Atelier – 24 juin 2017 – Atelier Attrape-rêves


L’ « attrape-rêves amérindien » illustre une vision animiste du monde des rêves. Ce filet attrape les rêves, il est muni d’un cristal au milieu qui conserve les mauvais rêves jusqu’au lever du soleil qui les brûlera, tandis que les plumes qui pendent reversent les bons rêves dans l’esprit du dormeur. Sa forme circulaire représente le cycle de la vie, et la toile est tissée de l’extérieur vers l’intérieur, comme le travail de l’endormissement.
Ce dispositif idéalisant peut se révéler néanmoins assez frustrant pour un jeune enfant, car il faut bien qu’il y ait des mauvais rêves. C’est là l’expression même de ses angoisses sous une forme que ses parents peuvent recevoir, et avec une mise à distance qui le protège, c’est aussi l’expression de sa frustration par rapport à l’endormissement, et de sa colère face à ses parents qui le lui imposent…

Bérengère Beauquier-Maccotta, pédopsychiatre, chef de clinique dans le service du Pr B. Golse.
Bernard Golse, pédopsychiatre-psychanalyste, chef du service de pédopsychiatrie de l’hôpital Necker-Enfants Malades (Paris) ; professeur de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent à l’Université René Descartes (Paris V).




Partenaire : Mairie de Longpont-sur-Orge
Courriel : accueil@mairie-longpont91.fr

Article – Les capteurs de rêves de Daniel Puskas

Un article de la revue Filigrane

Volume 17, Numéro 2, automne, 2008, p. 110–121
L’avenir du clinicien II

Tous droits réservés © Santé mentale au Québec, 2008

L’auteur témoigne de son parcours comme psychoéducateur auprès de jeunes en difficulté, métier qu’il exerce en parallèle à celui de psychanalyste, et qui lui a permis de se familiariser avec des modes de fonctionnements psychiques particuliers. Ses deux métiers se nourrissent l’un de l’autre.

Le capteur de rêves, cet instrument du quotidien aux pouvoirs magiques, placé au-dessus du lit du dormeur et servant à capter ses rêves, prend sa source dans l’imaginaire amérindien. Un proverbe des Premières Nations affirme que :
« Tous ceux qui connaissent le succès ont d’abord rêvé à quelque chose. »
L’intervenant des Centres Jeunesse incarne, pour moi, un capteur de rêves. Cette métaphore révèle son aspect protecteur : la captation des cauchemars dans les fils qui les retiennent. C’est l’une des tâches essentielles dévolues par notre société, entre autres, aux éducateurs. En plus, le capteur de rêves laisse passer, en son centre, les bons rêves. Il s’agit ici des activités oniriques bien sûr, mais surtout de l’espoir à capter, à porter, pour chacun de ces jeunes et leurs familles.

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