{"id":1239,"date":"2019-06-13T13:14:14","date_gmt":"2019-06-13T11:14:14","guid":{"rendered":"http:\/\/artherapievirtus.org\/migrants\/?p=1239"},"modified":"2019-06-15T13:47:20","modified_gmt":"2019-06-15T11:47:20","slug":"faire-surgir-la-parole-des-exiles-confrontes-a-des-violences-extremes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/artherapievirtus.org\/migrants\/2019\/06\/faire-surgir-la-parole-des-exiles-confrontes-a-des-violences-extremes\/","title":{"rendered":"Faire surgir la parole des exil\u00e9s confront\u00e9s \u00e0 des violences extr\u00eames"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/icmigrations.fr\/2019\/06\/13\/defacto-8-001\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1240\" src=\"https:\/\/artherapievirtus.org\/migrants\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/SLT-Saglio-photo.jpg\" alt=\"\" width=\"4032\" height=\"3024\" srcset=\"https:\/\/artherapievirtus.org\/migrants\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/SLT-Saglio-photo.jpg 4032w, https:\/\/artherapievirtus.org\/migrants\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/SLT-Saglio-photo-150x113.jpg 150w, https:\/\/artherapievirtus.org\/migrants\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/SLT-Saglio-photo-500x375.jpg 500w, https:\/\/artherapievirtus.org\/migrants\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/SLT-Saglio-photo-768x576.jpg 768w, https:\/\/artherapievirtus.org\/migrants\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/SLT-Saglio-photo-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/artherapievirtus.org\/migrants\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/SLT-Saglio-photo-1260x945.jpg 1260w\" sizes=\"(max-width: 4032px) 100vw, 4032px\" \/><\/a><br \/>\n<em>Une exposition de dessins d\u2019exil\u00e9s, sous un pont a\u00e9rien de Vintimille o\u00f9 ils se rassemblent souvent, pr\u00e9sent\u00e9e par les associations locales, en juillet 2018.<br \/>\nCr\u00e9dit : Marie-Caroline Saglio Yatzimirsky<\/em><br \/>\n13 juin 2019<br \/>\nMarie-Caroline Saglio-Yatzimirsky, anthropologue et psychologue<\/p>\n<p>Dans la salle d\u2019attente du <a href=\"http:\/\/chu93.aphp.fr\/psychiatrie\/\">service de psychiatrie de l\u2019h\u00f4pital Avicenne<\/a> \u00e0 Bobigny, des hommes, des femmes, des jeunes et moins jeunes patientent pour la consultation de psycho-traumatisme. La grande majorit\u00e9 est \u00e9trang\u00e8re et n\u2019a jamais rencontr\u00e9 un psychologue. Ce matin de juin, il y a Zahra*, mauritanienne, accompagn\u00e9e par un travailleur social de son Centre d\u2019accueil pour demandeurs d\u2019asile (CADA) parce qu\u2019elle s\u2019isole et refuse de s\u2019alimenter. Naseem, Tadjik d\u2019Afghanistan, vient compl\u00e9ter son traitement neuroleptique qui ne suffit plus \u00e0 calmer son angoisse. Le m\u00e9decin de la <a href=\"https:\/\/www.ars.sante.fr\/les-permanences-dacces-aux-soins-de-sante-0\">Permanence d\u2019acc\u00e8s aux soins de sant\u00e9<\/a> (PASS) l\u2019a orient\u00e9 vers le service.<\/p>\n<p>Ibra, un jeune homme peul de Guin\u00e9e, se plaint des cauchemars qui ont repris avec une telle force qu\u2019il ne peut plus dormir. Il vit dans la rue depuis sa fin de prise en charge dans le centre d\u2019h\u00e9bergement. Un compatriote l\u2019a amen\u00e9 au service de psychiatrie. Neha, une jeune m\u00e8re pakistanaise, \u00e9puis\u00e9e et ralentie, vient consulter suite \u00e0 l\u2019appel de la Protection Maternelle et Infantile (PMI). \u00c0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019elle, Yolande, qui habite Bobigny depuis vingt ans, se sent mal depuis qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 t\u00e9moin d\u2019un accident de voiture mortel.