Comment j’ai combattu le syndrome de fatigue chronique par l’art-thérapie

How I fought chronic fatigue syndrome through art
Comment j’ai battu le syndrome de fatigue chronique par l’art-thérapie
29 juillet 2017
An artist diagnosed with chronic fatigue syndrome says painting helps her cope.
Une artiste diagnostiquée en syndrome de fatigue chronique dit que la peinture lève la chape.

Jasmine Farrow, 37, was diagnosed with chronic fatigue syndrome, also known as myalgic encephalomyelitis (ME), in 2012 and found herself bed-bound for almost a year. She said: « I was unable to have my curtains open most of the time as the light hurt my eyes. »

Jasmine Farrow, 37 ans, a été diagnostiquée comme ayant le syndrome de fatigue chronique, connu aussi comme l’encéphalomyélite myalgique (MOI), en 2012 et s’est trouvée alitée durant presque un an. Elle a dit : « je n’ai pas pu avoir mes rideaux ouverts la plupart du temps parce que la lumière endommageait mes yeux. »

The disease has a number of symptoms including extreme tiredness. It tends to develop between the ages of mid 20s and mid 40s, according to the NHS Choices website.

La maladie a un certain nombre de symptômes incluant la fatigue extrême. Elle a tendance à se développer entre 20 et 40 ans, selon le site Web de Choix NHS.

When describing how it affected her, Ms Farrow said: « I couldn’t sit up or roll over. sometimes I couldn’t understand what people were saying. Sometimes I couldn’t talk because the brain fog was so bad I couldn’t find words. But it was this illness that eventually started me creating art again. »

En décrivant comment l’a affectée la maladie, Mme Farrow a dit : « je ne pouvais pas être assise ou me retourner. Parfois je ne pouvais pas comprendre ce que les gens disaient. Parfois je ne pouvais pas parler parce que le brouillard cérébral était si mauvais que je ne pouvais pas trouver de mots. Mais c’était cette maladie qui m’a finalement poussée à créer par l’art-thérapie de nouveau. »

Ms Farrow, who grew up in North Walsham and now lives near Acle, Norfolk, said her slow recovery has been greatly helped by her painting. « Finding words is still often a problem and I do find talking tiring still. So I use my art as a way of expressing myself without the need for words, » she said.

Mme Farrow, qui a grandi au Nord Walsham et vit maintenant près d’Acle, Norfolk, a dit que sa peinture l’a grandement aidée dans son rétablissement lent. « La découverte de mots est toujours souvent un problème et je trouve vraiment que parler est toujours fatigant. Donc j’utilise mon art comme une façon d’expression de moi-même sans le besoin de mots, » a-t-elle dit.

She said: « I am sure art has helped my recovery because it is congruent with the core of who I am. I feel such a relief to be making art again. I now have a better understanding of how much I needed it. I really don’t feel myself without it. »

Elle a dit : « je suis sûre que l’art a aidé dans mon rétablissement parce que c’est congruent au cœur de ce qui je suis. J’estime que c’est un tel soulagement de faire de l’art-thérapie de nouveau. J’ai maintenant une meilleure compréhension de combien j’en ai eu besoin. Je ne me sens pas vraiment bien sans cela. »

She has a major collection of paintings on her website. She said: « I can express my experiences and the abstract hallucinations I experienced and the emotions I feel and those memories that kept me going when I was laying in darkness for days. » She said she is now well enough to get out and about on her electric scooter.

Elle a une collection majeure de peintures sur son site Web. Elle a dit : « je peux exprimer mes expériences et les hallucinations abstraites que j’ai éprouvées et les émotions je sens et ces souvenirs qui m’ont permis de continuer quand j’étais dans l’obscurité pendant des jours. » Elle a dit qu’elle est maintenant bien assez pour sortir sur son scooter électrique.

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L’Art -Thérapie m’a guérie de ma dépression

France 3 Nord Pas de Calais a réalisé un reportage sur l’Association Puzzle et ses pratiques thérapeutiques.

