage touchées que d’autres (l’étude du cabinet Technologia avait par exemple mis en avant un taux important de burn-out chez les agriculteurs… contrairement à l’image d’Epinal du jeune cadre dynamique stressé) et que les femmes seraient davantage concernées par l’épuisement professionnel.
En s’extrayant de ces classifications liées à la profession, à l’âge ou encore au métier, des dénominateurs communs existent chez les victimes de burn-out, permettant à l’observateur de dresser une sorte de portrait robot :…

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