Le pouvoir thérapeutique du tricot

Le pouvoir thérapeutique du tricot
13 février 2017
Images de Sanna’s Knit
Tricoter est une activité ancestrale qui est toujours d’actualité aujourd’hui. Même si pendant une grande partie de l’histoire de l’humanité, elle a été considérée comme un travail féminin, aujourd’hui, de plus en plus d’hommes se consacrent à cette activité. C’est pour cela qu’il n’est pas rare de rencontrer des enfants, des jeunes, des adultes et des personnes âgées des deux genres apprenant cet art.
Il a été démontré, à travers différentes études, que ce travail manuel a des effets thérapeutiques pour celle et ceux qui le pratiquent. Tricoter développe des habilités motrices, stimule la concentration et génère des espaces de relaxation et de méditation.

De plus, c’est la base pour construire un autre type de lien : le lien social, car il sert de liant entre les personnes qui font la même activité en groupe.
l a été démontré, à travers différentes études, que ce travail manuel a des effets thérapeutiques pour celleux qui le pratiquent. Tricoter développe des habilités motrices, stimule la concentration et génère des espaces de relaxation et de méditation.

“Tricoter et détricoter la manche du pull de Pénélope jour après jour, avec une pelote avec laquelle le chat joue : c’est en cela que consiste la littérature.”

Manuel Vincent

La relation qui surgit entre les tricoteurs est si forte que dans de nombreux pays, on l’appelle “tricot-thérapie”. Ces groupes de personnes se réunissent pour créer, pour apprendre des techniques, des matières, des types de tissus et des modèles. Mais il s’agit aussi de se déstresser, de tricoter des histoires, de partager des expériences et de sourire à la vie.

L’art d’améliorer son humeur et son moral

Tricoter est un travail que l’on peut exécuter n’importe où. Si vous le faites seul.e, vous entrez instantanément dans un état d’introspection, vous réfléchissez, vous méditez sur vos pensées les plus profondes, tout en profitant du moment. Si vous réalisez cette activité en groupe, vous créez du lien, de nouvelles amitiés et vous stimulez votre sociabilité. Dans tous les cas, notre cerveau libère des endorphines, qui nous détendent et génèrent une sensation de bien-être.
Les études en neuroscience affirment que l’acte de tricoter améliore de manière significative la coordination cérébrale et la concentration. Elles ajoutent que celles-ci augmentent dans la mesure où le degré de complexité du tricot. De plus, cette activité permet d’améliorer la condition des personnes qui souffrent de problèmes de motricité ou de handicap.
Le tricot améliore la motricité. Il est excellent pour les personnes qui se sont retrouvées handicapées à la suite d’une lésion, d’une intervention chirurgicale ou d’une maladie comme l’arthrose ou le syndrome du canal métacarpien.
Dans ces cas, la douleur n’est pas complètement éliminée, mais elle est atténuée. D’autre part, chez les enfants, elle développe la motricité fine, ce qui a pour conséquence l’augmentation de capacités manuelles et une bonne amélioration dans l’écriture.
Tricoter détend et réduit le stress. À une époque aussi tumultueuse que celle que nous vivons, où nous n’avons jamais vraiment le temps pour rien, pratiquer cette activité est perçu comme un processus de “ré-ingénierie”, qui apporte des bienfaits pour la santé mentale.
Quand nous tricotons, nos niveaux d’anxiété ou d’angoisse diminuent ostensiblement et sans devoir recourir à des médicaments qui les réduiraient et qui blessent sérieusement notre organisme.

Tricoter stimule la créativité

N’importe quelle activité manuelle a un impact positif sur le psychologique. Il s’agit d’une pratique qui stimule aussi bien la créativité que l’imagination. Le tricot signifie pénétrer dans un univers de sensations : la texture, la douleur, l’odeur, la douceur et la tiédeur de la laine exercent une influence positive sur notre esprit. C’est pour cela qu’il est possible de surmonter des pertes et de résoudre des problèmes pendant cette activité.
Tricoter n’est pas un simple passe-temps. Cela implique de se fixer des buts et d’atteindre des objectifs. Chaque réussite, aussi insignifiante soit-elle, est gratifiante. Ce qui vient ensuite peut non seulement provoquer du plaisir chez nous, comme lorsque nous offrons à un proche ou un-e ami-e ce que nous avons fabriqué de nos mains.
Dans ce à quoi nous offrons notre temps, notre art, notre créativité et nos sentiments y sont entremêlés dans chaque centimètre de trame de tissu.
Dans une étude réalisée récemment, il a été démontré qu’aujourd’hui, il y a plus de 35.000 personnes dans le monde qui sont atteintes de démence. On estime qu’en 2050, ce nombre sera triplé. Les scientifiques de plusieurs zones recommandent de faire des activités manuelles comme le tricot pour lutter contre l’apparition de cette affection fragilisante.
Il y a quelque chose, dans le tricot, qui nous fait penser que ce que nous avons besoin de faire est possible, même s’il s’agit de quelque chose de difficile. C’est alors que cette sensation de temps disparaît. Nous nous oublions nous-même et nous sentons que nous faisons partie de quelque chose de bien plus grand. Dans cette fluidité de l’esprit, c’est là que repose le secret du bonheur.

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La tricot-thérapie entre deux cours

La tricot-thérapie entre deux cours
Publié le samedi 16 décembre 2017
Des élèves de la polyvalente W.-A. Losier à Tracadie-Sheila au Nouveau-Brunswick pratiquent la tricot-thérapie afin de soulager leur anxiété.
Tout a débuté lorsque Josée Mallais-Paulin, enseignante à la polyvalente, est allée aux rencontres du Canada en avril dernier à Ottawa : « on m’a demandé d’apprendre le tricot à un groupe de 50 élèves ».
« Tout le monde a réussi. C’était merveilleux, j’en revenais pas », dit-elle.
Puis, cet automne, une journée mieux-être pour le personnel a été organisé à la polyvalente : « Je me suis dit, on pourrait faire du tricot car c’est relaxant et ça fait du bien ».
L’idée a été un succès puisque près de 80 % du personnel a appris le tricot et a continué par la suite, indique l’enseignante.

« On s’est dit que peut-être les élèves aimeraient ça aussi. »

Josée Mallais-Paulin, enseignante à la polyvalente W.-A. Losier
Le tricot, pas seulement pour les filles
Le premier élève a avoir été initié par Josée Mallais-Paulin est Jimmy Saulnier, élève de 12e année.
« J’ai été surpris qu’elle me propose de m’initier au tricot », confie ce dernier qui dit s’être découvert une passion depuis.

« Elle m’a convaincu en me disant que c’était cute un garçon qui tricotait. »

Jimmy Saulnier, élève de 12e année à la polyvalente W.-A. Losier


Puis, d’autres ont voulu apprendre et le groupe s’est agrandi à près d’une trentaine d’élèves.
« On a réussi à avoir du financement et on a pu acheter de la laine et des aiguilles à tout le groupe », explique Josée Mallais-Paulin.
Les séances ont finalement été si populaires que la laine est venue à manquer.
« On a fait appel à la communauté et nous avons reçu de la laine d’un peu partout afin de poursuivre les séances de tricot-thérapie », s’exclame l’enseignante.
L’activité permet à différents élèves de se retrouver, ajoute-t-elle.
Selon elle, manier les baguettes et la laine permet à plusieurs jeunes de prendre une pause et d’apaiser leur anxiété.

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