Unica Zürn – Sombre printemps – inceste frère/sœur

La dédicace de la page de garde.
« Son père est le premier homme dont elle fait la connaissance… »
page 36
Elle décrit ce qui s’est passé avec son frère.
« En ce mois de juillet tranquille et brûlant, par un après-midi où l’orage menace, son frère se faufile dans sa chambre et la jette sur le lit. Le visage comme pétrifié et gardant un silence inquiétant, il déboutonne son pantalon et lui montre entre ses jambes l’objet qui s’est allongé. Elle est tourmentée par la curiosité et l’angoisse. Elle sait ce qu’il veut faire. Mais elle le méprise. A ses yeux il n’est qu’un jeune sot de seize ans. Elle se défend de toute son énergie, mais il est plus fort qu’elle et elle ne peut plus se dégager. Elle le méprise parce qu’il est trop jeune. Il se jette sur elle et il lui plante son « couteau » (comme elle l’appelle) dans sa « blessure ». Haletant il pèse de tout son poids sur son petit corps. Il s’agite sur elle en un rythme accéléré. Elle sent une douleur cuisante et rien d’autre. Elle est honteuse et déçue. De s’abandonner la nuit au cercle sombre des hommes autour de son lit est suffisamment excitant et voluptueux pour renoncer à cette misérable réalité que lui offre son frère. Après un moment qui lui paraît un siècle, son frère roule du lit et sort sans un mot. Il revient quelque temps après, rouge de colère. « Si tu en parles à mère, je te tuerai. » Elle le regarde, muette et méprisante. Elle est indignée et furieuse. Cet événement fait du frère et de la sœur des ennemis mortels. Elle a envie d’assassiner son frère. C’est seulement parce qu’il est plus fort qu’elle qu’il a réussi ce qu’il voulait. Elle lui souhaite tout le mal possible. Elle va songer à la manière de le faire mourir à petit feu. »

L’inceste/ My lover, my son – 1969

Titre original : My lover, my song
Année : 1970
Nationalité : Américain, Britannique
Genre : Drame
Durée 1h36
Acteurs principaux : Alexander BASTEDO, Patricia BRAKE, Janet BROWN, William DEXTER, Donald HOUSTON, Peter SALLIS, Romy SCHNEIDER, Dennis WATERMAN, Maggie WRIGHT
Distribution : Metro Goldwyn Mayer

L’histoire…
1969 – Réalisé par John Wewland
Titre anglais : My lover, my son

Générique : Scénario: William Marchant, Jenni Hall, d’après la nouvelle Second Level, de Wilbur Stark, et le roman Reputation for a song, d’Edward Grierson. Directeur photo: David Muir (Metrocolor). Musique: Mike Vickers, Norrie Parramor. Chansons : I want the good things, de Sue Vickers et Billy White, What’s on your mind, de Sue, Mike Vickers et Norrie Parramor, Summer’s here, de Sue et Mike Vickers. Montage: Peter Musgrave. Décors : Bill Andrews. Son: Gerry Turner. Assistant réalisateur: David Alexander. Costumes: Gail Ansell. Effets générique: Carlotta Brown, Michael Hanaker. Directeur production : Al Marcus. Distribution: M.G.M. Durée : 95 mn. Sortie à Paris: 5 août 1970. Interdit aux moins de dix-huit ans.

Distribution: Romy Schneider (Francesca Anderson), Donald Houston (Robert Anderson), Dennis Waterman (James Anderson), Patricia Brake (Julie), Peter Sallis (Sydney), William Dexter (Parks), Alexandra Bastedo (Miss Clarkson), Mark Hawkins (l’amant de Francesca), Maggie Wright (prostituée), Janet Brown (Mrs Woods), Tom Chatto (Woods), Michael Forrest (inspecteur Chidley), Arthur Howard (juge), Paul Dawkins (1 er juré), Peter Gilmore (barman), Rosalie Homer (réceptionniste), David Warneck (Kenworthy) Chissie Shrimpton (amie de Kenworthy), Robert Wilde (assistant de Parks) et Cléo Sylvestre.

Résumé : Francesca Anderson, la séduisante épouse d’un brillant homme d’affaires londonien, Robert Anderson, ne peut oublier un amant dont la mort accidentelle hante ses nuits. Son fils lui rappelle sans cesse son amour disparu et elle ne peut s’empêcher d’éprouver pour le jeune homme une passion dénaturée et exclusive. James, trop faible, n’ose contrarier les caprices de sa mère qu’il admire éperdument. Assaillie par ses fantasmes érotiques, Francesca, jalouse, essaie de compromettre le premier amour de son fils avec une jeune fille nommée Julie. Puis elle dresse son mari et James l’un contre l’autre. Des liens étranges, coupables, se tissent entre la mère et le fils. La tragédie atteint son apogée au cours d’une dispute entre Robert et sa femme. James tue son père afin de protéger sa mère. Arrêté, jugé puis libéré, James parvient, avec beaucoup de peine, à fuir l’emprise de Francesca qu’il abandonne à ses remords pour rejoindre Julie.