{"id":2979,"date":"2018-11-08T10:55:45","date_gmt":"2018-11-08T09:55:45","guid":{"rendered":"http:\/\/artherapievirtus.org\/Victimes-et-Auteurs\/?p=2979"},"modified":"2019-11-10T19:54:20","modified_gmt":"2019-11-10T18:54:20","slug":"les-traumatismes-psychiques-de-la-grande-guerre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/artherapievirtus.org\/Victimes-et-Auteurs\/les-traumatismes-psychiques-de-la-grande-guerre\/","title":{"rendered":"Les traumatismes psychiques de la Grande Guerre"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/theconversation.com\/les-traumatismes-psychiques-de-la-grande-guerre-105766?utm_source=twitter&amp;utm_medium=twitterbutton\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><img data-attachment-id=\"2980\" data-permalink=\"https:\/\/artherapievirtus.org\/Victimes-et-Auteurs\/les-traumatismes-psychiques-de-la-grande-guerre\/logo-the-conversation\/\" data-orig-file=\"https:\/\/artherapievirtus.org\/Victimes-et-Auteurs\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/logo-the-conversation.jpg\" data-orig-size=\"370,136\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"logo the conversation\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/artherapievirtus.org\/Victimes-et-Auteurs\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/logo-the-conversation-300x110.jpg\" data-large-file=\"https:\/\/artherapievirtus.org\/Victimes-et-Auteurs\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/logo-the-conversation.jpg\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft wp-image-2980 size-medium\" src=\"https:\/\/artherapievirtus.org\/Victimes-et-Auteurs\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/logo-the-conversation-300x110.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"110\" srcset=\"https:\/\/artherapievirtus.org\/Victimes-et-Auteurs\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/logo-the-conversation-300x110.jpg 300w, https:\/\/artherapievirtus.org\/Victimes-et-Auteurs\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/logo-the-conversation.jpg 370w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><strong>Les traumatismes psychiques de la Grande Guerre<\/strong><br \/>\n8 novembre 2018<br \/>\nGilles Tr\u00e9hel<br \/>\nDocteur en psychologie fondamentale et psychanalyse, Universit\u00e9 Paris Diderot \u2013 USPC<br \/>\nEmmanuel Monfort<br \/>\nMa\u00eetre de conf\u00e9rences en Psychologie, Universit\u00e9 Grenoble Alpes<\/p>\n<hr \/>\n<p>Les traumatismes psychiques sont aujourd\u2019hui largement reconnus et pris en charge. Pourtant cette reconnaissance n\u2019a pas toujours \u00e9t\u00e9 une \u00e9vidence. Alors que la c\u00e9l\u00e9bration du centenaire de la fin de la Premi\u00e8re Guerre mondiale bat son plein, il convient de rappeler que la connaissance et la l\u00e9gitimation du traumatisme doivent beaucoup aux avanc\u00e9es consid\u00e9rables qui se sont produites avec la Grande Guerre. Le caract\u00e8re massif de l\u2019horreur du conflit mondial constitua en effet un tournant dans sa compr\u00e9hension, mais aussi dans les soins apport\u00e9s.