Rescapée des attentats, elle ne veut pas parler de « monstres » mais d’êtres humains


Pas monstres mais êtres humains
Cette rescapée des attentats du 13-Novembre ne veut pas parler de « monstres » mais d' »êtres humains »
Invitée de l’émission « Clique Dimanche », diffusée ce dimanche 12 novembre sur Canal+, Caroline Langlade, rescapée de l’attentat du Bataclan en 2015, parle des terroristes qui ont semé la mort à Paris. « Je ne parle pas de monstres, je refuse ce mot-là. Les gens qui nous ont tiré dessus sont des êtres humains et c’est ce qui pose une vraie question derrière », explique-t-elle notamment.

Essayez de comprendre ne veut pas dires excuser, ça veut dire essayer de lutter contre.
Le soir du 13-Novembre, je me suis retrouvée face à face avec l’un des terroristes. Ce que j’ai vu, c’est un jeune de mon âge, qui a grandi dans un pays qui est similaire au mien, qui est la Belgique, un jeune qui a un visage qui ressemble à ceux de mes amis, mais avec un regard vide, un regard vidé d’humanité. Moi j’ai eu ce même regard pendant des semaines après le Bataclan.

Livre – L’étreinte d’Adrien Genoudet

Date de parution : 20/09/2017
Editeur : Inculte éditions
ISBN : 979-10-95086-46-8
EAN : 9791095086468
Format : Grand Format
Présentation : Broché
Nb. de pages : 134 pages
Poids : 0.173 Kg
Dimensions : 14,0 cm × 19,0 cm × 1,0 cm

Biographie d’Adrien Genoudet

Né en 1988, Adrien Genoudet est cinéaste, écrivain et chercheur en histoire visuelle. Il est assistant au Collège de France et enseigne le cinéma. L’Etreinte est son premier roman.

Résumé

Que nous reste-t-il de ce qui s’est passe le 13 novembre 2015 dans une salle de spectacle parisienne nommée Bataclan ? Et quelles résonances cet événement a-t-il suscitées dans notre mémoire ? En parcourant une série d’images qui éclatent comme des flashs, comme les crépitements d’une arme à feu, et qui hantent les esprits de toute une génération, ce roman d’une grande sensibilité raconte les pensées qui jaillissent en nous quand le drame survient.
Face à de telles violences qui nous laissent désarmés, il nous reste la faculté de convoquer les histoires, les contes de l’enfance, les figures, les symboles, les souvenirs à la fois subjectifs et communs auxquels elles nous renvoient. Adrien Genoudet, en adressant son récit à Salah Abdeslam et en marchant à sa rencontre, tente de percer l’insondable mystère du passage à l’acte, et de ce qui nous en préserve.
Avec pudeur et précision, son écriture, qui met en dialogue le langage et l’image, nous rappelle que, seuls, les voies et les détours de la fiction nous permettent d’embrasser le présent quand la brutalité du réel nous submerge. Etreindre, non pour excuser, mais pour comprendre – pour reprendre vie.

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