Livre – Vincent Estellon – Les États limites

Estellon Etas limites2014 (3e éd.)
Pages : 128
ISBN : 9782130630494
Éditeur : Presses Universitaires de France

Who’s there ? (Qui va là ? Qui est là ?) Le personnage d’Hamlet ne serait-il pas représentatif de l’état limite ? « Être ou ne pas être », « agir ou ne rien faire », lorsque tuer équivaut à mourir et laisser vivre ne pas vivre soi-même, comment exister ? Comme nous le donne à penser la belle étude d’André Green
Hamlet est double, à la fois spectre de son père le roi et lui, prince déchu. Doutant de tout le monde, il doute de lui-même. Qui est-il ? Écartelé entre désespoir et euphorie, excitation et désillusion, mélancolie et délire, rongé par le tourment, dévasté par des états de détresse, animé par le désir de vengeance, hanté par le fantôme de son père, ne pouvant se résoudre à aimer la femme qu’il aime, menteur, simulateur de la folie pour découvrir une vérité cachée, Hamlet connaît mieux que quiconque les frontières de la folie. Réfractaire à la synthèse, confronté à des angoisses liées au vide et au néant, Hamlet nous met en contact avec la problématique des limites et de la confusion : Être, c’est être sujet de son désir, c’est vivre sa vie, être soi-même ; ne pas être, c’est rester soumis au désir de l’autre, vivre à côté de sa vie, c’est mourir.
Logo Cairn.Info Je pense à ce patient, Gaël, et à l’utilisation de l’ironie. Elle est féroce chez lui, dévalorisant tout effort pour survivre dans la société, se moquant des pauvres gens, « les gueux », promouvant une jouissance sans limites, le pouvoir et la dictature. Je me trouve glacé chaque fois qu’il tente de m’entraîner vers cette forme de circuit court pour la pensée rendant tout « merdique », « à chier »,…

  1. I. – Résistances : la réaction thérapeutique négative
  2. II. – L’amnésie, la compulsion de répétition
  3. III. – Le tact psychologique, le projet d’analyse mutuelle, l’élasticité de la technique
  4. IV. – Le jeu des questions et des réponses, l’interactivité de la communication clinique
  5. V. – Le modèle thérapeutique proposé par Otto Kernberg
  6. VI. – Le contre-transfert en question

Pour lire l’article, cliquez sur le logo de Cairn.info

Livre – Troubles de la personnalité – ni psychotiques, ni névrotiques, ni pervers, ni normaux…

9782100598694FS

  • Date de parution : 03/07/2013
  • Editeur : Dunod
  • Collection : Pathologies
  • ISBN : 978-2-10-059869-4
  • EAN : 9782100598694
  • Présentation : Broché
  • Nb. de pages : 536 pages
  • Poids : 0.83 Kg
  • Dimensions : 15,2 cm × 24,0 cm × 2,9 cm

Biographie de Roland Coutanceau et de Joanna Smith

Roland Coutanceau est psychiatre, expert national, président de la Ligue Française de Santé Mentale et chargé d’enseignement en psychiatrie et psychologie légales à l’université Paris V, à la faculté du Kremlin-Bicêtre et à l’école des Psychologues Praticiens.
Joanna Smith est psychologue clinicienne, praticienne de la thérapie EMDR et de la thérapie ICV et chargée de cours à l’école de Psychologues Praticiens et à l’université Paris V.

Résumé

On estime que de 5 à 15% de la population adulte présente un trouble de la personnalité. Ni psychotique, ni névrotique, ni pervers, ni normal : qui est véritablement concerné ? C’est à cette question que répond le nouvel ouvrage coordonné par Roland Coutanceau et Johanna Smith en traitant le sujet sous tous ses angles: la clinique, la psychopathologie, l’évaluation, la victimologie, la prise en charge, l’aspect institutionnel.
Car mieux appréhender le type de fonctionnement de ces sujets est nécessaire pour mieux les accompagner dans une sociabilisation adaptée.

Jacques André – Les états limites – Nouveau paradigme pour la psychanalyse ?

Borderline… ligne frontière de la psyché, ligne qui, plus ou moins fragilement, tente de tenir à l’écart les aménagements névrotiques de la vie des angoisses psychotiques menaçantes. Cas-limites, états-limites… les mots cherchent moins à cerner une personnalité originale qu’à dire l’incertitude de la limite : limite qui sépare les catégories psychopathologiques, limite qui distingue les composantes de la personnalité psychique, limites qui balisent le territoire du traitement d’âme.

André Jacques Etats limites

Œdipe aux frontières par Catherine Chabert

Catherine Chabert « Œdipe aux frontières », Le Carnet PSY 3/2012 (n° 161), p. 32-36.

Logo Cairn.Info …/…
Depuis plusieurs décennies, les études psychanalytiques portant sur les pathologies des limites ont contribué avec une acuité rare à développer et à affiner leurs composantes aussi bien dans la dynamique du fonctionnement de l’appareil psychique que dans la recherche des étiologies psychiques qui permettraient d’en dégager quelques constantes. Les effets de ces travaux sur la méthode analytique sont évidents dans la remise en cause de certains de ses principes, les réflexions sur la spécificité de transferts narcissiques ou anaclitiques qui laisseraient de côté ou en suspens la sexualité et ses avatars. Lorsque celle-ci est prise en compte, parce qu’elle s’impose cliniquement, elle souligne le passage voire la substitution d’une réalité par une autre : la réalité traumatisante d’expériences effectives de séduction annule la part de traitement fantasmatique de la sexualité infantile, comme si la psychosexualité était effacée par l’exercice de la sexualité dans sa concrétude la plus crue. Nous nous retrouvons dans la situation de Freud avant 1897, confrontés à des évènements de séduction effectifs (les « abus ») qui repoussent en quelque sorte aux frontières la matière des fantasmes originaires. Le corollaire s’impose : en de telles circonstances, le refoulement a bien du mal à se mettre en place et le clivage en prend le relais. L’évidence du traumatisme, au sens le plus psychologique du terme, surgit avec une force retrouvée modifiant fondamentalement les procédures thérapeutiques à la fois dans l’application de la méthode et dans les constructions théoriques concernant les spécificités de la psychopathologie des limites.
…/…
Pour lire l’article, cliquez sur le logo de Caïrn