1/ La victimologie

La victimologie
Gérard Lopez est psychiatre et expert près la Cour d’appel de Paris.

  • Date de parution : 25/08/2010
  • Editeur : Dalloz-Sirey
  • Collection : connaissance du droit
  • ISBN : 978-2-247-08832-4
  • EAN : 9782247088324
  • Présentation : Broché
  • Nb. de pages : 191 pages
  • Poids : 0.175 Kg
  • Dimensions : 11,5 cm × 17,0 cm × 1,2 cm

Trop souvent confondue à tort avec la psychotraumatologie (discipline médicale), la victimologie n’est pour certains qu’une branche de la criminologie. Pour d’autres, elle est une transdiscipline qui aborde le phénomène victimaire à l’interface de quatre disciplines principales : droit, criminologie, psychotraumatologie et action humanitaire.

Représentations victimaires

Mais la compréhension des représentions victimaires, qui fondent la société occidentale et déterminent notre compréhension de la victimologie, nécessite une approche historique, sociologique, psychologique, économique, politique et au-delà, philosophique. Les grandes lignes de ces disciplines sont retracées dans cet ouvrage. Ce livre est destiné aux étudiants des différents diplômes universitaires et masters de criminologie et de victimologie. Mais il s’adresse, aussi, à tous ceux qui s’intéressent à la problématique des victimes. Il complète le très pratique : Les droits des victimes : droit, auditions, expertise, clinique publié chez Dalloz.


L’action de l’institut de Victimologie vise à promouvoir le traitement précoce et spécifique des victimes, à mettre en œuvre le travail en réseau entre les intervenants libéraux, hospitaliers et associatifs, et à susciter la création de lieux de soins spécifiquement adressés aux enfants et aux adultes victimes d’événements traumatiques.
Ces lieux devant être animés par des équipes pluridisciplinaires constituées de médecins et de psychologues spécialistes de ce travail.
L’institut de victimologie, association loi 1901, a été fondé le 8 novembre 1994 par le Docteur Gérard LOPEZ et le Docteur Aurore SABOURAUD-SEGUIN

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Livre – François Lebigot – Le traumatisme psychique

François Lebigot trauma psychiqueÉditeur responsable : Henry Ingberg – Ministère de la Communauté française – 44, boulevard Léopold II – 1080 Bruxelles.
Novembre 2006
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Clinique du traumatisme psychique

Nous écarterons d’abord une source de possible confusion. Il ne s’agit pas ici du « trauma sexuel infantile » de Freud, par lequel il expliquait dans les débuts de l’invention de la psychanalyse les symptômes de la névrose. Il s’agit du trauma de la mort, de l’anéantissement, qui peut d’ailleurs être le résultat d’une agression sexuelle. Voyons donc d’abord les caractéristiques de ce trauma.

Confrontation avec le Réel de la mort

Le traumatisme psychique résulte d’une rencontre avec le « réel » de la mort. Cela veut dire que le sujet s’est vu mort ou il a perçu ce qu’est vraiment la mort comme anéantissement, et non sous cette forme imaginaire qui caractérise le rapport des hommes à la mort. Freud faisait remarquer que nous savons tous que nous allons mourir, mais que nous n’y croyons pas. Il n’y a pas de représentation de la mort dans l’inconscient, et d’ailleurs comment représenter le néant.

Trois types de situations

Nous pouvons répertorier trois types de situations qui peuvent être à l’origine d’un traumatisme :

• Dans la première,

le sujet est lui-même concerné de près par la mort : agression, accident de la voie publique, accident du travail, attentat, etc.
Dans ces situations, il y a un bref instant où il s’est vu mort : il voit dans les yeux de l’agresseur qu’il va tirer, la voiture arrive sur lui à vive allure, il bascule dans le vide, la bombe explose à un mètre de lui.

• Dans le deuxième type de situation,

la mort de l’autre, de l’alter ego, survient brusquement sous les yeux du sujet. Un exemple : deux casques bleus sont de garde devant le Q.G. français à Sarajevo. Ils discutent tranquillement, la période est calme. Tout d’un coup l’un voit une tache rouge apparaître sur le front de l’autre, qui s’écroule au même moment, mort. Le survivant revivra la scène dans ses cauchemars.

• La troisième situation est appelée « la mort horrible ».

Les cadavres sont nombreux, et en mauvais état, mutilés, en cours de putréfaction. C’est
le genre de spectacle qui s’offre aux sauveteurs qui arrivent sur un grand carambolage autoroutier ou à des soldats qui découvrent un charnier.

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