{"id":27261,"date":"2018-03-16T19:12:23","date_gmt":"2018-03-16T18:12:23","guid":{"rendered":"http:\/\/artherapievirtus.org\/RAIVVI\/?p=27261"},"modified":"2018-03-17T11:57:15","modified_gmt":"2018-03-17T10:57:15","slug":"la-journal-therapie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/artherapievirtus.org\/RAIVVI\/la-journal-therapie\/","title":{"rendered":"La journal-th\u00e9rapie"},"content":{"rendered":"<p>Je recherchais ce que pouvait apporter d&rsquo;\u00e9crire. L&rsquo;\u00e9criture et l&rsquo;art-th\u00e9rapie etc ; je suis tomb\u00e9e sur cet article que je trouvais pas mal.<br \/>\nhttp:\/\/journalintime.com\/archives\/sites\/intimiste\/guerir.htm<\/p>\n<h6>Ecrire pour gu\u00e9rir<\/h6>\n<p align=\"right\"><i>Write hard and clear about what hurts.<\/i><br \/>\nHemingway<\/p>\n<p>Depuis les ann\u00e9es soixante, une poign\u00e9e de chercheurs ont clam\u00e9 haut et fort les vertus th\u00e9rapeutiques du journal. Th\u00e9rapeutes et m\u00e9decins le recommandent souvent \u00e0 leurs patients et instinctivement, ceux qui souffrent ressentent le besoin de l&rsquo;\u00e9crire.<\/p>\n<h6>Pourquoi ? Comment le journal gu\u00e9rit-il ?<\/h6>\n<p>Maintenant, attention&#8230; Je ne suis ni psychologue, ni th\u00e9rapeute. Je ne pr\u00e9tendrai pas faire la preuve scientifique de quoi que ce soit. Je parle seulement par exp\u00e9rience, et je me base \u00e9galement sur mes lectures personnelles pour ouvrir des pistes de r\u00e9flexion sur un sujet qui me passionne mais sur lequel je ne suis pas sp\u00e9cialiste. Si des psychologues, m\u00e9decins et th\u00e9rapeutes de toute ob\u00e9dience viennent \u00e0 prendre connaissance avec cette page et y notent des faiblesses, je suis plus qu&rsquo;ouverte au dialogue et\u00a0<a href=\"mailto:micheles@colba.net\">vous invite \u00e0 me faire signe<\/a>.<\/p>\n<p>D&rsquo;ailleurs, je n&rsquo;ai trouv\u00e9 que tr\u00e8s peu de sources sur la po\u00e9sie-th\u00e9rapie et la journal-th\u00e9rapie au Qu\u00e9bec et dans la francophonie en g\u00e9n\u00e9ral ; leur intervention me fera donc d&rsquo;autant plus plaisir !<\/p>\n<ul>\n<li><a href=\"http:\/\/journalintime.com\/archives\/sites\/intimiste\/guerir.htm#introduction\">Qu&rsquo;est-ce que la journal-th\u00e9rapie ?<\/a><\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/journalintime.com\/archives\/sites\/intimiste\/guerir.htm#recherche\">La recherche en journal-th\u00e9rapie<\/a><\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/journalintime.com\/archives\/sites\/intimiste\/guerir.htm#pratique\">La journal-th\u00e9rapie en pratique<\/a><\/li>\n<li>Des approches int\u00e9ressantes en journal-th\u00e9rapie\n<ul>\n<li><a href=\"http:\/\/journalintime.com\/archives\/sites\/intimiste\/guerir.htm#cath\">la catharsis<\/a><\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/journalintime.com\/archives\/sites\/intimiste\/guerir.htm#lett\">les lettres non-envoy\u00e9es<\/a><\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/journalintime.com\/archives\/sites\/intimiste\/guerir.htm#ref\">la r\u00e9flexion et l&rsquo;\u00e9criture m\u00e9ditative<\/a><\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/journalintime.com\/archives\/sites\/intimiste\/guerir.htm#dia\">le dialogue<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/journalintime.com\/archives\/sites\/intimiste\/guerir.htm#liens\">Liens d&rsquo;int\u00e9r\u00eat en journal-th\u00e9rapie<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<hr \/>\n<h6>Qu&rsquo;est-ce que la journal-th\u00e9rapie ?