12 mai 2016 – Forum médical – Toulon

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Forum – Musique et Médecine : un outil thérapeutique reconnu à l’Hôpital

Le XIVe Forum médical du CHITS sera consacré, ce jeudi 12 mai 2016, à l’Art-Thérapie, et plus spécialement à la musique, sous l’égide du Dr Véronique Di Costanzo, chef du service d’endocrinologie et du Pôle « Médecine et Spécialités », à l’hôpital Sainte-Musse,

Tandis que les techniques évoluent sans cesse, au CHITS comme ailleurs, avec l’arrivée d’une nouvelle IRM ou d’un robot chirurgical, l’art en thérapie est une histoire ancienne, mais qui n’a pas encore trouvé toute sa place dans les services hospitaliers.

A Toulon, le Centre Hospitalier a été un précurseur dans ce domaine : dés les années 95, le Dr Nérina Profizi, chef du service de biologie et virologie a invité l’art à l’hôpital. Des concerts, des expositions de peinture se sont déroulés dans le hall d’accueil de l’hôpital de La Seyne. La relève a été assurée par Mme Brigitte Genetelli, directrice des Soins du CHITS. Et aujourd’hui, le Dr Véronique Di Costanzo utilise l’art, et notamment la musique, avec ses patients, en endocrinologie, et espère pouvoir l’étendre à d’autres spécialités (algologie, neurologie…)

Ce Forum original, organisé avec l’Association Pour l’Information Médicale et Scientifique (APIMS) présidée par le Dr Yannick Knefati, a choisi de s’intéresser spécialement de la musique, considérée comme thérapeutique depuis l’Antiquité. Ce sera donc l’occasion de découvrir de surprenantes et passionnantes histoires. C’est sans doute, également, l’art le plus étudié scientifiquement.
 

Des effets multiples

« Les effets de la musique, chez l’homme, sont multiples souligne le Dr Di Costanzo. Les aires cérébrales affectées au traitement de la musique sont plus nombreuses que celles affectées au langage. L’entraînement stimule la plasticité cérébrale, ce qui ouvre de véritables voies de recherche, grâce à l’IRM fonctionnelle entre autres.
Il est d’ailleurs possible d’ identifier un « cerveau musicien » à l’œil nu grâce au volume des lobes temporaux. Les hormones aussi sont impliquées dans le ressenti musical.

Finalement, la musique agit sur le rythme cardio-respiratoire, la pression artérielle, la tension musculaire, les capacités motrices, visuelles, le ressenti de la douleur, le stress, la cognition… La musique, à l’origine d’émotions intenses, pourrait constituer l’un des stimuli de circuits alternatifs aux voies lésées, et ressusciter des souvenirs enfouis. »

A ce stade, l’art et la recherche se rejoignent, et sont plus que jamais d’actualité.
Non sans humour, Véronique Di Costanzo, rappelle que le plus vieil instrument connu, la flûte-fémur de l’homme de Néanderthal, « est âgé de plus de 40 000 ans, accréditant la thèse que la musique, davantage que le langage, est peut-être le propre de l’Homme. »

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Mercredi 20 avril – Les neurosciences auscultent la créativité

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Conférence : L’étude du cerveau peut-elle expliquer le processus créatif ?
Metin Arditi et
Idan Segev en débattront le

20 avril à Uni Dufour.

Par Irène Languin

@Gazonee

Le premier écrit des romans ; le second fait des recherches en neurobiologie. Mercredi soir, l’artiste et le scientifique tenteront de décrypter ensemble les rouages de la création à la lumière des neurosciences. Quels mécanismes sont mis en œuvre dans le cerveau d’un poète lorsque les mots lui viennent ?
Pourquoi le romancier invente-t-il telle histoire, le musicien telle mélodie ?
L’encéphale s’agence-t-il différemment selon qu’il dote un mathématicien surdoué ou un bipède plus ordinaire ?

C’est pour répondre à ces vastes questions que l’Université de Genève (UNIGE) a invité l’écrivain genevois Metin Arditi et le professeur Idan Segev, directeur du Département de neurobiologie de l’Université hébraïque de Jérusalem, dont l’équipe est affiliée au Human Brain Project. Ils échangeront leurs vues sous la houlette de Stephan Eliez, professeur au Département de psychiatrie de la Faculté de médecine de l’UNIGE. Le débat se déroulera en anglais, avec traduction simultanée.

« Je serai probablement parmi les personnes les plus intéressées à la discussion dans la salle, sourit Metin Arditi. J’attends des réponses à mes questions ! » L’homme de plume identifie, dans son propre processus créatif, trois cas de figure. D’abord quand il utilise un savoir précis, telle sa formation de physicien, comme matériau pour une fiction originale. Ensuite lorsqu’il existe un lien entre l’histoire qu’il imagine et son subconscient : « Sur le moment, je ne sais pas pourquoi je rédige une scène mais je le comprends après coup. C’est freudien. » Et enfin, parfois, d’inexplicables coïncidences se produisent. « J’ai rencontré une femme qui avait trouvé la consolation de la perte d’un fils dans les bras d’un très jeune homme au moment précis où j’étais attelé à la rédaction d’une histoire similaire. C’était très troublant. »

C’est depuis la fin des années 90 que les scientifiques se sont intéressés à l’activité mentale dans les mécanismes de la créativité. Ils ont aujourd’hui l’idée d’un certain nombre de circuits qui y interviennent. Les techniques d’imagerie fonctionnelle ont par ailleurs mis au jour des différences structurelles dans l’organisation cérébrale des compositeurs. « On est en train de comprendre le fonctionnement du cerveau, c’est un moment unique dans l’histoire de l’humanité, s’enthousiasme Stephan Eliez. En même temps, ce fonctionnement est si compliqué qu’on peut se demander si l’homme est en mesure de l’appréhender ! »

Les mystères de la création artistique : que peuvent dire les neurosciences sur les mécanismes de la créativité ?

Mercredi 20 avril à 18 h 30 à Uni Dufour. Entrée libre. (TDG)

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LES MYSTÈRES DE LA CRÉATION ARTISTIQUE
Que peuvent dire les neurosciences sur les mécanismes de la créativité ?

Débat entre Metin Arditi et Idan Segev
Modération par Stephan Eliez
18h30
Uni Dufour, 24 rue Général Dufour, 1204 Genève
Entrée libre
Pour toute information, contacter :