Des personnes malentendantes ont demandé une transcription.
Transcription d’Elisabeth Pascual :

Les chemins de la vie m’ont amenée auprès de Colette Larcanger qui est Art-thérapeute.
En fait il y a quinze ans, j’ai été victime d’agressions extrêmement violentes et il s’est trouvé que c’est quelque chose que j’ai complètement refoulé. Le refoulement c’est-à-dire que je n’en avais plus aucune trace, plus aucun souvenir. J’ai fait ma vie, j’ai été pendant 10 ans directrice …, c’est une vie qui me plaisait énormément. En février 2012, j’ai fait une grosse dépression, communément appelé un Burn-out, donc dans un stade assez avancé du Burn-out.

Art-thérapeute : je vais vous proposer aujourd’hui un dialogue coloré, qui est un jeu en fait, quelque chose de très ludique où il s ‘agit de se répondre et de se parler avec les couleurs.

Et un matin je me suis réveillée et je ne savais plus ce que je devais faire. Plus rien à l’intérieur de moi, j’étais dans mon lit et je ne savais plus qu’il fallait que je me lève, je ne savais pas qu’il fallait que j’aille m’occuper de mes enfants, je ne savais même pas qu’il fallait que je descende dans les escaliers, je ne pouvais plus faire à manger, je ne pouvais plus rien faire.

Le dessin c’est quelque chose qui est à l’intérieur. Qui peut être traumatisant et qui à un moment sort. Le fait de sortir c’est déjà un processus en tant que tel et il y a des choses qui se libèrent et des choses qui se révèlent. Déjà il y a la prise de conscience, déjà quelque chose de beaucoup plus tangible dans la souffrance qu’on arrive à matérialiser quelque part et ensuite en observant, en refaisant des dessins, il y a tout un processus qui se met en place et il y a une transformation qui arrive.

Art-thérapeute : qu’est-ce que cela vous évoque ?

Je suis mal à l’aise avec les points, c’est violent.
Le dessin m’a vraiment permis de comprendre que j’étais dans le déni de ma blessure. Et lorsqu’on est en Art-thérapie, on a des consignes, mais les choses viennent de l’inconscient et viennent spontanément. C’est-à-dire qu’on ne projette pas le fait de faire un corps. Il y a des choses qui se sont passées et voilà ce qui a émergé : c’était ce dessin de femme blessée. Je ne l’avais pas prémédité, je ne l’avais pas projeté. Cela veut dire que quelque part il y avait une partie en moi qui avait besoin de s’exprimer là-dessus.

2’28’

Oui, je suis encore dans le corps là, mais avec des parties vivantes, oui, des parties en plus ou en moins.
Et même du coup a commencé un travail sur la reconstruction 15 ans après.

Réparation

Je suis partie du chaos, la blessure, tout ce qui était sombre et souffrant en moi. La marionnette ça m’a permis une mise à distance. C’est-à-dire que lorsque vous construisez, fabriquez une marionnette, vous mettez énormément de vous à l’intérieur. Sans vous en rendre compte. Et ensuite, quand elle…, déjà il y a le fait de la façonner, on part de rien, de bouts de bois, de tissu et il en émerge quelque chose qui est vivant. Et donc, voilà, il y avait ce côté mou qui est à l’intérieur de mon corps qui était mort et que j’ai pu retranscrire dans quelque chose qui était vivant et après quand vous voulez raconter des choses, la marionnette c’est comme une prolongation de vous. Et du coup c’est elle qui parle et non vous. Cela permet de raconter des choses, de les sortir, ce qui peut être extrêmement difficile quand on est en situation de blocage tout en se protégeant un peu.

L’Art-thérapie m’a plus qu’aidée, je pense qu’elle m’a sauvée et qu’elle m’a permis de faire ce chemin. Et de me reconstruire par rapport à mon corps et de sortir du Burn-out.

Aujourd’hui je vais bien. Mon avenir je le vois prometteur.
Drepression