{"id":2877,"date":"2018-01-18T07:52:00","date_gmt":"2018-01-18T06:52:00","guid":{"rendered":"http:\/\/artherapievirtus.org\/Victimes-et-Auteurs\/?p=2877"},"modified":"2018-01-21T08:38:25","modified_gmt":"2018-01-21T07:38:25","slug":"les-neurosciences-au-secours-des-victimes-de-viol","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/artherapievirtus.org\/Victimes-et-Auteurs\/les-neurosciences-au-secours-des-victimes-de-viol\/","title":{"rendered":"Les neurosciences au secours des victimes de viol ?"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.lcp.fr\/la-politique-en-video\/les-neurosciences-au-secours-des-victimes-de-viol\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img data-attachment-id=\"2878\" data-permalink=\"https:\/\/artherapievirtus.org\/Victimes-et-Auteurs\/les-neurosciences-au-secours-des-victimes-de-viol\/logo-lcp\/\" data-orig-file=\"https:\/\/artherapievirtus.org\/Victimes-et-Auteurs\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/Logo-LCP.jpeg\" data-orig-size=\"202,91\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Logo LCP\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/artherapievirtus.org\/Victimes-et-Auteurs\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/Logo-LCP.jpeg\" data-large-file=\"https:\/\/artherapievirtus.org\/Victimes-et-Auteurs\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/Logo-LCP.jpeg\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-2878 alignleft\" src=\"http:\/\/artherapievirtus.org\/Victimes-et-Auteurs\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/Logo-LCP.jpeg\" alt=\"\" width=\"202\" height=\"91\" \/><\/a> <strong>Les neurosciences au secours des victimes de viol ?<\/strong><br \/>\n18\/01\/2018<br \/>\npar Jason Wiels<br \/>\nVIOLENCES SEXISTES ET SEXUELLES<br \/>\n<strong>Souvenirs flous, pertes de rep\u00e8re, chronologies confuses&#8230; Les victimes de viols ont souvent du mal \u00e0 raconter leur agression. L&rsquo;explication est \u00e0 chercher du c\u00f4t\u00e9 de notre cerveau, explique une neurologue auditionn\u00e9e jeudi par les d\u00e9put\u00e9s. Et, gr\u00e2ce au progr\u00e8s de la m\u00e9decine, leur traumatisme pourrait \u00e0 l&rsquo;avenir \u00eatre plus facilement reconnu. Explications.<\/strong><br \/>\nLes victimes de viol subissent une double peine : en plus de l&rsquo;agression elle-m\u00eame, elles ont du mal \u00e0 reconstituer le r\u00e9cit pr\u00e9cis des \u00e9v\u00e9nements, voire \u00e0 parler tout court. C&rsquo;est le r\u00e9sultat de ce que les sp\u00e9cialistes appellent un stress post-traumatique, recens\u00e9 \u00e9galement chez les victimes d&rsquo;attentats ou les soldats envoy\u00e9s sur les terrains de conflits.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"\/\/www.dailymotion.com\/embed\/video\/x6dbd15\" width=\"480\" height=\"270\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p>Auditionn\u00e9e jeudi par la mission d&rsquo;information sur le viol de l&rsquo;Assembl\u00e9e nationale, la neurologue Carole Azuar apporte un \u00e9clairage pr\u00e9cieux sur \u00ab\u00a0une pathologie bien plus vaste que ce qu&rsquo;on pouvait imaginer au d\u00e9part\u00a0\u00bb.<\/p>\n<h6><span style=\"color: #333399;\">Sid\u00e9ration et oubli<\/span><\/h6>\n<p>L&rsquo;apport des neurosciences est utile pour comprendre les cons\u00e9quences de l&rsquo;agression. \u00ab\u00a0Quand la victime est sous l&#8217;emprise d&rsquo;un stress aigu, elle ne va plus pouvoir prendre de d\u00e9cision\u00a0\u00bb, explique la scientifique. En clair, \u00ab\u00a0le syst\u00e8me de d\u00e9cision, situ\u00e9 dans le lobe frontal du cerveau\u00a0\u00bb, va \u00eatre \u00ab\u00a0sid\u00e9r\u00e9\u00a0\u00bb, emp\u00eachant toute r\u00e9action rationnelle, comme prendre la fuite.<br \/>\nSous le choc de l&rsquo;agression, le \u00ab\u00a0syst\u00e8me \u00e9motionnel des victimes va \u00eatre modifi\u00e9\u00a0\u00bb. R\u00e9sultat ? \u00ab\u00a0Quand la victime raconte ce qui lui est arriv\u00e9, elle n&rsquo;aura pas forc\u00e9ment les \u00e9motions &lsquo;attendues'\u00a0\u00bb, explique Carole Azuar.<br \/>\nLa m\u00e9morisation de l&rsquo;agression elle-m\u00eame ne va pas se faire de fa\u00e7on normale, ajoute la neurologue :<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab\u00a0Au lieu d&rsquo;\u00eatre enregistr\u00e9 dans l&rsquo;hippocampe, le souvenir va \u00eatre enregistr\u00e9 au sein de l&rsquo;amygdale qui est une structure \u00e9motionnelle. [La victime] va enregistrer les couleurs, les odeurs, les sensations de mani\u00e8re tr\u00e8s violente, mais elle ne va pas enregistrer le caract\u00e8re temps-espace de mani\u00e8re pr\u00e9cise\u00a0\u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p style=\"text-align: right;\"><em>Carole Azuar, neurologue, 18 janvier 2018<\/em><\/p>\n<p>Par cons\u00e9quent, les souvenirs \u00ab\u00a0seront peu pr\u00e9cis\u00a0\u00bb, insiste la sp\u00e9cialiste.