Lyon – 27-28 janvier 2018 – 3ème rassemblement des dramathérapeutes


3ème RASSEMBLEMENT des dramathérapeutes et professionnels utilisant les arts scéniques à des fins thérapeutiques, sociales et éducatives

« De soi à l’autre, de l’autre à soi »

Samedi 27 janvier 2018

de 10h à 20h

Dimanche 28 janvier 2018

de 9h à 16h

Le Karbone
MJC Monplaisir
25 avenue des Frères Lumière

69008 Lyon

Présentation
Programme du rassemblement
Bulletin d’inscription


SAMEDI 27 JANVIER 2018
10 h — Accueil
10h30 – Ouverture du rassemblement | Salle Le Karbone
11h — Tamara Guenoun
« Le je(u) entre soi et l’autre : le processus de subjectivation à l’adolescence à la lumière de la dramathérapie ».
Conférence suivie d’un échange.

13h30 – Pause déjeuner


13h30 – Atelier DvT N° 1 ouvert à tous | Salle Le Karbone
Barbara Lau et Kathleen Olivier
« Les transformations développementales, un art de jouer avec l’imprévisible de la vie ».
14h – Ateliers expérientiels (2 h), au choix : (inscription préalable obligatoire)

| Salle Le Karbone
Pascale Klein
« L’attention du cœur ».
Explorer le stade du miroir et l’identité à travers le mouvement dansé, avec le cœur comme force motrice.

| Salle Curie
Irina Katz Mazilu
« L’impression, compression, expression de la colère »
Une approche métaphorique de la métabolisation/ transformation de la colère par le jeu des masques et marionnettes.

| Salle Arts Martiaux
Valérie Descroix
« Explorer son Être thérapeute instinctif »
via les Arts-Thérapies Assistées par l’Animal. Par-delà l’Être thérapeute enseigné, idéalisé ou construit ; le contact à l’état brut.

| Salle Aubrac
Fabrice Bernard
« L’Autre, comme un bout de soi… »
Objet papier – Signe de soi. Du corps matière au corps poétique

16h – Pause


16h30 – Présentations de cas cliniques ou d’expériences (1 h), au choix :

| Salle Le Karbone
Ilil Land-Boss
« Relations théâtre/dramathérapie/rituels/ritualité ».
les liens anciens entre théâtre et rituels, les différences entre chamanes, acteurs et dramathérapeutes et la structure rituelle dans l’espace et le processus en dramathérapie.

| Salle Aubrac
Marielle Paré
« De l’importance, parfois de l’urgence et « je dirais même plus » de la magie du regard… »
Expériences cliniques en lien avec la technique « Basic PH » de Mooli Lahad.

17h – Pause


17h45 – Présentations de cas cliniques ou d’expériences (1 h), au choix :

| Salle Le Karbone
Anne-Marie Perez Castano
« Le travail du masque ».
Le masque est un outil de révélation et d’inspiration, de sublimation. Le masque permet
de vivre l’altérité et une révélation de son identité.

| Salle Aubrac
Eliza Sweeney
« Le contre transfert corporel en dramathérapie »
Quel regard porter sur le travail du dramathérapeute écoutant le corps de l’autre avec ses propres perceptions corporelles ?

| Salle Curie
Luc Sidobre
« Jeu de planches et thérapie »
Etude scientifique.
Améliorer chez les adolescents ayant une déficience intellectuelle le rapport à soi, aux autres par la dramathérapie.

18h45 – Pause


| Salle Le Karbone
19h00 – Projection de deux courts métrages réalisés Myriam Rey « This Island’s
mine », court métrage documentaire de fin d’étude qui explore la méthode Heartbeat de Kelly Hunter et « Only my Voice » , poème visuel et sonore autour de quatre femmes en exil à Athènes. La projection sera suivie d’un échange avec la réalisatrice.

| Salle Le Karbone
19h50 – Courts échanges « Impressions » sur cette première journée
20h – Clôture de la première journée.

Walter Orioli – Théâtre et thérapie

Date de parution : 11/10/2010
Editeur : Macro Collection : Développement personnel
ISBN : 978-88-6229-195-8
EAN : 9788862291958
Présentation : Broché
Nb. de pages : 343 pages
Poids : 0.77 Kg
Dimensions : 17,0 cm × 24,0 cm × 2,5 cm


Résumé
Née du dialogue entre la psychologie et le théâtre, et de leur contamination, bien que, comme le souligne l’Auteur, ni le théâtre, ni la thérapie n’ont vocation à se substituer à l’autre, la théâtrothérapie vise à développer le potentiel humain à partir de la dimension corporelle : la représentation de sa propre histoire personnelle à travers l’interprétation d’un personnage est l’occasion pour l’acteur d’entreprendre un parcours de connaissance de soi, de développement et de guérison.