<\/h6>\n<p>Kathleen Adams, psychoth\u00e9rapeute et fondatrice du\u00a0<a href=\"http:\/\/www.journaltherapy.com\/\">Center for Journal Therapy<\/a>, au Colorado, d\u00e9finit la journal-th\u00e9rapie comme l&rsquo;\u00e9criture des pens\u00e9es et des sentiments dans le but de r\u00e9gler ses probl\u00e8mes personnels et d&rsquo;en venir \u00e0 une meilleure compr\u00e9hension de soi et des \u00e9v\u00e9nements de sa vie. Toujours d&rsquo;apr\u00e8s Kathleen Adams, l&rsquo;\u00e9criture de nos r\u00e9actions, exp\u00e9riences et \u00e9motions permet de lib\u00e9rer une certaine tension et de percevoir plus clairement notre cheminement. Tout un programme ! La journal-th\u00e9rapie va donc beaucoup plus loin que l&rsquo;\u00e9criture du journal traditionnel, o\u00f9 l&rsquo;on se contente d&rsquo;\u00e9crire sa vie et les \u00e9v\u00e9nements qui la composent, sans travail \u00e9clair\u00e9 et conscient sur soi.<\/p>\n<p>Que l&rsquo;on me comprenne ; je ne cherche pas ici \u00e0 impliquer que la journal-th\u00e9rapie vaut plus intrins\u00e8quement que le journal traditionnel. Aucun jugement de valeur ne sera \u00e9tabli ici. Je tiens simplement \u00e0 souligner que du point de vue de la croissance personnelle, la journal-th\u00e9rapie, l&rsquo;\u00e9criture ax\u00e9e sur l&rsquo;introspection et le questionnement int\u00e9rieur, va beaucoup plus loin.<\/p>\n<h6>La recherche en journal-th\u00e9rapie<\/h6>\n<p>On attribue le d\u00e9veloppement de la journal-th\u00e9rapie, du moins ses origines, au docteur Ira Progoff, un psychologue new-yorkais. Dans les ann\u00e9es soixante, celui-ci mit au point une technique qu&rsquo;il baptisa le Journal Intensif. Non seulement le docteur Progoff proposait-il cette m\u00e9thode \u00e0 ses propres patients, mais il publia plusieurs ouvrages sur la question (dont\u00a0<i>At a Journal Workshop<\/i>, paru en 1978) et des ateliers furent propos\u00e9s au grand public. Cette m\u00e9thode connut beaucoup de popularit\u00e9 et plus de deux cent mille personnes ont particip\u00e9 \u00e0 des ateliers de journal intime intensif.<\/p>\n<p>La m\u00e9thode du docteur Progoff implique, entre autres, un cartable s\u00e9par\u00e9 en plusieurs sections, toutes de couleurs diff\u00e9rentes, permettant au diariste de sectionner son \u00e9criture par grands th\u00e8mes. Les r\u00eaves, le travail, la famille, les relations amoureuses, la vie int\u00e9rieure et spirituelle faisaient tous l&rsquo;objet de sections distinctes du journal. Selon la pr\u00e9misse de la m\u00e9thode Progoff, diviser la vie int\u00e9rieure et ext\u00e9rieure du diariste en sections lui permet d&rsquo;atteindre des niveaux de conscience plus profonds et d&rsquo;aller plus loin dans sa compr\u00e9hension de soi. Le nombre de sections utilis\u00e9es dans cette m\u00e9thode permet de renforcer le processus d&rsquo;exploration int\u00e9rieure. On utilise entre autres beaucoup le dialogue, la m\u00e9ditation et l&rsquo;\u00e9criture libre dans la m\u00e9thode Progoff afin d&rsquo;explorer les diverses dimensions de la vie. D&rsquo;autres sections incluent \u00e9galement l&rsquo;imagerie et le travail avec les r\u00eaves.