L’art-thérapie et la maîtrise des pulsions de destruction

L’art-thérapie et la psychanalyse
By on juin 8, 2018
GROBLI Zirignon
Psychanalyste, peintre et art-thérapeute
L’Art-Thérapie voit le jour dans un monde réduit aux dimensions de « village planétaire », dans le contexte, il faut le préciser, de la « civilisation occidentale » qui a anéanti toute diversité culturelle et proclamé la « mort de Dieu ».
C’est dire que cette modalité d’Art-Thérapie, qui procède de la psychanalyse freudienne, intéresse nécessairement les hommes de toutes les contrées du monde, aussi bien les sous-développés que les super développés, confrontés sans distinction à l’angoisse de survivre dans une culture monolithique dont les caractéristiques essentielles sont : la contestation de l’autorité paternelle, la remise en question du couple et de la famille cellule de base de la société, la transgression de la différence des sexes, l’intolérance à la frustration, la revendication effrénée du droit à la jouissance, la méconnaissance de la valeur fondatrice du travail, la perte du sens de l’existence, le triomphe du sentiment de l’absurde (source du Désespoir qui enveloppe l’Humanité actuelle) et, pour comble, la catastrophe environnementale qui menace la permanence du monde.


Têtes coupées

L’art-thérapie et la psychanalyse

L’Art-Thérapie d’inspiration analytique, s’assigne comme objectifs d’apporter sa contribution à la restauration du « Tissu langagier » en état de déliquescence, en instaurant des relations de soutien et de « guidance » dans les familles en difficulté de cohésion, auprès des enfants et des adolescents en mal de socialisation, des écoliers et des étudiants confrontés aux échecs, et en oeuvrant à la réintégration des marginalisés.
…/…
Le constat selon lequel ce qui ne peut se communiquer par le « langage verbal » s’exprime par le « langage du corps » ou se transpose en formes graphiques, est à l’origine de l’Art-Thérapie.
…/…
L’approche art-thérapeutique est une technique de cure qui a recours à la médiation artistique, nécessitée par la déliquescence de la parole discursive, de plus en plus infiltrée par des pulsions de destruction.
…/…

Pour lire l’article, cliquez sur le logo de Afrikhepri fondation

Jeudi 8 – Vendredi 9 octobre – Journées mondiales de la santé mentale à Clichy

Affihe-santé-mentaleJeudi 8 octobre 2015 – 16 heures

Réunion animée par le secteur de psychiatrie adulte de la ville de Clichy
et par un représentant de l’Unafam

Maison des Associations

80 boulevard du Général Leclerc

Vendredi 9 octobre 2015 – 10 heures à 14 heures

Stand d’information sur le handicap psychique

Hôtel de Ville

Animé par le Conseil local en santé mentale

Journée mondiale de la santé mentale
En 2004, la Journée mondiale de la santé mentale mettait l’accent sur les liens entre santé mentale et santé physique. Les données dont on dispose aujourd’hui indiquent que les personnes atteintes de maladies mentales, et en particulier celles qui sont placées en établissement, présentent des taux de mortalité par cancer et par cardiopathie plus élevés que la population générale. Il existe des interventions qui permettent de réduire la détresse physique et mentale des individus et les pertes qu’elle cause à la société. Pourtant, on constate qu’il subsiste une proportion importante de personnes atteintes de troubles mentaux qui ne bénéficient pas du traitement dont elles auraient besoin. Dans la Région européenne de l’OMS, on estime que 50% des personnes dépressives et 20% de celles atteintes de schizophrénie ne reçoivent pas de traitement médical.
« Sans santé mentale et sans bien-être, il n’y a pas de vraie santé »
C’est en réponse aux préoccupations suscitées dans tous les pays par le lourd tribut prélevé par les troubles mentaux et à l’urgence d’améliorer les politiques de prévention et de traitement qu’est organisée la Conférence ministérielle européenne de l’OMS sur la santé mentale.
Cette conférence témoigne de la volonté des pays de s’inspirer des nombreux exemples existants de bonnes pratiques. Ceux-ci prouvent qu’il est possible de promouvoir la santé mentale et de prévenir ou de traiter efficacement la morbidité mentale.
Relever les défis, trouver des solutions
Mettre en place des systèmes de soins complets et efficaces, promouvoir la santé mentale de la population, faire en sorte que le personnel ait les capacités requises, et donner aux utilisateurs de services de santé mentale et à leur famille les moyens de se prendre en charge. Les Etats devraient adopter un plan d’action, qui soulignerait l’importance fondamentale de la santé mentale pour la qualité de vie.

Message du secrétaire général des Nations Unions

Bien que, dans notre esprit, les maladies restent distinctes et séparées, en réalité, les gens sont souvent victimes de multiples maux en même temps. Ainsi, de nombreuses personnes souffrent à la fois d’une maladie mentale et d’une maladie physique. Cette concomitance est particulièrement tragique pour certains groupes de population tels que les personnes âgées et les pauvres. En effet, les maladies tendent à se multiplier et à empirer avec l’âge ou lorsque l’on vit dans des conditions difficiles. L’explosion mondiale du VIH/sida, la réapparition de maladies qui avaient cessé de tuer, comme la tuberculose, et l’apparition de nouvelles infections ont mis en évidence les liens entre maladies physiques et dépression. On constate chez les malades concernés davantage de complications parce qu’une maladie mentale chez une personne atteinte d’une maladie physique qui met sa vie en danger non seulement accroît le degré de ses souffrances mais la rend, en outre, moins encline à suivre son traitement.
C’est pourquoi, lorsque l’on traite une maladie, il faut examiner la personne globale, dans tout son ensemble. Pour cela, ceux qui dispensent des soins de santé – mentale et physique – doivent conjuguer leurs efforts dans l’exercice de leurs responsabilités et mettre leurs compétences en commun. En cette Journée mondiale de la santé mentale, prenons l’engagement d’adopter une démarche holistique et de soigner en même temps le corps et l’esprit. »