Livre – Création et prison par Caroline Legendre

Ed. decréation_et_prison20100423 l’Atelier, Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne)
1994
Est-il possible de créer en prison ? Sous quelles formes l’art peut-il pénétrer dans ce monde clos ?
Qu’apporte-t-il aux détenus ?
Quel rôle peut-il jouer dans l’institution pénitentiaire ?
Quels effets l’enfermement exerce-t-il sur la création ?
L’art peut-il servir d’outil à certaines thérapies en milieu carcéral ?
Peut-il libérer une parole captive ?
Comment concilier liberté de créer et contrainte de l’enfermement ?
Ce livre tente de répondre à ces différentes questions en publiant les principaux actes du colloque Création et prison, organisé en avril 1993 au Tribunal de Grande Instance de Créteil dans le cadre de la manifestation L’Art et la Prison. Plusieurs peintres qui ont participé à l’expérience lyonnaise Complicités d’Évasion exposent l’histoire, le sens, les résultats et les perspectives de cette opération. La parole est également donnée à des professionnels intervenant plus régulièrement en détention dans les ateliers de peinture, de théâtre, de danse, etc. Une table ronde réunit des spécialistes de différentes thérapies utilisant en prison diverses formes d’expression artistique : art-thérapie, musicothérapie, etc. Ainsi, la création plus qu’une évasion, peut fournir les outils d’une construction ou d’une reconstruction de l’individu en prison. – 4e de couverture –
(date de publication : décembre 1994)

Jean-Michel Oughourlian – Fonction du religieux et du politique

Psychopolitique]-M.O : Au long de l’histoire de l’humanité, le religieux me semble-t-il a progressivement reculé pour se transformer en politique. Le politique, comme le religieux, a deux fonctions essentielles :
1. assurer la paix et l’ordre à l’intérieur de la communauté, c’est-à-dire la cohérence de la nation ;
2. de même que l’apanage du religieux est de désigner la victime à sacrifier, l’essence du politique consiste en la désignation de l’ennemi. Comme l’écrit Carl Schmitt : « La distinction spécifique du politique, à laquelle peuvent se ramener les actes et les mobiles politiques, c’est la discrimination de l’ami et de l’ennemi2. »
2. Schmitt, Carl, La notion de politique – Théorie du partisan,
Paris, Calmann-Lévy, 1972, p. 66.
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