<br \/>\nA peu pr\u00e8s \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque, l&rsquo;ouvrage de Tristine Rainer,\u00a0<i>The New Diary<\/i>, vint \u00e9galement r\u00e9volutionner la perception qu&rsquo;avait le grand public du journal intime. En donnant des pistes afin d&rsquo;aller plus loin dans la compr\u00e9hension et l&rsquo;exploration de soi, Rainer ouvrait de nouvelles portes \u00e0 la journal-th\u00e9rapie. Le journal n&rsquo;\u00e9tait plus qu&rsquo;un sous-genre litt\u00e9raire, que l&rsquo;on abandonnait une fois l&rsquo;adolescence termin\u00e9e; il n&rsquo;\u00e9tait plus l&rsquo;apanage exclusif d&rsquo;\u00e9crivains et de grands penseurs. D\u00e9sormais, il \u00e9tait accessible \u00e0 tous et recelait des possibilit\u00e9s qu&rsquo;on avait autrefois ignor\u00e9es. Rainer donna entre autres des moyens de faire de son journal un outil de d\u00e9couverte personnelle mais \u00e9galement de cr\u00e9ation et de gu\u00e9rison. Il s&rsquo;agissait l\u00e0 d&rsquo;un nouveau point de vue sur le journal et l&rsquo;\u00e9criture personnelle.<br \/>\nDans les \u00e9coles, les professeurs entreprirent \u00e9galement d&rsquo;int\u00e9grer le journal \u00e0 leurs cours. Non seulement le journal aidait-il les \u00e9tudiants \u00e0 mettre en mots leurs pens\u00e9es, mais il leur permettait \u00e9galement de mieux les comprendre et d&rsquo;aller plus loin dans ces d\u00e9couvertes. Encore aujourd&rsquo;hui, le journal est largement utilis\u00e9 dans les salles de cours.<\/p>\n<p>D&rsquo;autres chercheurs all\u00e8rent encore plus loin. L&rsquo;\u00e9tude du docteur James Pennebaker permit de donner au journal intime des dimensions encore insoup\u00e7onn\u00e9es en apportant la preuve scientifique du pouvoir de gu\u00e9rison non seulement mentale et \u00e9motionnelle, mais \u00e9galement physique, du journal. Les recherches de Pennebaker ont d\u00e9montr\u00e9 qu&rsquo;\u00e9crire environ vingt minutes, durant trois ou quatre jours, sur des \u00e9v\u00e9nements et des \u00e9motions intenses ou difficiles renfor\u00e7ait le syst\u00e8me immunitaire. Le journal n&rsquo;est pas uniquement utilis\u00e9 par les psychologues et les psychoth\u00e9rapeutes, mais \u00e9galement par les m\u00e9decins et on admet de plus en plus qu&rsquo;il peut aider \u00e0 acc\u00e9ler la gu\u00e9rison des malades.<\/p>\n<h6>La journal-th\u00e9rapie en pratique<\/h6>\n<p>Mettre en mots ses pens\u00e9es, ses r\u00eaves et ses peurs permet non seulement de mieux les comprendre et de les clarifier, mais, avant tout, d&rsquo;en prendre conscience ! E. M. Forster a dit <em>\u00ab Comment saurai-je ce que je pense avant de lire ce que j&rsquo;ai \u00e9crit ? \u00bb<\/em>, illustrant ainsi de belle fa\u00e7on ce que plusieurs diaristes ressentent en \u00e9crivant. Ecrire nous r\u00e9v\u00e8le bien souvent \u00e0 nous-m\u00eame, permettant \u00e0 des parties de nous que nous ignorions de s&rsquo;exprimer.<br \/>\nC&rsquo;est pourquoi il est important de\u00a0<i>s&rsquo;\u00e9couter<\/i>\u00a0lorsque l&rsquo;on \u00e9crit. Il est ais\u00e9 de laisser au papier le soin de se charger de nos probl\u00e8mes ; on \u00e9crit comme on sort les poubelles, pour oublier nos probl\u00e8mes et s&rsquo;en lib\u00e9rer l&rsquo;esprit. Il s&rsquo;agit certes l\u00e0 d&rsquo;un avantage non n\u00e9gligeable du journal, qui nous permet d&rsquo;apaiser nos tensions, de nous soulager de notre stress et d&rsquo;exorciser certains d\u00e9mons. La relecture est alors p\u00e9nible et parfois souffrante, nous faisant faire face \u00e0 certains reflets de nous qui ne nous plaisent gu\u00e8re.