Livre –  Inceste et pédocriminalité, crimes contre l’humanité par Illel Kieser ‘l Baz

Inceste et pédocriminalité, crimes contre l’humanité
Illel Kieser ‘l Baz
Broché: 296 pages
Editeur : Lierre & Coudrier éditeur (18 septembre 2017)
Langue : Français
ISBN-10: 2900229014
ISBN-13: 978-2900229019
Dimensions du produit: 15,2 x 1,7 x 22,9 cm


Résumé
La pédocriminalité, la maltraitance des enfants et la transgression du tabou de l’inceste, loin de ne relever que de la criminalité ordinaire, s’inscrivent dans l’œuvre de « banalisation du mal » que Hannah Arendt dénonçait déjà dans l’immédiat après-guerre. Le droit français ignore le crime d’inceste et le législateur ne semble pas pressé d’ouvrir le dossier. Il semblerait que certaines catégories d’individus : des enfants, des fillettes, des enfants du tiers monde etc. n’aient pas droit au statut d’être humain à part entière. Des affaires étouffées, des signalements qui avortent, autant de faits traduisant un profond malaise collectif.

L’auteur dénonce de nombreuses mystifications qui entourent le crime d’inceste ; il propose différentes approches qui tiennent compte des apports de cliniciens d’origines diverses. Enfin, au plan du droit, il lui paraît nécessaire d’inscrire le crime d’inceste – dont l’interdit est le pilier de toutes les cultures – comme crime contre l’humanité. Ce Mal est un symptôme de société qui s’inscrit dans un ensemble global de signes annonciateurs qu’une société prédatrice se met sournoisement en place. Le présent ouvrage sera suivi d’une étude sur le caractère prédateur de la société globale : On tue l’enfant !


L’auteur
Né en Algérie en 1947, il passe toute son enfance dans les montagnes kabyles. En 62, le contexte politique l’oblige à s’exiler en France. Son enfance au carrefour de deux cultures, l’européenne et l’africaine, le poussera à établir des comparaisons entre différents systèmes de représentation, et à développer une réflexion sur les croyances et les idéologies. Après des études scientifiques et techniques, il obtient le diplôme de Psychologue Clinicien (Institut de Formation des Psychologues Cliniciens, Paris VII) et un DEA en Sciences Sociales « Les représentations du féminin à partir de la vie de Jeanne d’Arc, de Ste Thérèse d’Avila et de Etty Hilsum ».

Parallèlement, il monte avec Wolinsky, Gébé, F. Schott-Billman, G. Clavreuil, … une revue littéraire, L’enveloppe bleue. Il écrit pour le théâtre, intervient comme comédien et metteur en scène. Il crée ou produit un grand nombre de spectacles, avec Higelin, Areski, Fontaine, Arestrup. (Versailles) Dès 82, il crée un Institut de Recherche et de Formation en Anthropologie (FaLAP) dont les travaux portent sur les sociétés contemporaines, leurs mythes et rumeurs. D’autre part, Il intervient dans de nombreux congrès et colloques. Il participe au groupe de recherche trans-universitaire et trans-disciplinaire européen Europa Mater, qui travaille sur la constitution de l’identité européenne. De 1985 à 1992, il est directeur de la publication de la revue : Conscience de, anthropologie, philosophie, étude des cultures et des mentalités, et en 1983, directeur général de la maison d’édition en sciences humaines Lierre & Coudrier Éditeur.

Par ailleurs, sa recherche actuelle porte sur les idéologies souterraines de l’Occident contemporain, et sur la façon dont le « religieux » et le sens du sacré continuent à y être opérant. Plusieurs séjours au Canada (Québec) et aux USA pour y recenser, évaluer et rapporter les mesures sociales, psychologiques et juridiques relatives aux crimes sexuels commis sur les enfants.

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Livre – Fatiha Boudjahlat : Féminisme le grand détournement

Fatiha Boudjahlat : « Les néo-féministes sont les idiotes utiles des indigénistes »
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Publié le 27/10/2017
Féminisme le grand détournement
FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN – Dans un premier livre salutaire, Le Grand détournement, Fatiha Boudjahlat montre comment les communautaristes de toutes obédiences ont dévoyé les idéaux du féminisme, de la tolérance ou de la République. En exclusivité, la jeune essayiste répond aux questions du FigaroVox.


Fatiha Boudjahlat est cofondatrice avec Céline Pina du mouvement Viv(r)e la République. Elle est aussi l’auteur de l’essai à paraître le 3 novembre aux éditions du Cerf: Féminisme, tolérance, culture: Le grand détournement.


Le 8e numéro de “La Revue du crieur” dresse un portrait sans concession d’Elisabeth Badinter, l’accusant de faire la promotion d’« un universalisme blanc pour le riches » ? Que cela vous inspire-t-il ?

Fatiha Boudjahlat : Je serai curieuse de voir la photo de la rédaction de ce média d’opinion. Je ne serais guère surprise d’y voir à l’œuvre des blancs refusant l’universalisme aux non blancs au nom d’une prétendue générosité pleine de misérabilisme et condescendance. Il me semble qu’Elisabeth Badinter défend des valeurs universelles avec la même exigence pour toutes et tous, quelque soit le revenu, et quelque soit l’épiderme. Je me sens plus respectée par elle en tant que son égale, que par des militants comme ceux de la Revue du Crieur qui dans les faits entérinent le fait que ce qui est bon pour eux, pour leurs sœurs, leurs femmes, leurs filles ne l’est pas pour moi.

Le féminisme est-il en train d’être dévoyé ?

Sans aucun doute. Et c’est autant le résultat d’activistes politiques que d’universitaires dogmatiques. Quand Judith Butler explique que les femmes afghanes ne doivent pas se délester de leurs burqas grillagées, pour ne pas prêter leur concours à l’impérialisme américain, je vois une grande bourgeoise blanche américaine dans le confort de son bureau, qui livre pieds et poings liés ces femmes à leur sort. Ce nouveau féminisme racialiste combat le patriarcat blanc, mais valide son pendant oriental. Il se réduit alors à un combat pour que les femmes non-blanches, puisque l’ethnie est déterminante, puissent obtenir le maximum de ce qu’elles peuvent espérer dans les limites du cadre mental, culturel, juridique que les hommes de leur communauté religieuse auront fixées. Ce féminisme est parfaitement décrit par Houria Bouteldja quand elle écrit: « J’appartiens, à ma famille, à mon clan, à mon quartier, à ma race, à l’Algérie, à l’islam. J’appartiens à mon histoire et si Dieu veut, j’appartiendrai à ma descendance. » Elle écrivait avant : « Nous [les femmes] appartenons à notre communauté et nous l’assurons de notre loyauté. » En tant que femme et en tant que féministe, je n’appartiens à personne. C’est le B-A BA du féminisme. Celui-ci est détourné de façon à ce que les femmes non-blanches occupent la place que les hommes de la communauté leur assignent. Interrogeons nous sur cette indignation à géométrie variable. De tels propos tenus par des blancs feraient hurler ces féministes relativistes qui pourtant restent bien silencieuses quand ils sont tenus par des femmes non-blanches. Par respect de la diversité ? Par grandeur d’âme ? Par esprit de tolérance ? Ou parce que trotte dans leurs esprits une conception misérabiliste du bon sauvage : « C’est comme cela que ces gens-là fonctionnent. C’est un passage obligé pour ces gens-là qui ne sont pas encore entrés dans la modernité. » Ce sont pourtant des femmes nées et scolarisées en France.

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