SlothBot, véritable allié de la conservation de la faune !

SlothBot, véritable allié de la conservation de la faune !
Inspiré du paresseux, le robot « SlothBot » a été conçu pour fournir des informations – difficilement accessibles – relatives à la faune afin d’améliorer sa protection. ©Georgia Tech

En Géorgie (Etats-Unis), un robot expérimente un double objectif de recherche et de conservation de la biodiversité. Il fournit surtout de nouvelles informations relatives aux espèces et aux écosystèmes dans leur ensemble. Par ailleurs, ce robot ressemble à un paresseux. Il devrait permettre d’améliorer leur protection. 30millionsdamis.fr s’est intéressé à ce dispositif innovant et ingénieux.

06.08.2020
Quelque part dans la canopée du Jardin botanique d’Atlanta, un robot aux grands yeux ronds se déplace le long des arbres, tel un véritable paresseux. Quant à son but ? Observer la faune et la flore pour améliorer leur protection.

Surveiller des phénomènes difficiles à observer…

Pour assurer sa mission, « SlothBoth » – « robot paresseux » – se meut, grâce à l’énergie solaire. Il utilise un câble de 30 mètres, entre deux grands arbres. A terme, il devrait étendre sa couverture du territoire en passant d’un fil à l’autre. Sa coque, qui rappelle le minois du paresseux, le protège contre les intempéries. Mais c’est avant tout sa lenteur qui fait sa force !

« Être lent et hyper-efficient en énergie permettra à SlothBot de s’attarder dans l’environnement pour observer des choses que nous ne pouvons voir qu’en étant présent en continu pendant des mois, voire des années »,

analyse Magnus Egerstedt, Professeur et directeur de l’Ecole de génie électrique et informatique de l’Institut de technologie de Georgie (Georgia Tech, Communiqué, 16/06/2020).

La compréhension des facteurs abiotiques

Par conséquent, le robot devrait faciliter la compréhension de phénomènes difficiles à observer, tels que les facteurs abiotiques, notamment physico-chimiques (température, pH, humidité…), qui affectent le vivant et son milieu.

« Il est vraiment fascinant de penser que les robots peuvent faire partie de l’environnement, se réjouit le Professeur. Nous pensons que notre robot peut être intégré pour faire partie de l’écosystème qu’il observe comme un véritable paresseux ».

…pour améliorer la protection de la biodiversité

Et cette surveillance poursuit un objectif on ne peut plus louable : celui de la conservation des espèces.
Emily Coffey, vice-présidente de la conservation et de la recherche au Jardin d’Atlanta complète :

« Nous effectuons des recherches sur la conservation des plantes et des écosystèmes en péril dans le monde entier, et SlothBot nous aidera à trouver de nouvelles façons passionnantes de faire progresser nos recherches et nos objectifs de conservation »,

L’expérimentation, censée durer entre 4 et 5 mois, devrait être réitérée en Amérique du Sud pour l’observation d’autres espèces menacées, à l’instar des grenouilles en voie de disparition.

« Avec la perte rapide de la biodiversité et avec plus d’un quart des plantes du monde susceptibles de disparaître, SlothBot nous offre une autre façon de travailler à la conservation de ces espèces. »

En définitive, cet outil de haute technologie s’inscrit selon John Toon, directeur des recherches à l’Institut de Technologie de Géorgie,

« dans le combat pour la sauvegarde des espèces les plus menacées au monde. »

La Fondation 30 Millions d’Amis

Par ailleurs, la Fondation a déjà salué des initiatives similaires où robotique et technologie s’unissent au service de la cause animale. Dans la même veine des sociétés américaines ont récemment conçu un « robot-dauphin ». Il sera censé, par exemple, à terme, se substituer aux mammifères marins cruellement détenus en captivité.

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