<br \/>\nMais le journal devient alors un outil puissant de d\u00e9couverte de soi et de prise d&rsquo;action ; il nous permet non seulement de prendre conscience des \u00e9pines qui nous font mal aux pieds, mais \u00e9galement d&rsquo;agir et de retirer ces \u00e9pines une \u00e0 une. Le journal permet de ne pas demeurer inactif face \u00e0 son existence ; il est une source de pouvoir insoup\u00e7onn\u00e9e.<\/p>\n<p>C&rsquo;est pourquoi certains th\u00e9rapeutes int\u00e8grent le journal \u00e0 leur pratique et recommandent \u00e0 leurs patients de consigner par \u00e9crits leurs r\u00eaves, luttes et d\u00e9couvertes. Dans la plupart des cas, la gu\u00e9rison est plus rapide et les sessions avec le th\u00e9rapeute plus profitables, \u00e9tant donn\u00e9 qu&rsquo;une partie du travail est d\u00e9j\u00e0 faite par le patient lui-m\u00eame. Il prend ainsi le temps de se questionner lui-m\u00eame, de mettre en ordre ses id\u00e9es et de les clarifier avant la s\u00e9ance. L&rsquo;\u00e9criture durant le processus th\u00e9rapeutique permet \u00e9galement de faire le point de fa\u00e7on r\u00e9guli\u00e8re sur le cheminement de gu\u00e9rison, d&rsquo;en noter les obstacles et les adjuvants afin de pouvoir les \u00e9viter ou en tirer profit. Le patient peut ainsi prendre conscience d&rsquo;un mod\u00e8le de comportement qui, autrement, lui \u00e9chappait. En ce sens, le th\u00e9rapeute peut parfois sugg\u00e9rer des exercices ou des th\u00e8mes d&rsquo;\u00e9criture, afin de dirigier le patient de fa\u00e7on plus efficace.<\/p>\n<p>Ce type d&rsquo;\u00e9criture peut \u00e9galement \u00eatre pratiqu\u00e9 lors d&rsquo;ateliers du groupe, hors de toute th\u00e9rapie. Et, surtout, il peut \u00eatre pratiqu\u00e9 en solitaire ! En revenant sur nos \u00e9crits et en se relisant, on remarque souvent des cycles, des pens\u00e9es r\u00e9currentes, des images qui reviennent souvent et qui nous \u00e9chappent dans la vie de tous les jours. Les probl\u00e8mes les plus courants nous apparaissent de fa\u00e7on plus claire, plus consciente lorsque \u00e9crits dans notre journal, noir sur blanc. Il est alors plus facile de changer certaines croyances ou d&rsquo;\u00e9liminer certaines habitudes de pens\u00e9es qui nous g\u00e2chent la vie! On peut \u00e9crire en cons\u00e9quence, utiliser des th\u00e8mes qui nous aideront \u00e0 faire le point sur ces probl\u00e8mes, adopter des techniques qui varieront les points de vue et nous permetteront d&rsquo;y voir plus clair.<\/p>\n<h6>La catharsis<\/h6>\n<p>Cette approche s&rsquo;apparente un peu \u00e0 l&rsquo;\u00e9criture libre mais c&rsquo;est une approche beaucoup plus \u00e9motive. L&rsquo;\u00e9criture cathartique permet le d\u00e9versement libre des sentiments et des \u00e9motions -vous savez, ces moments o\u00f9 l&rsquo;on a l&rsquo;impression que notre crayon \u00e0 une vie bien \u00e0 lui, o\u00f9 l&rsquo;on \u00e9crit en \u00e9tant \u00e0 peine conscient des mots qui se dessinent sur la page et o\u00f9 la relecture est plus une surprise et d\u00e9couverte qu&rsquo;un retour sur soi&#8230; C&rsquo;est l\u00e0 o\u00f9 on laisse toutes les \u00e9motions s&rsquo;enfuir et s&rsquo;exprimer, sans censure, sans scrupules.