Loi – Epuisement professionnel

Questions sociales et santé : reconnaissance de l’épuisement professionnel comme maladie (texte 516)

Travaux préparatoires

Proposition de loi de MM. François RUFFIN et Adrien QUATENNENS et plusieurs de leurs collègues sur le burnout visant à faire reconnaître comme maladies professionnelles les pathologies psychiques résultant de l’épuisement professionnel, n° 516, déposée le 20 décembre 2017 (mis en ligne le 27 décembre 2017 à 12 heures)
et renvoyée à la commission des affaires sociales
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Amendements
– Amendements déposés sur le texte n° 516
– Recherche multicritère
Travaux des commissionscommission des affaires sociales
La Commission saisie au fond a nommé M. François Ruffin rapporteur le 10 janvier 2018 Amendements déposés en commission sur le texte n° 516Nomination de rapporteurs au cours de la réunion du 10 janvier 2018 à 9 heures 30
Examen du texte au cours de la réunion du 24 janvier 2018 à 9 heures 30
Examen des amendements (art. 88) au cours de la réunion du 1er février 2018 à 9 heures
Rapport n° 580 déposé le 24 janvier 2018 (mis en ligne le 26 janvier 2018 à 22 heures 30) par M. François Ruffin
Discussion en séance publique

1ère séance du jeudi 1er février 2018

Proposition de loi sur le burnout visant à faire reconnaître comme maladies professionnelles les pathologies psychiques résultant de l’épuisement professionnel, rejetée en 1ère lecture par l’Assemblée nationale le 1er février 2018 , TA n° 77

Ce rejet est intervenu après l’adoption d’une motion de rejet préalable lors de la première séance du jeudi 1er février 2018.

Petits chefs

Petits chefs 1/2 : les repentis

18/01/2018
Hatice et Frédéric ont été des petits chefs incompétents, autoritaires, pervers ou perdus.
Ils reviennent aujourd’hui sur ces méthodes de management qui faisaient pleurer leurs subordonnés.
Chanson de fin : « You and your heart » par Jack Johnson – album : « To the sea » (2010) – label : Jack Johnson LP5
Reportage : Lucia Sanchez
Réalisation : Emmanuel Geoffroy

Production

Sonia Kronlund

C’est une histoire que j’ai lue dans le quotidien belge « Le Soir », j’ai trouvé des traces dans « Les Inrocks » et aussi sur le site topito, à l’intérieur d’un top 10 des pires procédures de licenciement qu’on ait jamais connues : licencié par sms, licence par disparition soudaine de l’entreprise, licencié par Facebook et même en directe à la télévision. Drôle de classement, mais bon !
Nous sommes pour l’instant à Singapour, il est 16 heures dans cette entreprise qui emploie 5000 personnes, lorsque l’alarme incendie retentit, forçant les employés à évacuer les lieux rapidement. Suivant la procédure habituelle, ils se retrouvent à l’extérieur du bâtiment et attendent sagement de pouvoir rentrer reprendre leurs tâches.
Une dizaine de minutes plus tard, voici qu’ils entendent à travers un haut-parleur, un message qui leur est adressé par un agent de sécurité de l’entreprise, voici le message :

« Chers employés,
c’est avec émotion que je vous annonce que pour beaucoup d’entre vous, c’était la dernière évacuation. A cause de la crise, nous devons nous séparer d’environ la moitié des effectifs. En rentrant si votre badge ne fonctionne pas, c’est que vous faites partie de cette moitié et vos affaires vous seront renvoyées par courrier demain. Nous avons agi de la sorte pour éviter de remplir les boites aux lettres de mails d’adieux par milliers et aussi pour éviter des disputes dans les locaux.
Nous vous souhaitons une bonne poursuite de carrière.
S’il vous plaît, entrez et tenter votre chance. »

A la suite de quoi, les employés quoique sidérés obtempères et tentent leur chance. Une bonne nouvelle concluent certains récits : il y a 2500 personnes qui ne seront pas licenciées.
Je précise que cette histoire est présentée, par le site du quotidien Belge de la façon suivante : « Un licenciement est une épreuve toujours difficile à surmonter, mais certains employeurs ne font vraiment preuve d’aucun scrupule dans leurs méthodes. »
Tu m’étonnes ! me dis-je en moi-même, sauf que poussant un peu les recherches, estomaquée que je me trouve par une telle folie, je découvre que nous sommes face à ce qu’on appelle très exactement : une légende urbaine, un hoax, une rumeur qui sous diverses formes, en réalité depuis 1994 dans les réseaux, pas encore sociaux, et sur le net depuis 2009 à l vitesse d’un éclair. En regardant de plus près, que la légende, bien écrite par les spécialistes réapparaît à chaque fois dans des lieux en crise ou en voie de désindustrialisation et à des époques de récession, comme en 2008 ou 2009. Le fait même que des lecteurs, des journalistes, des rédacteurs en chef aient pu lire, écrire ou imprimer cette incroyable fable de licenciement et y croire, en dit aussi long sur la déshumanisation du monde de l’entreprise, sa violence et la folie des manageurs, sans parler de leur lâcheté, de leur cruauté et j’en passe en dit aussi long dis-je que n’importe quelle histoire vraie.
Aujourd’hui dans « Les pieds sur terre », on parle donc de la violence en entreprise, mais en mode plus ordinaire, plus insidieux, plus dur, avec deux histoires de vrais petits chefs qui ont pour originalité de s’être repenti, enfin c’est ce qu’ils disent et qu’ils ont raconté à Lucia Sanchez sur France Culture.


Petits chefs 2/2 : les victimes

19/01/2018
Charlotte, Anne et Pascal ont vécu des relations singulières avec leurs managers.
Trois histoires de petits chefs incompétents, autoritaires, pervers ou perdus. Au choix.
Chanson de fin : « Quizas, quizas, quizas » par Nat King Cole – Album : »The World of Nat King Cole » (1951) – Label : Capitol Records.
Reportage : Lucia Sanchez
Réalisation : Clémence Gross

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