Les neurones qui réécrivent les souvenirs traumatiques

Les neurones qui réécrivent les souvenirs traumatiques
15.06.18
Des neuroscientifiques de l’EPFL ont localisé les cellules permettant de reprogrammer des souvenirs durables d’expériences traumatiques en souvenirs de sécurité, une première dans le domaine des neurosciences. L’étude est publiée dans la revue Science.
Les souvenirs d’expériences choquantes peuvent être à l’origine de problèmes mentaux comme le trouble de stress post-traumatique (TSPT), qui peuvent détruire la vie d’une personne. On estime actuellement que près d’un tiers de la population présentera des troubles liés à la peur ou au stress à un moment ou un autre de sa vie.
Une nouvelle étude montre maintenant comment, au niveau cellulaire, une thérapie est capable de traiter des souvenirs traumatiques, même très anciens.

« Nos découvertes ont permis, pour la première fois, de mettre en lumière les processus à la base du succès du traitement des souvenirs traumatisants »,

explique Johannes Gräff, professeur à la Faculté des sciences de la vie de l’EPFL, dont le laboratoire a réalisé l’étude.
Dans le domaine du traitement des souvenirs traumatisants, une question fait depuis longtemps débat : l’atténuation de la peur passe-t-elle par la suppression de la trace de peur d’origine dans la mémoire et son remplacement par une nouvelle trace de sécurité, ou par la réécriture de la trace de peur d’origine en trace de sécurité ? Une partie du débat est liée au fait que nous ne comprenons toujours pas exactement comment les neurones stockent les souvenirs en général. Bien qu’ils n’excluent pas une suppression, les résultats de cette étude montrent pour la première fois l’importance de la réécriture dans le traitement des souvenirs traumatiques.
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Siri Hustvedt – La femme qui tremble – Une histoire de mes nerfs

Siri Hustvedt
La femme qui tremble
Une histoire de mes nerfs
Traductrice : Christine Le Boeuf
Date de parution : 11/01/2013
Editeur : Actes Sud
Collection : Babel
ISBN : 978-2-330-01447-6
EAN : 9782330014476
Format : Poche
Présentation : Broché
Nb. de pages : 256 pages
Poids : 0.205 Kg
Dimensions : 11,0 cm × 17,6 cm × 2,0 cm


Résumé

En 2005, alors qu’elle vient à peine de commencer à prononcer le discours préparé en l’honneur de son père disparu deux ans auparavant, Siri Hustvedt voit soudain tout son corps secoué par d’irrépressibles tremblements. Aussi effrayée que stupéfaite, elle constate que cette crise n’affecte cependant ni son raisonnement ni sa faculté de s’exprimer. Afin de cerner la nature de ce spectaculaire et, bientôt, récurrent, phénomène de dissociation, Siri Hustvedt entreprend d’aller à la rencontre de cette “femme qui tremble”, ce Doppelgänger dont elle vient de découvrir l’existence.
Pour y parvenir, la romancière, de longue date fascinée par les phénomènes liés aux désordres psychiques, s’engage dans une recherche approfondie. Assistant, puis participant activement, à des séminaires de neuropsychologie tout en s’impliquant dans des ateliers d’écriture en lien avec des institutions psychiatriques officielles, l’écrivain ne manque pas d’accueillir également, pour étayer son enquête, les inépuisables témoignages que délivrent, sur le sujet, non seulement les oeuvres littéraires qui l’ont nourrie mais aussi les découvertes dont sa pratique personnelle de l’écriture est le constant laboratoire.
Synthèse d’un parcours placé sous le signe de la rigueur intellectuelle et d’une réquisition, parfois douloureuse, de l’opaque mémoire affective individuelle, La Femme qui tremble s’affirme comme une approche aussi ambitieuse qu’inédite de l’histoire des pathologies mentales, aborde sans détour les rapports de la maladie avec le geste créateur, et délivre une parole d’humilité solidaire de la souffrance de “l’autre”.


Biographie de Siri Hustvedt

Le père de Siri Hustvedt est un Américain d’origine norvégienne et sa mère est norvégienne.
Poétesse, essayiste et romancière reconnue, elle est diplômée (Ph.D.) en littérature anglaise de l’Université Columbia1.
Son premier roman, Les Yeux bandés est édité en 1992, et son troisième roman Tout ce que j’aimais connaît un succès international. En 2010, elle édite un essai La femme qui tremble, sur les troubles neurologiques qu’elle a étudiés dans les hôpitaux psychiatriques. Le recueil Vivre Penser Regarder, paru en 2013, rassemble 32 conférences et articles, prononcés ou publiés séparément entre 2005 et 2011. Elle y développe ses thèmes de prédilection, mêlant les apports de la littérature, de la philosophie, de la psychologie ou encore des neurosciences. Ses œuvres sont traduites dans seize langues à ce jour. En France, les écrits de Siri Hustvedt sont traduits par Christine Le Bœuf et publiés chez Actes Sud.

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