<\/p>\n<p>Dans mon cas, j&rsquo;utilise cette technique sans m\u00eame m&rsquo;en rendre compte. D&rsquo;une phrase \u00e0 l&rsquo;autre, je sens que j&rsquo;\u00e9cris tout \u00e0 coup diff\u00e9remment, que la conscience s&rsquo;est tue et que c&rsquo;est un autre aspect de moi qui parle. Cet aspect trouvera son chemin, s&rsquo;il a quelque chose \u00e0 dire, mais il est parfois bon de le forcer \u00e0 se manifester. Respirez un grand coup et puis laissez tout derri\u00e8re. Ensuite, \u00e9crivez et ne pensez plus \u00e0 rien.<\/p>\n<h6>Les lettres non-envoy\u00e9es<\/h6>\n<p>Pensez \u00e0 quelqu&rsquo;un \u00e0 qui vous n&rsquo;avez jamais r\u00e9ellement \u00e9t\u00e9 capable de parler. Qu&rsquo;avez-vous besoin de lui dire ? Il n&rsquo;y a aucune limite, et personne ne vous en tiendra rigueur. Jur\u00e9, votre journal ne parlera pas !<br \/>\nIl peut \u00eatre int\u00e9ressant d&rsquo;utiliser le journal pour exprimer \u00e0 certaines personnes des choses difficiles \u00e0 exprimer en face \u00e0 face. Certains utiliseront \u00e9galement les lettres non-envoy\u00e9es pour exprimer leurs pens\u00e9es \u00e0 des gens disparus. Ce peut \u00eatre une bonne fa\u00e7on de dire au revoir, de fermer une porte qui refuse d&rsquo;\u00eatre tout \u00e0 fait ferm\u00e9e&#8230; Les lettres sont une bonne fa\u00e7on d&rsquo;agir, m\u00eame lorsque la situation nous rend impuissant ; l&rsquo;\u00e9criture est une forme d&rsquo;action, m\u00eame si elle ne se concr\u00e9tise pas toujours. Les lettres non-envoy\u00e9es permettent de tout dire, quitte \u00e0 faire du m\u00e9nage dans ses pens\u00e9es par la suite. C&rsquo;est une \u00e9criture qui permet de se d\u00e9fouler, de tout balancer sans s&rsquo;inqui\u00e9ter des r\u00e9actions. Elles peuvent \u00e9galement permettre de clarifier ses id\u00e9es avant de dire ce qu&rsquo;on a sur le coeur une bonne fois pour toutes, un peu comme une r\u00e9p\u00e9tition g\u00e9n\u00e9rale !<br \/>\nLes lettres non-envoy\u00e9es sont \u00e9crites pour quelqu&rsquo;un, mais elles sont \u00e0 vous. Elles peuvent \u00eatre d\u00e9truites par la suite, c&rsquo;est m\u00eame parfois pr\u00e9f\u00e9rable !<\/p>\n<h6>La r\u00e9flexion et l&rsquo;\u00e9criture m\u00e9ditative<\/h6>\n<p>Difficile \u00e0 d\u00e9crire, cette \u00e9criture toute paisible et si apaisante. C&rsquo;est en fait plus un \u00e9tat d&rsquo;esprit qu&rsquo;une technique, comme c&rsquo;est souvent le cas! Il s&rsquo;agit tout simplement de s&rsquo;isoler, de se donner du calme et surtout, de lib\u00e9rer son esprit. On associe souvent l&rsquo;\u00e9criture \u00e0 l&rsquo;\u00e9rudition, \u00e0 la pens\u00e9e ; essayez de faire taire cette partie de vous. Ne soyez plus rien, videz votre esprit. Et puis \u00e9crivez, question de voir ce qui se passe lorsque la petite voix de la raison se tait.<br \/>\nPuis, souvent, apr\u00e8s avoir tenu un journal pendant une certaine p\u00e9riode, on a parfois envie de le relire, ou simplement de revenir par \u00e9crit sur ce qui s&rsquo;est pass\u00e9. La m\u00e9ditation fait alors place \u00e0 une forme de r\u00e9flexion qui tend \u00e0 faire le point, qui pose des questions, qui cherche \u00e0 comprendre. La r\u00e9flexion rassure, donne un sentiment de sagesse. C&rsquo;est un questionnement, une exploration constante. J&rsquo;\u00e9cris souvent de cette fa\u00e7on, personnellement.