<\/p>\n<p>La consultation de psycho-traumatisme s\u2019adresse \u00e0 toute personne, fran\u00e7aise ou \u00e9trang\u00e8re, d\u00e9veloppant des troubles suite \u00e0 la confrontation brutale avec la mort. L\u2019\u00e9v\u00e8nement v\u00e9cu et le contexte dans lequel il a \u00e9t\u00e9 v\u00e9cu menacent ce que les sp\u00e9cialistes appellent l\u2019<em>int\u00e9grit\u00e9 psychique et physique<\/em>. Le sujet souffre de <em>dissociation traumatique<\/em>, continuellement envahi par l\u2019angoisse, incapable d\u2019attention et de m\u00e9moire. Il revit sans cesse l\u2019\u00e9v\u00e9nement traumatique, en proie \u00e0 des souvenirs de nuit comme de jour. Habit\u00e9 par les images de l\u2019horreur, il se sent menac\u00e9 et ne dort plus. Ces graves troubles du sommeil, tristesse et d\u00e9pression sont le signe d\u2019un <a href=\"https:\/\/www.icd10data.com\/ICD10CM\/Codes\/F01-F99\/F40-F48\/F43-\/F43.10\">\u00e9tat de stress post-traumatique<\/a> (ESPT).<\/p>\n<h6>Ils sont plong\u00e9s dans un chaos int\u00e9rieur raviv\u00e9 par la r\u00e9p\u00e9tition de violences et la pr\u00e9carit\u00e9 de leur vie en exil<\/h6>\n<p>Yolande en souffre autant que Naseem ou Zahra. Elle a \u00e9t\u00e9 t\u00e9moin d\u2019un accident qui l\u2019a choqu\u00e9e, mais la diff\u00e9rence entre elle et les \u00e9trangers assis dans cette salle d\u2019attente de l\u2019h\u00f4pital Avicenne est que son environnement, \u00e0 elle, ne s\u2019est pas effondr\u00e9. Ibra, Neha, Naseem ou Zahra sont plong\u00e9s dans un chaos int\u00e9rieur raviv\u00e9 par la r\u00e9p\u00e9tition de violences et la pr\u00e9carit\u00e9 de leur vie en exil. Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 t\u00e9moin de la mort de ses voisins et d\u2019une partie de sa famille dans sa ville de Tabag, Naseem a approch\u00e9 la mort plus d\u2019une fois pendant son voyage de cinq mois vers l\u2019Europe. Aujourd\u2019hui \u00e0 la rue alors que l\u2019administration de l\u2019asile met en doute son histoire, la pr\u00e9carit\u00e9 de son existence en France ravive le sentiment de d\u00e9gradation et de perte le contr\u00f4le. Ibra, le jeune guin\u00e9en entr\u00e9 en Europe par l\u2019Italie, est consid\u00e9r\u00e9 comme un \u00ab Dublin\u00e9 \u00bb, oblig\u00e9 de retourner dans le pays o\u00f9 il a d\u00e9pos\u00e9 sa premi\u00e8re demande d\u2019asile. Il ne s\u2019est pas rendu \u00e0 la convocation de la Pr\u00e9fecture. Il est d\u00e9sormais \u2018en fuite\u2019.<\/p>\n<p>Selon le rapport 2017 du <a href=\"http:\/\/www.comede.org\/rapport-dactivite\/\">Comit\u00e9 de Sant\u00e9 pour les Exil\u00e9s<\/a> (COMEDE), 36\u00a0% des personnes diagnostiqu\u00e9es souffrent de troubles psychiques, dont les deux tiers sont des syndromes psycho-traumatiques et d\u00e9pressifs. Comment r\u00e9pondre dans l\u2019urgence \u00e0 ces hommes et femmes venus d\u2019une migration culturellement tr\u00e8s diversifi\u00e9e\u00a0? Le pari est complexe pour les services de sant\u00e9 mentale car cette souffrance d\u00e9borde les cadres habituels de la \u2018clinique\u2019. La situation sociale et politique des exil\u00e9s vient compliquer l\u2019expression de leur souffrance et leur demande de soin tandis que la politique de r\u00e9partition des primo-arrivants dans des centres d\u2019accueil sur tout le territoire national les \u00e9loigne des structures de soin sp\u00e9cialis\u00e9es en sant\u00e9 mentale.