Biographie de Walter Orioli
Walter Orioli, diplômé en psychologie, thérapeute et metteur en scène, spécialiste du psychodrame et de la bioénergétique, a dirigé plusieurs compagnies théâtrales et participé à de nombreux projets de réinsertion de jeunes délinquants en collaboration avec différentes structures sanitaires italiennes (ASL) et centres pour toxicomanes. Il donne des cours dans plusieurs universités et structures publiques et privées ; il est le fondateur et le président de la Fédération italienne de théâtrothérapie ; il est président de l’Association Politeama et il a écrit de nombreux livres sur le sujet qui sont devenus des classiques du genre.
Il vit à Monza, en Italie.

Pour acquérir le livre, cliquez sur la couv.

Introduction, p.19

Orioli, W. (2010). Théâtre et thérapie. Cesena : Macro Ed.
« Le théâtre représente un large éventail de rapports humains : alors que la vie s’écoule, toujours présente, le théâtre est un fait extraordinaire qui reproduit l’existence sous une forme spéciale.
Quelqu’un qui l’a fréquenté sait bien que pour lui, c’est la synthèse shakespearienne qui prévaut :

« Le théâtre possède la terrible et indépendante capacité thérapeutique de démystifier les intrigues et les illusions qui tissent l’expérience, il est donc indispensable à une existence authentique ». […]

Dans l’action spontanée de la performance, la composante corporelle, instinctive est liée au social et à l’aspect métaphysique, dans un va-et-vient incessant entre les éléments symbolique, artistiques et psychologiques.
Le style de vie des sociétés modernes en Orient et en Occident convient peu à la spontanéité, alors que les méthodes fonctionnelles, l’utile et la morale idéologique occupent beaucoup d’espace. J’ai l’impression que nous sommes les prisonniers de la raison faite calcul, du marché et de la peur de changer.

Qu’est-ce que la vie sans relations spontanées ni gaieté dans le renouveau ?

Le théâtre nous conduit à apprécier le divertissement gratuit, le jeu sans finalité, le développement du potentiel individuel et relationnel. Dans ce contexte, nous plaçons notre façon d’être dans l’action scénique, non pas pour donner un caractère pathologique à la société ou à l’individu, mais pour nous affranchir de toute raison « critique » et « pratique », de toute division entre le corps et l’âme.
Dans le domaine concret, la présence de l’acteur est fondamentale et reflète un style de vie créatif et imaginatif, à tel point qu’on peut considérer le comédien comme un prototype de l’homme délivré des mystifications et des mensonges superstructurels.
Le corps dans ses multiples dimensions devient un temple inviolable, le gardien fondamental de l’être et du bien-être.
Paradoxalement, le théâtre naît du désordre de la chair, comme dans les anciennes fêtes du carnaval, et s’alimente dans la fiction où tout est virtuellement possible dans la mesure où tout est réel et irréel, artificiel et authentique. L’acteur interprète un personnage qu’il n’est pas mais qui lui renvoie son image. Le personnage est une fiction. Il représente donc tout ce que l’homme-acteur n’est pas dans la vie quotidienne, tout en possédant toutefois quelque chose qui lui appartient profondément. « Un acteur habillé en fille interprète une fille habillée en garçon ». Dans le jeu sérieux du théâtre, tout est spontané, mais aussi extrêmement préétablit : il est impossible de savoir de quel côté du miroir nous nous trouvons.
Nous souhaiterions qu’une aussi riche complexité alimente notre façon de vivre et c’est en vue de cet idéal que nous faisons, écrivons et réfléchissons sur l’action scénique. […]
L’attention est fixée sur le théâtre comme instrument capable de développer les compétences et les ressources individuelles dans un contexte collectif et dans des setting particuliers, comme les ateliers, où il est possible d’optimiser la corrélation dans sa dimension physique, mentale et sociale. En effet, le modèle auquel faire référence est l’individu entendu comme être bio-psycho-social, c’est-à-dire l’individu dans le contexte du corps, du psychisme et dans son rapport avec les autres. L’objectif est de créer des gestes et des actions capables de développer l’énorme potentiel expressif des forces intérieures et de conduire à une meilleure connaissance de soi. »