<br \/>\nL&rsquo;\u00e9quilibre, donc ; la r\u00e9flexion cherche \u00e0 savoir, la m\u00e9ditation admet qu&rsquo;elle ne sait pas. Mais ce sont deux \u00e9tats d&rsquo;esprit qui servent l&rsquo;\u00e9criture du journal de fa\u00e7on presque magique.<\/p>\n<h6>Le jeu des points de vue et le dialogue<\/h6>\n<p>Le dialogue vous permet de voir le monde avec les yeux de quelqu&rsquo;un (ou de quelque chose !) d&rsquo;autre. Il s&rsquo;agit d&rsquo;\u00e9crire une conversation dans laquelle vous r\u00e9pondez pour l&rsquo;autre, ou vous permettez \u00e0 l&rsquo;autre de r\u00e9pondre \u00e0 travers vous. Tous les points de vue sont alors repr\u00e9sent\u00e9s et ont voix au chapitre. C&rsquo;est une technique qui peut para\u00eetre tr\u00e8s inconfortable ; on tend \u00e0 n&rsquo;\u00e9crire que ce qui est\u00a0<i>vrai<\/i>, ce qui fut r\u00e9ellement. Mais pourquoi s&rsquo;astreindre au r\u00e9el, qui n&rsquo;est pas toujours ce que nos yeux pr\u00e9tendent voir ? Jouer le r\u00f4le de quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre peut parfois s&rsquo;av\u00e9rer tr\u00e8s \u00e9clairant ! C&rsquo;est se forcer \u00e0 penser autrement, \u00e0 se mettre dans la peau d&rsquo;un autre et c&rsquo;est \u00e9galement se permettre d&rsquo;\u00eatre\u00a0<i>tout<\/i>\u00a0ce que nous sommes. Laisser les autres parler \u00e0 travers vous, permettez-vous d&rsquo;explorer des perspectives \u00e9trang\u00e8res.<\/p>\n<p>George Sand \u00e9crivait un journal dans lequel elle tenait des conversations avec sa personnalit\u00e9 masculine, par exemple. Il n&rsquo;y a vraiment pas de limites aux dialogues que vous pouvez avoir. On peut retourner dans le pass\u00e9, discuter avec l&rsquo;enfant que nous \u00e9tions, avec un ami perdu, un parent d\u00e9c\u00e9d\u00e9. De tels retours en arri\u00e8re peuvent permettre d&rsquo;exorciser des \u00e9v\u00e9nements pass\u00e9s, ou d&rsquo;\u00e9clairer des situations laiss\u00e9es ambigues. On peut \u00e9galement se permettre de r\u00e9gler des comptes, tout en laissant les autres r\u00e9pondre, ne serait-ce que virtuellement. Et pourquoi ne pas se projeter dans l&rsquo;avenir et questionner ce que l&rsquo;on deviendra ? On peut dialoguer avec des objets, m\u00eame ! Que rien ne vous arr\u00eate.<\/p>\n<h6>Liens d&rsquo;int\u00e9r\u00eat en journal-th\u00e9rapie<\/h6>\n<dl>\n<dt><a href=\"http:\/\/www.journaltherapy.com\/\">The Center for Journal Therapy<\/a><\/dt>\n<dd>Il s&rsquo;agit ici d&rsquo;un organisme mis sur pied par Kathleen Adams, \u00ab\u00a0the diary queen\u00a0\u00bb. \u00a0Si vous ne croyez toujours pas aux vertus du journal comme gu\u00e9risseur, ce site s&#8217;emploiera \u00e0 vous convaincre de ses bienfaits. Les Am\u00e9ricains semblent raffoler des ateliers de journaux intimes de ce genre. Un site int\u00e9ressant, sur une vague qui n&rsquo;a pas encore d\u00e9ferl\u00e9 au Qu\u00e9bec.<\/dd>\n<dt><a href=\"http:\/\/poetrytherapy.org\/\">National Association for Poetry Therapy<\/a><\/dt>\n<dt><a href=\"http:\/\/www.ncata.com\/poetry.html\">Poetry therapy<\/a><\/dt>\n<\/dl>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je recherchais ce que pouvait apporter d&rsquo;\u00e9crire. 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