<\/p>\n<h6>Des victimes d\u2019un nouveau genre<\/h6>\n<p>En 1914, les arm\u00e9es n\u2019\u00e9taient pas pr\u00e9par\u00e9es \u00e0 la survenue de ces blessures int\u00e9rieures. Comme le racontait le m\u00e9decin <a href=\"https:\/\/archive.org\/details\/39002010600824.med.yale.edu\/page\/n7\">Jean L\u00e9pine en 1917<\/a>,<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab On s\u2019est trouv\u00e9 en pr\u00e9sence de victimes d\u2019un nouveau genre, pr\u00e9sentant souvent des sympt\u00f4mes graves, sans blessure apparente. L\u2019heure \u00e9tait peu propice aux observations d\u00e9taill\u00e9es et suivies, les centres de sp\u00e9cialit\u00e9s n\u2019existaient pas encore, chacun interpr\u00e9tait ce qu\u2019il voyait suivant ses connaissances m\u00e9dicales et son temp\u00e9rament personnel et ce n\u2019est que lentement qu\u2019un peu d\u2019ordre se mit dans ce chaos. \u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p>Les questions qui \u00e9merg\u00e8rent \u00e9taient alors d\u2019abord dict\u00e9es par les exigences militaires et notamment par l\u2019objectif de rendre aux hommes leur efficacit\u00e9, pour les renvoyer au front. Il s\u2019agissait d\u2019op\u00e9rer une \u00e9volution rapide des pratiques, pour clarifier et syst\u00e9matiser le diagnostic des troubles psychiques, d\u2019une part dans le but d\u2019identifier de possibles simulateurs et, d\u2019autre part pour soigner ceux dont la pathologie avait \u00e9t\u00e9 reconnue.<\/p>\n<h6>Reconna\u00eetre les effets d\u00e9vastateurs de la guerre<\/h6>\n<p>Les peurs \u00e9taient aussi fr\u00e9quentes qu\u2019intenses : la hantise d\u2019\u00eatre d\u00e9chiquet\u00e9, voire r\u00e9duit \u00e0 n\u00e9ant, par des bombes d\u2019une puissance sans cesse renouvel\u00e9e, l\u2019attente de la mort avant les assauts\u2026 Tout cela, associ\u00e9 \u00e0 un \u00e9puisement moral et physique majeur.<br \/>\n\u00c0 consid\u00e9rer la guerre comme une forme de folie par rapport \u00e0 la paix, certains m\u00e9decins se sont questionn\u00e9s sur ce qu\u2019elle produisait. Le m\u00e9decin et psychologue <a href=\"https:\/\/www.persee.fr\/doc\/enfan_0013-7545_1968_num_21_1_2453\">Georges Dumas<\/a> reconnut par exemple que la guerre pouvait donner un caract\u00e8re particulier \u00e0 certains d\u00e9lires, mais aussi qu\u2019elle pouvait \u00eatre \u00e0 l\u2019origine des troubles mentaux eux-m\u00eames.<br \/>\nAu sein de la communaut\u00e9 m\u00e9dicale, le d\u00e9bat concerna d\u2019abord l\u2019origine de ces troubles. \u00c9taient-ils induits par la guerre elle-m\u00eame, ou r\u00e9sultaient-ils de l\u2019expression d\u2019une certaine vuln\u00e9rabilit\u00e9 pr\u00e9existante ? La pathologie psychique \u00e9tait-elle \u00e9motionnelle ou commotionnelle, c\u2019est-\u00e0-dire plut\u00f4t d\u2019origine psychique ou neurologique ?<\/p>\n<h6>Une \u00e9volution de la reconnaissance des sympt\u00f4mes et\u00a0des\u00a0diagnostics<\/h6>\n<p>Comme le rapport\u00e8rent les neurologues fran\u00e7ais <a href=\"http:\/\/www.histcnrs.fr\/histrecmedcopie\/notices\/roussy\/roussy.html\">Gustave Roussy<\/a> et <a href=\"http:\/\/data.bnf.fr\/12282320\/jean_lhermitte\/\">Jean Lhermitte<\/a>, auteurs en 1917 de l\u2019ouvrage <em>Les psychon\u00e9vroses de guerre<\/em> (Paris, Masson et cie), la guerre fit \u00ab\u00a0\u00e9clore une s\u00e9rie de manifestations psycho-n\u00e9vropathiques, avec lesquelles les m\u00e9decins \u00e9taient peu familiaris\u00e9s\u00a0\u00bb.