<\/p>\n<h6>D\u00e9velopper la formation des interpr\u00e8tes et m\u00e9diateurs dans les services de soin mais ne pas \u00ab culturaliser \u00bb ni essentialiser le patient migrant<\/h6>\n<p>Premi\u00e8re difficult\u00e9 : il leur est souvent impossible de mettre un nom sur cette souffrance envahissante et de formuler une demande qui aboutirait \u00e0 une prise en charge. L\u2019apparition de sympt\u00f4mes angoissants et la difficult\u00e9 de franchir le seuil d\u2019un service de psychiatrie, tr\u00e8s stigmatis\u00e9 dans certaines cultures, les emp\u00eachent d\u2019appeler \u00e0 l\u2019aide. Ainsi Zahra, prostr\u00e9e, se sent \u00e9cras\u00e9e par la honte du bannissement prononc\u00e9 par son p\u00e8re imam et sa communaut\u00e9 dans un pays, la Mauritanie, o\u00f9 l\u2019homosexualit\u00e9 est consid\u00e9r\u00e9e comme un crime passible de mort. Elle ne serait probablement pas venue consulter si un travailleur social de son CADA ne l\u2019avait amen\u00e9e.<\/p>\n<p>Une fois la prise en charge psychoth\u00e9rapeutique organis\u00e9e, de nombreux am\u00e9nagements et m\u00e9diations sont n\u00e9cessaires pour que la parole puisse surgir, non pas la parole informative r\u00e9serv\u00e9e \u00e0 la proc\u00e9dure d\u2019asile, mais la parole d\u2019un sujet qui se r\u00e9inscrit psychiquement dans son parcours. L\u2019un des enjeux dans le soin est de ne pas \u00ab culturaliser \u00bb ou essentialiser le patient migrant, mais il faut des praticiens form\u00e9s aux probl\u00e9matiques articulant le traumatisme \u00e0 une dimension interculturelle.<\/p>\n<p>Il faut aussi d\u00e9velopper plus largement la formation des interpr\u00e8tes et m\u00e9diateurs dans les services de soin, conform\u00e9ment \u00e0 la <a href=\"https:\/\/www.vie-publique.fr\/actualite\/panorama\/texte-discussion\/projet-loi-relatif-sante.html\">loi de modernisation du syst\u00e8me de sant\u00e9 de janvier 2016<\/a>. L\u2019acc\u00e8s \u00e0 la langue\u00a0\u2014 et donc \u00e0 l\u2019interpr\u00e9tariat\u00a0\u2014 est essentiel\u00a0: le manque de moyens des services de sant\u00e9 mentale et des associations qui aident les exil\u00e9s limitent souvent cette prise en charge. Assis devant le m\u00e9decin, Naseem demande un m\u00e9dicament pour \u00ab\u00a0arr\u00eater de penser\u00a0\u00bb. Il parle en dari, une des langues d\u2019Afghanistan. Il a souhait\u00e9 la pr\u00e9sence d\u2019un interpr\u00e8te tout au long du traitement, en g\u00e9n\u00e9ral bi-mensuel. Quelquefois, la langue maternelle se r\u00e9v\u00e8le trop charg\u00e9e, empreinte de violence traumatique, et le patient choisit alors une langue tierce comme l\u2019anglais.<\/p>\n<h6>La consultation est souvent le seul lieu d\u2019\u00e9coute s\u00e9curisant o\u00f9 le patient exil\u00e9 peut d\u00e9poser sa parole<\/h6>\n<p>La prise en charge psychiatrique (avec prescription de m\u00e9dicaments) est organis\u00e9e dans plus de la moiti\u00e9 des cas pour soulager le patient de sympt\u00f4mes envahissants, tels que les \u00e9pisodes dissociatifs, l\u2019hyper-vigilance, les difficult\u00e9s s\u00e9v\u00e8res d\u2019endormissement, etc. Certains patients pr\u00e9sentent aussi d\u2019autres maux qui demandent des orientations m\u00e9dicales. Neha, jeune musulmane sunnite qui a voulu \u00e9pouser un chiite, a \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9e par son propre fr\u00e8re \u00ab au nom de l\u2019honneur familial \u00bb. Elle r\u00e9v\u00e8le une h\u00e9patite C et devra \u00eatre trait\u00e9e. Ibra souffre de fractures de vert\u00e8bres lombaires suite \u00e0 des coups r\u00e9p\u00e9t\u00e9s en prison avant l\u2019exil.