Viol et atteinte sexuelle, un texte trop laxiste ? – Désintox – ARTE


Viol et atteinte sexuelle, un texte trop laxiste ? – Désintox – ARTE
Ajoutée le 23 mai 2018
C’est un petit article de loi qui a fait grand bruit. L’article 2 de la loi de Marlène Schiappa, portant sur les violences sexuelles, a été le sujet de nombreuses discussions et parfois de contre-vérités, illustrées par cette déclaration de la députée insoumise Clémentine Autain. « En 1980, nous avons réussi à arracher une définition du viol (…) elle est liée à tout acte de pénétration. C’est ce qui spécifie le viol par rapport aux autres agressions sexuelles (…) Avec votre article 2, vous étendez la définition des atteintes sexuelles sur mineurs aux actes de pénétration d’un majeur, d’un adulte sur un mineur de moins de quinze ans.» C’est aussi le reproche que l’on retrouve dans une pétition signée par une centaine de milliers de personnes. Pourtant cette critique est infondée. Car contrairement à ce que dit Clémentine Autain, l’article 2 ne minimisera pas le viol en étendant la définition du délit d’atteinte sexuelle. Désintox Une production ARTE / 2P2L / Libération

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Film : C’est un secret, de Fanny Fontan : le traumatisme de l’inceste

Film : C’est un secret Du silence à la parole : le traumatisme de l’inceste se raconte dans un documentaire inédit
13/03/2018
Par Pernette Zumthor
N’en parle pas, c’est un secret, un film de Fanny Fontan qui libère la parole de victimes et fait écho à l’actualité. A voir ce lundi 19 mars après le Soir 3.© Comic Strip Productions │ France Télévisions
Chaque famille a ses secrets. Certains sont plus lourds que d’autres. Et brisent des vies. L’inceste est un secret bien gardé.
Pourtant 4 millions de français seraient directement victimes « d’un viol en famille ». Dans chaque classe, au moins un enfant est concerné.
Aujourd’hui, à la veille de l’examen d’un projet de loi portant sur un allongement du délai de prescription, nombre de victimes fondent l’espoir d’être enfin soulagées du poids de la culpabilité, de voir leur souffrance reconnue et leur chemin facilité pour se réconcilier avec elles-mêmes.

Car parler c’est se risquer à perdre les siens et cette parole rare est surtout peu entendue. Durant 3 ans, Fanny Fontan a recueilli ces témoignages avec toute la délicatesse et la bienveillance nécessaires à l’avènement de paroles si fragiles. Elle confie à quel point il a été douloureux pour les victimes de se livrer.

Qui peut croire que ça arrive pour de vrai ? Personne n’a envie de savoir que ça existe.

livre Romain tout en racontant son obsession de la propreté.

A travers un groupe de paroles dédié à l’inceste, Anne, Randal, Marjorie et Romain sortent ce tabou de l’ombre. Ils nous livrent le récit d’une enfance bafouée. Leur point commun à tous : la peur de vivre, la confiance minée dès le départ et qui empêche de grandir vraiment. Leur travail collectif dans ce groupe de survivants de l’inceste – comme ils se nomment – est un véritable combat qui force l’admiration.


L’histoire de certaines de ces victimes n’est pas connue de leur famille. Ce film est donc un moyen de révéler aux yeux de tous, la vérité.

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