<br \/>\nAu d\u00e9but de la guerre, les termes d\u2019\u00ab obusite \u00bb (ou \u00ab shell shock \u00bb chez les m\u00e9decins britanniques), ou encore d\u2019\u00ab hypnose des batailles \u00bb, qui \u00e9taient utilis\u00e9s pour qualifier les soldats qui en \u00e9taient atteints, en furent le reflet. Ceux-ci restaient en d\u00e9finitive toujours assez proches de celui de \u00ab vent du boulet \u00bb, qui \u00e9tait utilis\u00e9 lors des guerres napol\u00e9oniennes et qui supposait une origine physiologique \u00e0 ces troubles. L\u2019origine psychique s\u2019imposa n\u00e9anmoins au cours des ann\u00e9es de guerre.<\/p>\n<p>En 1915, le m\u00e9decin britannique David Forsyth publia dans <em>The Lancet<\/em>une description de la <a href=\"https:\/\/www.sciencedirect.com\/science\/article\/pii\/S0140673601204735\">n\u00e9vrose traumatique de guerre<\/a>, dans laquelle il d\u00e9crivait clairement le fait qu\u2019elle est associ\u00e9e \u00e0 des troubles en apparence neurologiques (des pertes de la m\u00e9moire, de la vision, de l\u2019odorat et du go\u00fbt). En 1917, le m\u00e9decin fran\u00e7ais <a href=\"http:\/\/data.bnf.fr\/13023991\/gaston_milian\/\">Gaston Milian<\/a> d\u00e9crivit chez des soldats, des \u00e9tats de stupeur, des tremblements g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9s, des convulsions et des \u00e9pisodes de perte de conscience, dont l\u2019origine \u00e9tait attribu\u00e9e \u00e0 la peur et \u00e0 l\u2019anxi\u00e9t\u00e9 ressenties face aux explosions et \u00e0 la mort des autres soldats et d\u00e8s 1915, le psychiatre fran\u00e7ais <a href=\"https:\/\/books.google.fr\/books?id=UQ7iAAAAQBAJ&amp;pg=PT105&amp;lpg=PT105&amp;dq=%22Emmanuel+R%C3%A9gis%22+psychiatre&amp;source=bl&amp;ots=3ohajTn-eC&amp;sig=S2fDLXx3Diuj0oJZ-x25DNWLL2w&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=2ahUKEwiQq4qFysTeAhUD1RoKHVcrDyE4ChDoATAIegQIBRAB#v=onepage&amp;q=%22Emmanuel%20R%C3%A9gis%22%20psychiatre&amp;f=false\">Emmanuel R\u00e9gis\u00a0<\/a>recensait 88\u00a0cas de n\u00e9vrose de guerre, dont 80\u00a0% n\u2019\u00e9taient associ\u00e9s \u00e0 aucune blessure physique. Dans toutes ces situations, c\u2019est la vision de la mort des camarades qui s\u2019imposait comme \u00e9tant la cause de troubles.<br \/>\nPour rendre compte de ces situations, le terme de \u00ab\u00a0n\u00e9vrose de guerre\u00a0\u00bb s\u2019imposa donc rapidement de part et d\u2019autre de la ligne de front. Il n\u2019y eut pourtant pas de r\u00e9el d\u00e9compte de ces blessures psychiques chez les soldats de l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise, ce qui \u00e9tait rendu impossible a posteriori, en raison des tr\u00e8s nombreux d\u00e9placements des soldats pris en charge par les services de sant\u00e9, de la tr\u00e8s grande variabilit\u00e9 des situations, certains soldats \u00e9tant renvoy\u00e9s au combat, d\u2019autres chez eux, tandis que d\u2019autres encore, dont les troubles \u00e9taient les plus graves, furent transf\u00e9r\u00e9s dans les h\u00f4pitaux de l\u2019arri\u00e8re. N\u00e9anmoins, si on suit l\u2019analyse de l\u2019historien am\u00e9ricain <a href=\"https:\/\/www.cambridge.org\/core\/books\/traumatic-pasts\/battle-of-nerves-hysteria-and-its-treatments-in-france-during-world-war-i\/115C776267E27D05C026737B233F1800\">Marc Roudebush<\/a>, ils repr\u00e9sent\u00e8rent environ 10\u00a0% des soldats fran\u00e7ais.