<\/p>\n<p>La dur\u00e9e de ces prises en charge, dites multifocales, est de quelques mois \u00e0 plusieurs ann\u00e9es en fonction des troubles. Les m\u00e9decins veillent cependant \u00e0 ne pas trop \u2018psychiatriser\u2019 l\u2019approche par une prise de m\u00e9dicaments dans la dur\u00e9e, afin que le patient puisse s\u2019appuyer sur ses ressources psychiques et <a href=\"http:\/\/icmigrations.fr\/2019\/06\/13\/defacto-8-004\/\">ne pas s\u2019enfermer dans la victimisation ni la maladie<\/a>.<\/p>\n<p>La n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une prise en charge \u00e0 la fois psychiatrique, psychoth\u00e9rapeutique mais aussi sociale s\u2019impose tr\u00e8s souvent avec nombre de patients dans des situations de pr\u00e9carit\u00e9 extr\u00eame. Ibra, \u00e0 la rue, est condamn\u00e9 pendant des mois \u00e0 l\u2019attente d\u2019un \u00e9ventuel transfert en Italie pour y traiter sa demande d\u2019asile. Il a l\u2019impression de perdre tous ses rep\u00e8res. La consultation reste le seul lieu d\u2019\u00e9coute s\u00e9curisant o\u00f9 le patient peut d\u00e9poser sa parole.<\/p>\n<p>Les services psychiatriques ouverts \u00e0 tous, comme celui de l\u2019h\u00f4pital Avicenne et d\u2019autres h\u00f4pitaux, les permanences PASS et les centres d\u2019urgence, ainsi que les associations sp\u00e9cialis\u00e9es et les dispositifs dits d\u2019\u00ab aller vers \u00bb, telles que les \u00e9quipes mobiles \u2018pr\u00e9carit\u00e9 sant\u00e9 mentale\u2019, tentent de cr\u00e9er les conditions propices pour recevoir cette parole en d\u00e9tresse. Mais la prise en charge est compliqu\u00e9e par la vuln\u00e9rabilit\u00e9 de la situation migratoire et ces dispositifs, trop peu nombreux, manquent de moyens. Il s\u2019agit pourtant d\u2019un enjeu de sant\u00e9 publique : la sant\u00e9 de tous d\u00e9pend aussi de celle des femmes et des hommes qui vivent \u00e0 la marge du droit.<\/p>\n<p>* Les pr\u00e9noms ont \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9s.<\/p>\n<h6><em><span style=\"color: #993300;\">Pour joindre l&rsquo;article, cliquez sur la photo<\/span><\/em><\/h6>\n<div class=\"sharedaddy sd-sharing-enabled\"><div class=\"robots-nocontent sd-block sd-social sd-social-official sd-sharing\"><h3 class=\"sd-title\">Partager\u00a0:<\/h3><div class=\"sd-content\"><ul><li class=\"share-facebook\"><div class=\"fb-share-button\" data-href=\"https:\/\/artherapievirtus.org\/migrants\/2019\/06\/faire-surgir-la-parole-des-exiles-confrontes-a-des-violences-extremes\/\" data-layout=\"button_count\"><\/div><\/li><li class=\"share-twitter\"><a href=\"https:\/\/twitter.com\/share\" class=\"twitter-share-button\" data-url=\"https:\/\/artherapievirtus.org\/migrants\/2019\/06\/faire-surgir-la-parole-des-exiles-confrontes-a-des-violences-extremes\/\" data-text=\"Faire surgir la parole des exil\u00e9s confront\u00e9s \u00e0 des violences extr\u00eames\"  >Tweet<\/a><\/li><li class=\"share-linkedin\"><div class=\"linkedin_button\"><script type=\"in\/share\" data-url=\"https:\/\/artherapievirtus.org\/migrants\/2019\/06\/faire-surgir-la-parole-des-exiles-confrontes-a-des-violences-extremes\/\" data-counter=\"right\"><\/script><\/div><\/li><li class=\"share-email\"><a rel=\"nofollow noopener noreferrer\" data-shared=\"\" class=\"share-email sd-button\" href=\"https:\/\/artherapievirtus.org\/migrants\/2019\/06\/faire-surgir-la-parole-des-exiles-confrontes-a-des-violences-extremes\/?share=email\" target=\"_blank\" title=\"Cliquez pour envoyer par e-mail \u00e0 un ami\"><span>E-mail<\/span><\/a><\/li><li class=\"share-end\"><\/li><\/ul><\/div><\/div><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une exposition de dessins d\u2019exil\u00e9s, sous un pont a\u00e9rien de Vintimille o\u00f9 ils se rassemblent souvent, pr\u00e9sent\u00e9e par les associations locales, en juillet 2018. Cr\u00e9dit : Marie-Caroline Saglio Yatzimirsky 