Après le burn-out et le bore-out, voici le brown-out

Après le burn-out et le bore-out, voici le brown-out
13.10.2016
Par Nicolas Santolaria
Cette nouvelle pathologie touche le salarié laminé par l’absurdité quotidienne des tâches à accomplir.
Reconnaissons au moins ce mérite au monde du travail : il produit des pathologies professionnelles sans cesse renouvelées, résultant du caractère protéiforme des tortures qui sont infligées au salarié. Cousin éloigné de l’antique bûcher, le burn-out, cette « consumation » par excès d’investissement, est désormais entré dans le langage courant. Le mail professionnel reçu à 1 heure du matin – et auquel on se sent obligé de répondre – participe de cette dynamique crématoire qui finira par transformer l’employé trop zélé en petit tas de cendres fumantes.
Si, en revanche, votre entreprise ne vous donne rien à faire, vous risquez alors d’être aspiré dans un tourbillon de vacuité que l’on nomme le bore-out. Nous ne sommes pas loin, dans ce cas, d’une forme de réinterprétation des oubliettes médiévales, où l’on tentait vainement de tromper l’ennui en jouant au morpion avec les os de ses prédécesseurs.

Baisse de courant psychique

A côté de ces deux formes chatoyantes de négation de l’individu, par le feu de l’hyperactivité et par le rien, il faut en ajouter une troisième, qui émerge aujourd’hui telle une nouvelle évidence. Son nom ? Le brown-out. Cette baisse de courant psychique peut être envisagée comme une sorte de dévitalisation provoquée par l’absurdité quotidienne des tâches à accomplir.
Au cœur de cette forme réactualisée d’écartèlement psychique, la perspective d’un salaire régulier finit par entrer en opposition avec le caractère rebutant des missions qui vous sont confiées. Mettre la pression sur les échelons inférieurs comme si vous étiez un garde-chiourme du bagne de Cayenne, travailler pour un client dont vous savez pertinemment que l’action produit un effet néfaste sur la marche du monde, se prosterner devant les chiffres et favoriser ainsi l’avancée de cette froide logique statistique devenue étalon existentiel : les occasions de participer à l’édification d’un monde qu’on exècre sont légion en entreprise.

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Comment j’ai combattu le syndrome de fatigue chronique par l’art-thérapie

How I fought chronic fatigue syndrome through art
Comment j’ai battu le syndrome de fatigue chronique par l’art-thérapie
29 juillet 2017
An artist diagnosed with chronic fatigue syndrome says painting helps her cope.
Une artiste diagnostiquée en syndrome de fatigue chronique dit que la peinture lève la chape.

Jasmine Farrow, 37, was diagnosed with chronic fatigue syndrome, also known as myalgic encephalomyelitis (ME), in 2012 and found herself bed-bound for almost a year. She said: « I was unable to have my curtains open most of the time as the light hurt my eyes. »

Jasmine Farrow, 37 ans, a été diagnostiquée comme ayant le syndrome de fatigue chronique, connu aussi comme l’encéphalomyélite myalgique (MOI), en 2012 et s’est trouvée alitée durant presque un an. Elle a dit : « je n’ai pas pu avoir mes rideaux ouverts la plupart du temps parce que la lumière endommageait mes yeux. »

The disease has a number of symptoms including extreme tiredness. It tends to develop between the ages of mid 20s and mid 40s, according to the NHS Choices website.

La maladie a un certain nombre de symptômes incluant la fatigue extrême. Elle a tendance à se développer entre 20 et 40 ans, selon le site Web de Choix NHS.

When describing how it affected her, Ms Farrow said: « I couldn’t sit up or roll over. sometimes I couldn’t understand what people were saying. Sometimes I couldn’t talk because the brain fog was so bad I couldn’t find words. But it was this illness that eventually started me creating art again. »

En décrivant comment l’a affectée la maladie, Mme Farrow a dit : « je ne pouvais pas être assise ou me retourner. Parfois je ne pouvais pas comprendre ce que les gens disaient. Parfois je ne pouvais pas parler parce que le brouillard cérébral était si mauvais que je ne pouvais pas trouver de mots. Mais c’était cette maladie qui m’a finalement poussée à créer par l’art-thérapie de nouveau. »

Ms Farrow, who grew up in North Walsham and now lives near Acle, Norfolk, said her slow recovery has been greatly helped by her painting. « Finding words is still often a problem and I do find talking tiring still. So I use my art as a way of expressing myself without the need for words, » she said.

Mme Farrow, qui a grandi au Nord Walsham et vit maintenant près d’Acle, Norfolk, a dit que sa peinture l’a grandement aidée dans son rétablissement lent. « La découverte de mots est toujours souvent un problème et je trouve vraiment que parler est toujours fatigant. Donc j’utilise mon art comme une façon d’expression de moi-même sans le besoin de mots, » a-t-elle dit.

She said: « I am sure art has helped my recovery because it is congruent with the core of who I am. I feel such a relief to be making art again. I now have a better understanding of how much I needed it. I really don’t feel myself without it. »

Elle a dit : « je suis sûre que l’art a aidé dans mon rétablissement parce que c’est congruent au cœur de ce qui je suis. J’estime que c’est un tel soulagement de faire de l’art-thérapie de nouveau. J’ai maintenant une meilleure compréhension de combien j’en ai eu besoin. Je ne me sens pas vraiment bien sans cela. »

She has a major collection of paintings on her website. She said: « I can express my experiences and the abstract hallucinations I experienced and the emotions I feel and those memories that kept me going when I was laying in darkness for days. » She said she is now well enough to get out and about on her electric scooter.

Elle a une collection majeure de peintures sur son site Web. Elle a dit : « je peux exprimer mes expériences et les hallucinations abstraites que j’ai éprouvées et les émotions je sens et ces souvenirs qui m’ont permis de continuer quand j’étais dans l’obscurité pendant des jours. » Elle a dit qu’elle est maintenant bien assez pour sortir sur son scooter électrique.

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