<\/p>\n<h6>Naissance d\u2019une psychiatrie de guerre<\/h6>\n<p>Avec l\u2019\u00e9volution du diagnostic s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9e une psychiatrie de guerre qui proposait ses premiers traitements : l\u2019hypnose, les s\u00e9datifs et la narco-analyse, la psychoth\u00e9rapie par la suggestion ou la persuasion, ou encore le conditionnement aversif.<br \/>\nLa Premi\u00e8re Guerre mondiale vit aussi se r\u00e9pandre l\u2019utilisation de la \u00ab faradisation \u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019application d\u2019un courant \u00e9lectrique, notamment pour traiter les sympt\u00f4mes somatiques, tels que les tremblements, ce qui traduit bien le fait que l\u2019origine psychique des troubles n\u2019\u00e9tait pas clairement \u00e9tablie pour tous.<br \/>\nLa d\u00e9couverte de la possibilit\u00e9 de traitements psychiatriques qui ne n\u00e9cessitaient pas d\u2019\u00e9vacuation \u00e0 l\u2019arri\u00e8re est aussi concomitante de la cr\u00e9ation de la \u00ab psychiatrie de l\u2019avant \u00bb, pour laquelle les b\u00e9n\u00e9fices \u00e9taient largement attribu\u00e9s au soutien des autres soldats, mais aussi \u00e0 la pr\u00e9sence de la hi\u00e9rarchie et qui offrait la possibilit\u00e9 de retourner plus facilement au combat.<br \/>\nAu d\u00e9but de la guerre, la fili\u00e8re de soins \u00e9tait la m\u00eame pour les bless\u00e9s physiques et les bless\u00e9s psychiques : le passage par des postes de secours et par un centre de tri pr\u00e8s du front, puis l\u2019\u00e9vacuation par train vers les h\u00f4pitaux de la zone des arm\u00e9es. Les ali\u00e9nistes et les neurologues du front traitaient les cas aigus et rapidement curables, tandis qu\u2019ils dirigeaient vers les centres \u00e0 l\u2019arri\u00e8re les malades agit\u00e9s ou violents, ainsi que ceux qui avaient besoin d\u2019un long traitement et d\u2019une observation prolong\u00e9e.<br \/>\nDans la r\u00e9alit\u00e9, les soldats traumatis\u00e9s psychiques trouvaient plus difficilement leur place dans le circuit d\u2019\u00e9vacuation. Ils \u00e9taient dispers\u00e9s de mani\u00e8re anarchique dans de nombreuses structures m\u00e9dicales. La raison en \u00e9tait qu\u2019au regard des autres bless\u00e9s souffrant de troubles divers et nombreux, ils n\u2019\u00e9taient pas consid\u00e9r\u00e9s comme prioritaires. Par ailleurs, ils n\u2019\u00e9taient pas toujours rep\u00e9r\u00e9s, du fait qu\u2019ils pr\u00e9sentaient \u00e9galement d\u2019autres pathologies.<br \/>\nPr\u00e9figurant ce qu\u2019on peut qualifie aujourd\u2019hui d\u2019\u00ab \u00e9quipes mobiles \u00bb, il fut propos\u00e9 dans l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise que des psychiatres soient charg\u00e9s de parcourir les diff\u00e9rents services \u00e0 la recherche des soldats soign\u00e9s pour une blessure physique, mais pr\u00e9sentant aussi des troubles mentaux.