BMP – Blesser quelqu’un 

« Le groupe, c’était un groupe de victimes. Et quand vous m’écrivez parfois en disant que je vous ai blessée, à chaque fois je me fais la réflexion que c’est disproportionné, mais que c’est victimaire. Donc là je pense que le prochain billet devrait être sur « blesser quelqu’un », parce que le mot est inapproprié à la circonstance et donc tourne à la manipulation culpabilisatrice.
C’est intéressant que vous disiez que ce n’est pas Béatrice l’adulte, ça veut bien dire que c’est la victime qui emploie ce mot trop fort et qui fait donc une projection. Donc quand quelqu’un du groupe vous dit que vous l’avez blessée, elle se pose en victime et vous colle le rôle de l’agresseur sur la tête, mais vous n’y êtes pour rien. C’est un faux transfert et c’est pourquoi je ne supporte pas les groupes de paroles parce qu’il s’y passe n’importe quoi. Donc, je vous assure que vous ne blessez personne. »

« Blesser quelqu’un »
Parfois on aurait tendance à employer ces mots  » j’ai été blessée » ou une personne me dit : “ tu sais tu m’as blessée”.
Il arrive que ces mots soient disproportionnés à la situation, qu’ils soient inappropriés aux circonstances que la personne dit avoir vécues. Que la personne se soit sentie victime peut-être du coup, avec ce que j’ai pu dire, et que moi par exemple je me retrouve en position d’agresseur. Je l’ai blessée sans le vouloir, ce qui expliquerait la réaction de la personne en face de moi qui m’accuse de l’avoir blessée.
Après je ne dis pas que cette situation ne peut pas vraiment arriver, attention ! et que la personne souffre vraiment et que des excuses sont nécessaires de la part de la personne qui a eu une attitude qu’elle ne pensait pourtant pas être déplacée.
Il se peut aussi qu’il y ai cette autre « attitude » venant de la personne qui se dit blessée, le côté manipulation, la culpabilisation de l’autre personne qui l’a blessée. Mais là c’est plus pervers presque maladif.
Il y a aussi cette autre situation : les silences, comme par exemple quand la personne qui, blessée, sent que quelque chose ne va pas et qu’elle veut s’expliquer, elle se retrouve devant des silences, comme une fuite venant de l’autre personne. J’en reviens à cette remise en question : prendre ses responsabilités etc..
Je pense que c’est important de bien faire la différence, pour éviter les mal-entendus mais aussi pour éviter de mettre plus en souffrance les personnes en face de nous.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Pour concevoir mon esquisse j’ai fait apparaître les deux parties : la personne qui se dit se dit blessée et l’autre personne qui aurait provoqué la blessure.
Mon idée était donc de dessiner un cœur en une forme humaine avec la circulation qui ferait parler cet événement qui aurait blessé la personne.
Ma deuxième idée était de représenter l’émetteur de l’agression, avec ce cœur en forme de bombe. Cela exprimerait qu’elle atteint le cœur de l’autre dans ses émotions et ses ressentis.
Pour concevoir le manteau, seule le rouge et le noir m’ont attirée.
Ce n’est qu’à la fin que j’ai rajouté cette petite touche de bleu au pastel, mais je dirais que je l’ai fait parce que je voulais couper les deux couleurs, comme pour ne pas rester fâchée. Je voulais également que ce rouge et noir ne soient pas trop envahissants. Cette situation m’effraie de plus en plus.
Pour le rouge j’ai fait en sorte qu’il ne soit pas un rouge sang, tout comme il ne soit pas angoissant.

Matériaux utilisés :

Aquarelle sur feuille de format de 50 x 70 cm à grain fin.
Pastels secs
Peintures aquarelles
Crayons de papiers

Que ressentez-vous face à ce dessin ?

En regardant mon dessin, je me disais qu’il était important, de faire très attention à cette situation. Pour moi c’était comme une accusation et cela me mettait mal à l’aise. Cela ne me ressemble pas trop non plus, de dire à une personne qu’elle m’a blessée. Cela m’effraie et je culpabilise. J’en reviens à ce mot honte, humilier et cou. Je me disais que ce n’était pas si simple les relations humaines, toujours bien savoir faire, et sans se sentir coupable de quoi se soit, sans faire d’erreur et que celui qui y arrive et bien chapeau !

