Philosophie pénale, droit et psychanalyse par Vassiliki-Piyi Christopoulou

Christopoulou-Philosophie-pénale-droit-et-psyDate de parution : 01/12/10
Editeur : Buenos Books International
Collection : Humanitas
ISBN : 978-2-915495-78-2
EAN : 9782915495782
présentation : Broché

Parler de Droit et Psychanalyse peut sembler d’emblée un choix théorique et méthodologique audacieux, voire, incongru. Malgré quelques articles et travaux consacrés à ce sujet, malgré des pratiques qui, nécessairement, se côtoient, cette association n’a pas attiré suffisamment l’attention des juristes ou des philosophes du droit pénal et pour cause. Peut-on en effet rapprocher la logique normative et technique du droit à celle, « subversive » et si particulière, de l’inconscient ? Parler de Droit et Psychanalyse, est-ce légitime ? Ne s’agirait-il pas plutôt de parler de justice au sens large que de droit stricto sensu ?

Publications de Vassiliki-Piyi Christopoulou diffusées sur Cairn Info

Logo-TopiqueRevue freudienne fondée en 1969 par Piera Aulagnier,Topique est l’une des grandes revues françaises de psychanalyse et un lieu d’ouverture vers l’intérieur de la psychanalyse et ses différents courants autant que vers l’extérieur et les autres disciplines qui contribuent à la pensée de l’humain.
Directeur de la publication : Philippe BRENOT
Rédactrice en chef : Sophie DE MIJOLLA-MELLOR
• Topique 2011/4 (n° 117)
 LES HÉRITIERS DE CAÏN ET ABEL

• Topique 2010/4 (n° 113)

 SAINTS ET MARTYRS DANS LA SPIRITUALITÉ ORTHODOXE : LA RÉCEPTION DE LA TRADITION HAGIOGRAPHIQUE

• Topique 2009/4 (n° 109)

 LA PHILOSOPHIE EST-ELLE SŒUR DE LA TRANSE POÉTIQUE ? Plaidoyer pour un bouleversement des paradigmes

• Psychologie Clinique 2010/1 (N° 29)

 RÉIFICATION DE LA PENSÉE, PARANOÏA ET IDÉOLOGIE. ÉLÉMENTS D’UN PROJET DE RECHERCHE

• Topique 2007/1 (n° 98)

 LA QUESTION DE LA VÉRITÉ HISTORIQUE A-T-ELLE UNE FORME SPÉCIFIQUE EN HISTOIRE DE LA PSYCHANALYSE ?

Logo Cairn.Info

L’affaire Wilkomirski

Logo-LibérationNatalie LEVISALLES

Auteur d’un témoignage convaincant sur son histoire d’enfant déporté, Binjamin Wilkormirski avait tout inventé. Est-il pour autant un escroc ? Retour sur « Fragments »

Le nom de Binjamin Wilkomirski, un livre intitulé Fragments. Une enfance 1939-1948 (1), où il raconte sa terrible histoire d’enfant juif né en 1939 à Riga (Lettonie), déporté à Auschwitz à quatre ans et adopté par un couple de bourgeois zurichois. Seul problème : cette histoire n’est pas vraie. C’est ce qu’affirme après d’autres l’écrivain et journaliste londonienne Elena Lappin qui a enquêté sur Wilkomirski et publie les résultats de son investigation dans un livre intitulé l’Homme qui avait deux têtes (2). L’affaire pourrait s’arrêter là. Sauf que cette histoire fascine. Parce que Dössekker n’est pas un imposteur ordinaire et parce qu’il y a une réelle douleur dans son livre. Parce que l’écriture, la publication et le succès de Fragments mêlent l’extermination des juifs, le mal-être d’un enfant adopté, les pratiques sociales pas très glorieuses d’une Suisse bien sous tous rapports, les usages étonnants du monde de l’édition et le statut de la victime et de la tragédie dans notre société. Quand Fragments paraît en 1995 (en allemand, puis en anglais, en français), il est accueilli comme un chef-d’oeuvre et reçoit des prix quasiment dans tous les pays où il est publié. La mère mourante qui donne un objet « inconnu, rude, dur », du pain, des bébés qui se rongent les mains, des rats qui sortent d’un ventre de femme… le texte de Wilkomirski a une charge d’émotion et d’horreur qui le distingue des autres témoignages sur la Shoah. Les critiques le comparent à Primo Levi et les survivants des camps se reconnaissent dans ce livre. Comme l’explique Elena Lappin, l’identité de Wilkomirski a été mise en doute dès 1995 par le journaliste suisse Hanno Helbling, mais il a fallu attendre 1998 et l’enquête d’un autre journaliste suisse, Daniel Ganzfried, pour que les éditeurs et le public se posent vraiment des questions. Ces journalistes ont révélé que, avant son adoption, Bruno Dössekker ne s’appelait pas Binjamin Wilkomirski, mais Bruno Grosjean. Il est né le 12 février 1941, dans le canton de Berne, d’Yvonne Grosjean, mère célibataire. Placé en institution, il sera ensuite adopté par un couple de bourgeois protestants, le docteur Walter Dössekker et sa femme Martha.

Pour lire l’article cliquez sur le logo de Libération