<\/p>\n<h6>Des traumatismes durables<\/h6>\n<p>Alors que l\u2019armistice de 1918\u00a0marqua la fin des combats, elle ne mit pas pour autant un terme \u00e0 la souffrance psychique des soldats. Celle-ci put en effet perdurer tout au long de leur existence, ou \u00e9galement \u00e9merger bien plus tardivement, semble-t-il raviv\u00e9e par une histoire plus contemporaine, ou par l\u2019apparition de certaines vuln\u00e9rabilit\u00e9s. C\u2019est par exemple le cas du soldat fran\u00e7ais Georges D., dont l\u2019histoire a \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9e en <a href=\"https:\/\/www.researchgate.net\/scientific-contributions\/63342512_J_Alliez\">1968\u00a0par J. Alliez et H. Antonelli<\/a>.<br \/>\nBless\u00e9 une premi\u00e8re fois en 1914, \u00e0 20 ans, par un coup de ba\u00efonnette et par des \u00e9clats d\u2019obus \u00e0 la t\u00eate, il le sera une seconde fois en 1915, \u00e0 nouveau par des \u00e9clats d\u2019obus. Victime de cauchemars dans les ann\u00e9es qui suivirent son retour \u00e0 la vie civile, le jeune homme revivait des sc\u00e8nes de combats durant son sommeil. L\u2019intensit\u00e9 et la fr\u00e9quence de ces mauvais r\u00eaves se trouv\u00e8rent accentu\u00e9es pendant la Seconde Guerre mondiale, puis s\u2019aggrav\u00e8rent nettement au milieu des ann\u00e9es 1950. Georges D. finit par devoir \u00eatre re\u00e7u en consultation en 1960, au moment de la guerre d\u2019Alg\u00e9rie.<br \/>\nAutre soldat, autre histoire que celle rapport\u00e9e e <a href=\"https:\/\/europepmc.org\/abstract\/med\/9870226\">n 1998\u00a0par J.D. Hamilton et R.H. Workman<\/a>. Un Am\u00e9ricain de 19\u00a0ans, expos\u00e9 en 1918\u00a0aux tirs ennemis alors qu\u2019il portait des messages, puis victime du gaz moutarde durant la <a href=\"http:\/\/www.cheminsdememoire.gouv.fr\/fr\/1918-la-deuxieme-bataille-de-la-marne-27-mai-6-aout\">seconde bataille de la Marne<\/a>. Ce jeune homme manifesta son premier cauchemar d\u00e8s 1919, revivant lui aussi une attaque par des soldats allemands, sous forme de flash-back. Ses troubles s\u2019espac\u00e8rent avec le temps, mais r\u00e9apparurent \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 94\u00a0ans, le replongeant dans l\u2019effroi des combats. Les fragilit\u00e9s du grand \u00e2ge l\u2019avaient \u00e0 nouveau confront\u00e9 \u00e0 son traumatisme\u2026<br \/>\nEn d\u00e9finitive, les quatre ann\u00e9es que dura la guerre de 1914-1918 se traduisirent par des progr\u00e8s consid\u00e9rables dans la gestion du traumatisme psychique, marquant une \u00e9volution d\u00e9cisive vers la psychiatrie moderne. Mais le prix \u00e0 payer fut \u00e9lev\u00e9, et la souffrance des combattants ne s\u2019arr\u00eata pas le 11 novembre 1918 : les souvenirs des horreurs v\u00e9cues continu\u00e8rent \u00e0 hanter bon nombre d\u2019entre eux pour le reste de leur existence.<\/p>\n<h6><span style=\"color: #993300;\"><em>Pour lire l&rsquo;article, cliquez sur le logo<\/em><\/span><\/h6>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les traumatismes psychiques de la Grande Guerre 8 novembre 2018 Gilles Tr\u00e9hel Docteur en psychologie fondamentale et psychanalyse, Universit\u00e9 Paris Diderot \u2013 USPC Emmanuel Monfort Ma\u00eetre de conf\u00e9rences en Psychologie, Universit\u00e9 Grenoble Alpes Les traumatismes psychiques sont aujourd\u2019hui largement reconnus et pris en charge. Pourtant cette reconnaissance n\u2019a pas toujours \u00e9t\u00e9 une \u00e9vidence. 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