3 octobre 2017 – #Arte – Burning Out, dans le ventre de l’hôpital

Sur Arte Mardi 03 oct. 2017 à 20:50
Burning Out, dans le ventre de l’hôpital
Réalisateur : Jérôme Le Maire
SYNOPSIS
A l’Hôpital Saint-Louis, à Paris, le bloc opératoire regroupant les activités chirurgicales fonctionne à la chaîne : quatorze salles en ligne ayant pour objectif de pratiquer chacune quotidiennement huit à dix interventions. L’organisation du travail, hyper-sophistiquée, est devenue pathogène. Stress chronique, burn-out et risques psychosociaux gangrènent l’hôpital. Consciente de ce problème, l’administration a commandé un audit sur l’organisation du travail afin de tenter de désamorcer le début d’incendie. L’objectif de ce film est de plonger au coeur du travail et de ses excès, quand l’embrasement menace. Après deux ans de recherche, le cinéaste, en collaboration avec Pascal Chabot, auteur de «Global Burn-out», a choisi de s’immerger dans cette situation particulière.

Pour aller sur le site d’Arte, cliquez sur le logo

Les médecins invités à prendre le burn-out plus au sérieux

Les médecins invités à prendre le burn-out plus au sérieux
Par Damien Mascret
22/05/2017
La Haute Autorité de santé émet de nouvelles recommandations pour mieux repérer les travailleurs en souffrance.

« Sujet à débat et à controverse, le syndrome d’épuisement professionnel peut avoir des conséquences graves sur la vie des personnes et nécessite une prise en charge médicale. »

C’est ainsi que la Haute Autorité de santé (HAS) explique la publication d’une « fiche mémo » destinée aux médecins pour les aider à repérer et à prendre en charge le burn-out.
Pragmatique, la HAS adopte une définition consensuelle :

« Le syndrome d’épuisement professionnel, équivalent en français du terme anglais burn out, se traduit par un épuisement physique, émotionnel et mental qui résulte d’un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes sur le plan émotionnel. »

L’année dernière, l’Académie de médecine avait avoué son impuissance à définir clairement ce qu’était le burn-out, mais, dans le même avis, les sages avaient surtout insisté pour que cette souffrance au travail soit mieux étudiée et prise en charge, maladie ou pas. Car si le syndrome n’est pas reconnu par les deux grandes classifications internationales des maladies mentales, la CIM de l’OMS et le DSM américain, il n’en répond pas moins à un ensemble de caractéristiques identifiables.
En rendant son avis, l’Académie de médecine avait aussi plaidé pour que le sujet ne soit pas confiné au ministère du Travail. Message reçu 5 sur 5 à l’époque par la ministre de la Santé, Marisol Touraine, qui avait aussitôt saisi la HAS. Le résultat est donc la fiche mémo publiée ce 22 mai.
Avec un focus intéressant axé sur l’accompagnement du retour au travail. Un moment toujours délicat après l’arrêt de travail de plusieurs semaines qui est généralement l’un des piliers de la prise en charge :

« À cet effet, il est recommandé d’organiser une visite de préreprise avec le médecin du travail, à l’initiative du patient, du médecin traitant ou du médecin-conseil des organismes de Sécurité sociale, à tout moment pendant l’arrêt. Celle-ci peut être répétée. »

Avant d’en arriver là, il faut bien sûr repérer le travailleur en burn-out. Manquer d’énergie pour accomplir son travail, avoir des problèmes de concentration, manquer de « disponibilité » au travail, y être facilement irritable, tout cela peut signer un épuisement émotionnel. C’est d’ailleurs ce qui explique que le burn-out soit plus fréquent chez les soignants. La HAS insiste à juste titre sur cette population chez qui fut initialement identifié le burn-out.

Pour lire l’article, cliquez sur le logo du Figaro Santé