Nature fantaisiste

Je laisse aller le geste spontanément, car je ne parle plus du ressenti sur le moment, j’essaye de ne pas trop réfléchir et puis le geste part tout seul parfois sans l’avoir maîtriser parce que dans la tête ça fuse, alors parfois ça sature, et squeeze quand j’essaye de catégoriser, d’anticiper…

J’ai fait des roseaux (qu’il y avait dans le lac près de la maison d’enfance) un espèce d’œil qui fait aussi tête d’oiseau avec son bec, avec un cou de girafe, une espèce de lampe qui éclaire qui fait aussi une fourmi debout. Des espèces de vibrations, tentacules comme quand on touche une boule de cristal qui fait une réaction d’électricité. Une espèce de gousse, ou de coque de cacahuète, ou de feuille de fougère. Au centre, par lequel j’ai commencé comme un tissu déchiré, comme dans le clip de Jain, ou aussi un miroir fissuré (me fait penser à Blanche Neige), une lune, des écailles, tornade, ricochet, galet, gouttes ou bulles de pensée, pluie miroir avec fissure, tourbillon, nuage de terre, ondes de choc ou dans l’eau.

Je suis partie plus de traits fins, curviligne, léger, me rappelle des brindille, de l’herbe, quelque chose de doux.
Je rajouterai des couleurs

Je ne réfléchis pas trop pour les couleurs, mais je me sers presque de tous les tons de la palette de pastels dont les couleurs reprises de la mosaïque. J’aime bien la matière du pastel, la toucher directement, ils sont vieux donc se cassent, au début ça m’irrite, ainsi que comme c’est du papier canson, il reste des points blancs, il faut appuyer fort, et je veux que le trait soit net pour les contours, mais avec le pastel c’est plus difficile, et du coup ça se mélange avec les autres couleurs plus facilement, au début ça m’irrite puis je me dis que ça fait un effet le mélange (comme les différentes couleurs de pâte à modeler avec les enfants qui sont complètement mélangés, il n’y a plus de pot spécifique à chaque couleur). Dans l’œil, autour de la pupille, sans réfléchir à l’avance, j’ai réassocié la couleur marron et rose à côté comme sur les visages d’un autre dessin. Je ne veux pas laisser de blanc ou très peu, j’ai oublié la pupille, et pour la gousse, je laisse du blanc. j’ai envie que les contours soient précis, et de tous les faire en noir, mais je ne le fais pas pour autant, car ça va en fait sans. Je commence par mettre la couleur sur les formes puis je finis par le fond. Je suis toujours beaucoup centrée sur les couleurs et le mouvement aussi pour ce dessin. Certaines formes se confondent voire disparaissent avec l’ajout des couleurs qui dessinent d’autres formes.

L’impression que ça représente la nature de la jungle, à la tombée de la nuit pour la photo plus foncée.

J’ai rajouté de la couleur dans l’œil, et j’ai approfondi les tracés à certains endroits. Je trouvais en fait que la pupille restant blanche, attirait l’attention, et me faisait penser à un animal qui essaye de se cacher des prédateurs, camouflé, se confondant dans les couleurs de la nature, du coup sans l’œil blanc, il se confond encore plus.

 

Protégé : Notes EC

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