Nayla Chidiac – « Besoin d’écrire » : l’écriture comme thérapie

Nayla Chidiac écriture – Ajoutée le 13 févr. 2016



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Pour les patients victimes de traumatisme, l’écriture permet un travail de lien pour arriver à un Soi non effracté, alors capable d’élaborer et de créer. L’écriture devient un travail qui participe à la reconstruction de la personne blessée, voire anéantie par son trauma, afin de panser une blessure psychique par une pensée matérialisée et permise par la médiation de l’écriture. Le trauma est ainsi analysé sur différents plans et notamment sur celui de la temporalité. L’écriture éminemment subjective du parcours de vie devient en quelque sorte le maillon manquant qui tisse le lien transgénérationnel, reliant ainsi la génération des parents avec celle de leurs descendants.
Nous favorisons par conséquent :
• toutes les formes mais avec des thématiques ciblées telles que :
la perte, la colère, la douleur, le lâcher prise, la peur, le toucher, l’avenir, la séparation ;
• l’alternance des formes et des thèmes d’une séance à une autre :
ainsi, ne jamais faire deux séances suivies de dialogues ou deux séances consécutives consacrées à la séparation ;
• lors du temps de parole, nous privilégierons la discussion autour du ressenti de l’écriture elle-même ainsi que des processus mis en œuvre par les patients lors de l’écriture.


Autres billets sur le livre de Nayla Chidiac – Ateliers d’écriture thérapeutiques
1/ Chidiac Nayla – Ateliers d’écriture thérapeutique
2/ La médiation écriture
3/ Que permet l’écriture en psychothérapie à médiation artistique ?
4/ L’écriture cathartique
5/ L’autofiction
6/ Pour Semprun, l’écriture et la mémoire sont indissociables
7/ Dans 
le cadre d’un atelier à visée thérapeutique, l’écriture permet de ressentir 
un plaisir
9/ Vignette clinique – Virginia W


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Syrian refugee children process trauma through art

Syrian refugee children process trauma through art
NGOs in Lebanon have been using art therapy to help children to deal with the horrific events they witnessed in Syria.
By India Stoughton
Lebanon – 4 March 2017
Beirut – Some Syrian refugee children process the trauma of war by drawing tanks and bloodshed; others focus their art on rainbows and flowers, images of happier times.

This is what art therapists working in Lebanon have found after years of working with Syrian children fleeing war in their home country.

« Art is a very effective way to work with kids, » said art therapist Dania Fawaz, who has collaborated with a number of NGOs that work with vulnerable youth, including Tahaddi, Himaya, Intersos and Caritas.

« Verbalising a traumatic event for a child – or even for an adult sometimes – can create so much anxiety that it hinders their capacity to express, » she told Al Jazeera. « A lot of children, especially the younger ones, haven’t developed the verbal skills they need to describe such horrific events, especially if you’re speaking about war. Art is a less directive and more natural tool for children to express themselves. »


« Some children become extremely hyperactive after trauma, and some become extremely withdrawn, so I try to allow the children to decide at their own pace when they would like to start to revisit these memories, » she said.

« [Some] children who’ve recently arrived in Lebanon from Syria very quickly begin to draw images of chopped heads and the army tanks coming closer – very graphic images for a child to have seen… [Others] have lived through a lot and all they want to draw is rainbows and flowers, and this is what they need. »

The aim of the art therapy sessions is to help children to overcome symptoms such as anxiety, anger and behavioural difficulties.

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