13 juin 2019 Marie-Caroline Saglio-Yatzimirsky, anthropologue et psychologue Dans la salle d\u2019attente du service de psychiatrie de l\u2019h\u00f4pital Avicenne \u00e0 Bobigny, des hommes, des femmes, des&hellip; <\/p>\n<p class=\"toivo-read-more\"><a href=\"https:\/\/artherapievirtus.org\/migrants\/2019\/06\/faire-surgir-la-parole-des-exiles-confrontes-a-des-violences-extremes\/\" class=\"more-link\">Lire la suite <span class=\"screen-reader-text\">Faire surgir la parole des exil\u00e9s confront\u00e9s \u00e0 des violences extr\u00eames<\/span><\/a><\/p>\n<div class=\"sharedaddy sd-sharing-enabled\"><div class=\"robots-nocontent sd-block sd-social sd-social-official sd-sharing\"><h3 class=\"sd-title\">Partager\u00a0:<\/h3><div class=\"sd-content\"><ul><li class=\"share-facebook\"><div class=\"fb-share-button\" data-href=\"https:\/\/artherapievirtus.org\/migrants\/2019\/06\/faire-surgir-la-parole-des-exiles-confrontes-a-des-violences-extremes\/\" data-layout=\"button_count\"><\/div><\/li><li class=\"share-twitter\"><a href=\"https:\/\/twitter.com\/share\" class=\"twitter-share-button\" data-url=\"https:\/\/artherapievirtus.org\/migrants\/2019\/06\/faire-surgir-la-parole-des-exiles-confrontes-a-des-violences-extremes\/\" data-text=\"Faire surgir la parole des exil\u00e9s confront\u00e9s \u00e0 des violences extr\u00eames\"  >Tweet<\/a><\/li><li class=\"share-linkedin\"><div class=\"linkedin_button\"><script type=\"in\/share\" data-url=\"https:\/\/artherapievirtus.org\/migrants\/2019\/06\/faire-surgir-la-parole-des-exiles-confrontes-a-des-violences-extremes\/\" data-counter=\"right\"><\/script><\/div><\/li><li class=\"share-email\"><a rel=\"nofollow noopener noreferrer\" data-shared=\"\" class=\"share-email sd-button\" href=\"https:\/\/artherapievirtus.org\/migrants\/2019\/06\/faire-surgir-la-parole-des-exiles-confrontes-a-des-violences-extremes\/?share=email\" target=\"_blank\" title=\"Cliquez pour envoyer par e-mail \u00e0 un ami\"><span>E-mail<\/span><\/a><\/li><li class=\"share-end\"><\/li><\/ul><\/div><\/div><\/div>","protected":false},"author":18,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"spay_email":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true},"categories":[6],"tags":[115,107],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p94Odn-jZ","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/artherapievirtus.org\/migrants\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1239"}],"collection":[{"href":"https:\/\/artherapievirtus.org\/migrants\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/artherapievirtus.org\/migrants\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/artherapievirtus.org\/migrants\/wp-json\/wp\/v2\/users\/18"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/artherapievirtus.org\/migrants\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1239"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/artherapievirtus.org\/migrants\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1239\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1246,"href":"https:\/\/artherapievirtus.org\/migrants\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1239\/revisions\/1246"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/artherapievirtus.org\/migrants\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1239"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/artherapievirtus.org\/migrants\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1239"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/artherapievirtus.org\/migrants\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1239"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}