<br \/>\nLa neurologue a notamment trait\u00e9 le cas de Flavie Flament, qui affirme avoir \u00e9t\u00e9 viol\u00e9e pendant son adolescence mais qui dit n&rsquo;avoir retrouv\u00e9 le souvenir de son viol qu&rsquo;en 2009, soit vingt-deux ans apr\u00e8s les faits : \u00ab\u00a0Flavie Flament avait une atrophie de l&rsquo;hippocampe tr\u00e8s visible, je ne m\u2019attendais pas \u00e0 trouver \u00e7a \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle d&rsquo;un individu\u00a0\u00bb, note la neurologue.<\/p>\n<h6>Vers un \u00ab\u00a0faisceau de preuves\u00a0\u00bb ?<\/h6>\n<p>Cette atrophie de l&rsquo;hippocampe constitue-t-il pour autant des preuves qui pourront aider les victimes en justice ? Oui et non, explique Carole Azuar, alors que les d\u00e9put\u00e9s s&rsquo;interrogent sur l&rsquo;opportunit\u00e9 d&rsquo;allonger la prescription des crimes sexuels sur mineurs \u00e0 trente ans apr\u00e8s leur majorit\u00e9 (contre vingt ans aujourd&rsquo;hui).<br \/>\nBonne nouvelle en tout cas : plusieurs marqueurs neurologiques peuvent d\u00e9sormais \u00eatre mobilis\u00e9s pour prouver la r\u00e9alit\u00e9 d&rsquo;un stress post-traumatique. \u00ab\u00a0Probablement, la m\u00e9decine va avancer et on va pouvoir aller vers un faisceau de preuves\u00a0\u00bb, imagine Carole Azuar. Reste que les enqu\u00eateurs auront toujours \u00e0 faire \u00ab\u00a0le lien avec la cause de ce stress\u00a0\u00bb, qui pourrait \u00eatre d&rsquo;un tout autre ordre&#8230;<\/p>\n<p>Dans ces conditions, on comprend mieux la difficult\u00e9 pour une victime de livrer un premier t\u00e9moignage suivant le viol. D&rsquo;autant que les policiers ou gendarmes ont encore une grosse marge de progression dans l&rsquo;accueil des victimes, ont reconnu leur hi\u00e9rarchie \u00e0 la fin de l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re.<\/p>\n<h6><span style=\"color: #993300;\"><em>Pour joindre la page de LCP, cliquez sur le logo<\/em><\/span><\/h6>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les neurosciences au secours des victimes de viol ? 18\/01\/2018 par Jason Wiels VIOLENCES SEXISTES ET SEXUELLES Souvenirs flous, pertes de rep\u00e8re, chronologies confuses&#8230; Les victimes de viols ont souvent du mal \u00e0 raconter leur agression. L&rsquo;explication est \u00e0 chercher du c\u00f4t\u00e9 de notre cerveau, explique une neurologue auditionn\u00e9e jeudi par les d\u00e9put\u00e9s. Et, gr\u00e2ce&hellip; <\/p>\n<p class=\"toivo-read-more\"><a href=\"https:\/\/artherapievirtus.org\/Victimes-et-Auteurs\/les-neurosciences-au-secours-des-victimes-de-viol\/\" class=\"more-link\">Lire la suite <span class=\"screen-reader-text\">Les neurosciences au secours des victimes de viol ?<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":63,"featured_media":2881,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","enabled":false}}},"categories":[51,36],"tags":[20,180,35,74],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/artherapievirtus.org\/Victimes-et-Auteurs\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/Carole-Azuar.jpeg","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p3KRkv-Kp","jetpack_likes_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/artherapievirtus.org\/Victimes-et-Auteurs\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2877"}],"collection":[{"href":"https:\/\/artherapievirtus.org\/Victimes-et-Auteurs\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/artherapievirtus.org\/Victimes-et-Auteurs\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/artherapievirtus.org\/Victimes-et-Auteurs\/wp-json\/wp\/v2\/users\/63"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/artherapievirtus.org\/Victimes-et-Auteurs\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2877"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/artherapievirtus.org\/Victimes-et-Auteurs\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2877\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2883,"href":"https:\/\/artherapievirtus.org\/Victimes-et-Auteurs\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2877\/revisions\/2883"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/artherapievirtus.org\/Victimes-et-Auteurs\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2881"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/artherapievirtus.org\/Victimes-et-Auteurs\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2877"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/artherapievirtus.org\/Victimes-et-Auteurs\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2877"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/artherapievirtus.org\/Victimes-et-Auteurs\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2877"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}