Ce blogue est une revue de presse sur les attentats du 13-Novembre
orientée vers le traumatisme observé à travers les témoignages,
les études et les soins
dans l’entourage des victimes et
un outil collaboratif pour monter des ateliers d’Art-Thérapie
à l’intention des victimes.
  pinceautexteor2carre300

Trois faces d’un projet visant à venir en aide aux victimes des attentats du 13-Novembre 2015 et aux adhérents de l’association Life for Paris (association de victimes, proches de victimes et aidants).
lettre or Les 13 ateliers d’Art-Thérapie spécialisés dans la prise en charge des victimes de traumatisme, durant les mois d’octobre, novembre, décembre 2016 et janvier 2017 – 130 séances ;
lettre or La commémoration du 13-Novembre avec une œuvre collective ;
lettre or Sur toute une année pour les associations Art Thérapie Virtus et Empreintes de vie un travail plus individualisé.


« La confrontation à des événements traumatiques est une violence indicible qui peut conduire à des blessures psychiques plus ou moins visible. Pour les rescapés de tels drames il est alors souvent bien difficile de s’en libérer sans aucun soutien. Mettre des mots sur l‘innommable, parvenir à ne plus être submergés par les reviviscences et par ses émotions, nécessitent du temps et pour certains toute une vie n’y suffira pas.
L’Art-thérapie est un support de médiation qui permet d’apprivoiser ce qui ne peut pas s’exprimer par des mots et qui permet aux blessés psychiques d’apprivoiser peu à peu leurs ressentis et de ne plus y être soumis. Dans un contexte de prise en charge post-attentat c’est un relais des plus précieux pour permettre aux impliqués de redevenir acteur de leur vie en faisant de ce qu’ils ont vécu un temps de créativité qui les aidera à dépasser cette épreuve ».

Paris le 10 septembre 2016
Hélène Romano
Dr en Psychopathologie-HDR

logo_simple

L’art au-delà de la barbarie du terrorisme.

L’art :
pour participer
pour s’impliquer
pour s’unir
pour se reconstruire
pour se souvenir
pour transmettre
pour espérer
et vivre.

Venez participer à une œuvre  collective, afin  de s’unir pour marquer cette première  année.
Montrer que malgré l’empreinte que cela laisse, nous  nous reconstruisons  en nous souvenant et en transmettant notre espérance en la Vie.

Venez participer en apposant votre empreinte digitale

tous les vendredis de 15h à 19 h au café « le  Baromètre »

38, Boulevard Voltaire, 75011 Paris

Julien Pearce, retenu à l’intérieur du Bataclan, a vu deux personnes être abattues devant ses yeux

Julien Pearce, journaliste à Europe 1, était présent au Bataclan au moment de la tuerie. Il témoigne aux micros d’iTELE.

Julien Pearce, journaliste à Europe 1, était l’invité de l’interview vérité de Thomas Sotto, deux semaines après les attentats qui ont frappé le cœur de Paris.

Le reporter d’Europe 1 était au Bataclan le soir du 13 novembre, dans l’attaque qui a coûté la vie à 89 personnes. Quinze jours après les attentats, Julien Pearce est revenu sur les jours qui ont suivi.

Plus difficile aujourd’hui

Au micro de Thomas Sotto, Julien Pearce a expliqué que plus les jours passaient plus c’était difficile. « Aujourd’hui, c’est plus compliqué que dans les heures qui ont suivi la sortie du Bataclan ». Pour autant, le journaliste d’Europe 1 n’a aucune colère en lui. « Je n’en ai pas la force car cela demande de l’énergie ». Se laisser gagner par ce sentiment, ça serait aussi et finalement « donner raison aux terroristes ».

Envie de comprendre

Également interrogé plus précisément sur ce qu’il pensait des terroristes et notamment ceux qu’il avait croisés au Bataclan, Julien Pearce a expliqué qu’il aimerait « pouvoir leur parler et comprendre ». Insistant sur la nécessité d’attraper « vivant » Salah Abdeslam, le reporter a également affirmé : « Moi, j’ai envie qu’on l’arrête et qu’il soit jugé ».

Importance de l’hommage national

« C’est important pour moi d’être à l’hommage et de dire au revoir aux victimes ». Parmi les 130 victimes des attentats, 89 se trouvaient au Bataclan : « elles étaient juste à côté de nous et tout ça, être en vie ou pas, on ne le doit qu’à la chance », a-t-il commenté. Le jeune homme a également confié être « abîmé, mais pas de manière irrémédiable », avant de conclure : « Je ne reviendrai plus au Bataclan et je n’ai pas envie qu’il rouvre ».