BD – Hommage aux victimes des attentats de Paris

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Hommage aux victimes
Les dessinateurs et internautes du monde entier rendent hommage aux victimes des attentats du 13-Novembre à Paris sur les réseaux sociaux.
En janvier, à la suite de l’attentat de Charlie Hebdo, des milliers de dessins avaient été publiés sur les réseaux sociaux en hommage aux victimes. Alors que l’on apprend la mort d’au moins 118 personnes dans différents attentats qui ont eu lieu à Paris et en Seine-Saint-Denis, de nombreux dessins commencent déjà à apparaître.

Les dessinateurs regorgent de créativité pour montrer leur soutien et rendre hommage aux victimes des attaques à Paris. Choc, effroi, peur, colère…tant de mots qui pourtant ne peuvent résumer à eux-seuls l’état d’esprit des Français après les attaques subies à Paris le vendredi 13 novembre 2015. Alors les dessinateurs, les illustrateurs et autres artistes ont décidé de rendre hommage aux victimes avec des dessins. Des dessins qui montrent l’amour et la solidarité qui règnent en France. Plus faciles à poster sur les réseaux sociaux, ils sont – depuis les attentats de Charlie Hebdo – devenus un véritable symbole de soutien.

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Nous avons vécu un véritable cauchemar. Paris est blessée, la France est blessée. Les mots nous manquent… Les artistes ont pris le relai avec leurs pinceaux sur les réseaux sociaux.

Stéphanie, rescapée du Bataclan : « Je me suis retrouvée assise au balcon, ça m’a sauvé la vie »

Stéphanie, rescapée du Bataclan : « Je me suis retrouvée assise au balcon, ça m’a sauvé la vie »
16 novembre 2015
Stéphanie était présente vendredi dernier au Bataclan pendant les attentats. Un hasard a fait que contrairement à ses habitudes, elle s’est retrouvée à voir le concert assise, dans un balcon, loin de la scène. Cela lui a sauvé la vie.

« Tu es une miraculée. »

Les larmes aux yeux, le père de Stéphanie étreint sa fille sur le trottoir du boulevard des Filles du calvaire, à quelques centaines de mètres du Bataclan. Il est 2 h 20 et les retrouvailles père-fille sont poignantes. La demoiselle d’une vingtaine d’années sort tout juste de la salle de concert, emmitouflée dans une couverture de survie.
Encore abasourdie, elle fait partie des rares témoins du drame à s’arrêter au niveau du cordon derrière lequel sont confinés les journalistes, à une cinquantaine de mètres d’un restaurant japonais transformé en hôpital de fortune où les secouristes prodiguent les premiers soins.

Barricadés derrière une porte

Posément, la jeune femme à lunettes et aux cheveux bouclés raconte les trois heures de cauchemar qu’elle vient de traverser : « Avec une trentaine de personnes, on a couru quand il y a eu les détonations et nous sommes arrivés dans les loges, où nous nous sommes barricadés. On a bloqué la porte d’accès en la barrant d’un frigo et de meubles, et on a attendu… » Pratiquement trois heures. Autant dire une éternité : « On n’avait pas d’air, c’était irrespirable mais on n’osait pas ouvrir la fenêtre de peur de prendre une grenade. »
Si elle n’a jamais vu les terroristes, la demoiselle les a entendus à plusieurs reprises : « Ils ont frappé à la porte, disant qu’ils avaient des ceintures d’explosifs. Après, on les a entendus négocier avec le Raid. Puis il y a eu la fusillade. On sentait les vibrations. »
Les policiers d’élite mettront fin à son cauchemar : « Au début, on n’a pas voulu leur ouvrir. On ne croyait pas que c’était eux », raconte la jeune femme, qui n’a pas encore réalisé : « On pense que cela n’arrive qu’aux autres, qu’on est dans un mauvais rêve et que ça ira mieux après. » Malheureusement, la réalité l’a rattrapée derrière la porte des loges : « Il y avait des corps par terre et du sang partout. »