Livre – Derrière la porte : L’inceste, survivre et renaitre

Derrière la porte : L’inceste, survivre et renaitre

Claudia Robert
Broché: 178 pages
Editeur : Lierre & Coudrier éditeur (8 novembre 2018)
Collection : Collection Tmoins
Langue : Français
ISBN-10: 2900229030
ISBN-13: 978-2900229033
Dimensions du produit: 15,2 x 1 x 22,9 cm


Née en 1971 à Villecresnes (Val de Marne), Claudia Robert grandi en région parisienne dans une famille de 4 enfants. Victime d’inceste de quatre à seize ans, elle commence très tôt à écrire ses pensées, ses peurs, ses larmes et ses interrogations qu’elle transforme en poésies. Sélectionnée au concours Arthur Rimbaud en 1995, elle publie ses premiers poèmes dans un recueil collectif intitulé « La Fleur de l’âge » aux Editions La Maison de Poésie, puis en 1999, contactée par les Editions Hachette, dans « Les poètes de l’an 2000 » sous la direction de Jacques Charpentreau.

Elle nous présente aujourd’hui « Derrière la porte », un ouvrage bouleversant sur le drame d’une vie mise à sac, pendant douze ans. Un récit à fleur de peau où l’auteure hurle des vérités qu’elle lance comme des bouteilles à la mer dans l’espoir de lever le voile sur l’inceste afin que la société cesse de minimiser l’impact psychologique sur ses victimes.
Dans ces pages, le traumatisme enseveli se revit au présent. Le futur n’est qu’un conditionnel suspendu au désir bestial de ses prédateurs. Un témoignage choc, percutant, parfois dérangeant aux allures de thriller où se côtoient sans pudeur la violence de l’inceste et l’érotisme des mots dans un marathon incessant vers une construction identitaire. Un combat contre l’inceste sous forme de confidences qu’elle transmet comme un véritable message d’espoir qu’elle désigne en un mot « Renaître ».

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« Conversation avec Romy Schneider »

« Conversation avec Romy Schneider »
Source : Arte.fr – 09 septembre 2018
Durée : 53 minutes
Réalisation : Patrick Jeudy
Pays : France
Année : 2017
Le temps d’une nuit à Cologne, en 1976, Romy Schneider se raconte comme elle ne l’a jamais fait. Un portrait intime d’une intensité rare, réalisé à partir des enregistrements sonores de son interview avec la journaliste Alice Schwarzer.
12 décembre 1976. Des flocons virevoltent au-dessus de la cathédrale de Cologne. À quelques pas, dans un petit bureau aux airs de cabine de bateau, Romy Schneider se confie à une femme : Alice Schwarzer, une féministe allemande – la plus engagée de son époque –, fondatrice du magazine Emma. Éloignée des caméras et alors qu’elle ne donne plus aucune interview, l’actrice allemande de 38 ans est au sommet de sa gloire. Elle veut faire de la journaliste le porte-voix de ce qu’elle n’a jamais su dire. « Je veux que ton article sur moi choque tout le monde », répète-t-elle en français. Retraçant le fil de sa vie, jalonnée d’allers-retours entre la France et l’Allemagne, la comédienne se livre à des confessions parfois douloureuses. Demande à plusieurs reprises d’interrompre l’enregistrement, notamment lorsqu’elle évoque Magda, sa mère, comédienne adulée sous le IIIe Reich – et qu’elle soupçonne d’avoir eu une liaison avec Hitler. À demi-mot, elle parle aussi de son beau-père, qui a voulu abuser d’elle.
Tête à tête
Quarante ans après, Alice Schwarzer, figure historique du féminisme, confie à Patrick Jeudy les extraits de l’enregistrement sonore de sa conversation avec Romy Schneider et revient, devant sa caméra, sur cette nuit unique. De la petite Autrichienne de Sissi à l’icône des années 1970, ce portrait sans tabou lève le voile sur l’intimité de d’une femme pleine de contradictions. Elle apparaît ici courageuse et craintive, révoltée et conformiste, surdouée et rongée par le doute. Emplie d’images d’archives rares, comme ce film privé d’Eva Braun, où l’on découvre tout sourire la mère de Romy aux côtés du Führer, cette pépite documentaire offre un éclairage nouveau sur le rapport complexe qu’entretenait la star avec ses deux pays. Alors que l’Allemagne réveille des traumatismes d’enfance, la France reste la terre d’un premier amour contrarié : celui avec Alain Delon. Elle dira : « Je suis maintenant française. Tout ce qui est allemand me fait mal. » Dans ses confidences, quand la colère la rattrape, c’est d’ailleurs l’allemand qui prend le pas sur sa langue de cœur, le français.