BMP — Groupe de parole — La joie

Définition du mot joie :
Joie
nom féminin
(latin populaire gaudia, pluriel de gaudium)
Sentiment de plaisir, de bonheur intense, caractérisé par sa plénitude et sa durée limitée, et éprouvé par quelqu’un dont une aspiration, un désir est satisfait ou en voie de l’être : Ressentir une grande joie. Être fou de joie.
Ce qui provoque chez quelqu’un un sentiment de vif bonheur ou de vif plaisir : c’était une joie de les regarder.
S’emploie comme intensif de « plaisir » dans des formules de politesse : J’accepte avec joie.
État de satisfaction qui se manifeste par de la gaieté, de la bonne humeur : Travailler dans la joie.
Expression :
Familier. C’est pas la joie, c’est difficile, désagréable, insuffisant, etc.
Être tout à la joie de, être pris, absorbé totalement par quelque chose dont on retire une vive satisfaction.
Faire la joie de quelqu’un, être une cause de satisfaction, de plaisir pour lui.
Fausse joie, joie attendue, mais qui se révèle non fondée.
Joie de vivre, plaisir à accomplir chacune des tâches de la vie.
Les joies de quelque chose, les plaisirs qu’on en tire, les bons moments que cela procure ou, familièrement et ironiquement, les ennuis, les désagréments de quelque chose : Cela fait partie des joies de l’existence. Les joies du service militaire.
Mettre quelqu’un en joie, le mettre en gaieté, le disposer au rire, à la bonne humeur.
Se faire une joie de, être extrêmement heureux à l’idée de.
Synonymes :
Allégresse
Béatitude
Félicité
Jubilation

Contraires :
Dépit
Désespoir
Désolation
Douleur
Mélancolie
Tristesse


Je mets le mot joie avec les mots suivants : bonheur, contentement, satisfaction, euphorie, contagion, bien-être, sourire, apporter.
Je pense que ce mot joie dépend de notre compréhension, réactions, d’interprétation, de notre attitude et comment on perçoit les situations, les choses dont nous vivons, qui nous entourent, et comment  on  les  regardent,  on  les comprends,  je veut dire si on ne voit  du négatif partout la joie ne sera pas présente..et on ne pourra pas la transmettre aux autres personnes.
Si je devais donner une couleur à ce mot je dirais toutes, sauf les couleurs sombres, simplement les vivent celles qui sont tapantes.. ( violet, rose, bleu, jaune etc..)
La joie me concernant elle me touche que la tête,  je sais pas si on la ressent dans le corps je ne ressens rien, je ne sais pas ce qu’on ressens dans ses moment là. J’en reviens à la masturbation , un sujet aborder aussi au groupe pendant ce thème, ça ma déstabilisée.. Geneviève qui en à parlé. Donc  dans ma tête je ressens cette joie, c’est à cet endroit, une satisfaction comme par exemple, le travail  que je réalise, qui est de peindre, créer, c’est un réel plaisir,  me voir réussir quelque chose ou moi je doute. Cette joie de cette exposition de Clichy est  dans ma tête énorme.  la joie de voir mon cerveau capable de ressentir aussi ce positif.
Se rendre utile aide la joie à s’installer, se sentir vivante..
j’ai en moi toujours dans ma tête cette joie de voir les personnes que j’aime ou que j’apprécie de voir, de savoir qu’elles vont bien disons au mieux, une situation qui me touche beaucoup, ce n’est pas de l’indiscrétion , mais mon coté de ne pas être indifférente aux personnes qui m’entoure qui ressort de moi mais  celle ci pas toujours bien comprise ..
la  joie de voir mes enfants, de les voir réussir, heureux, s’épanouir, rire, de les voir heureux me met de la joie dans ma tête, quand je les entends dire : chouette j’ai réussit yes !  Même quand  t’ils ne sont pas sûr d’eux qu’un doute plane, car là je constate qu’ ils se permettent de ce donner  ce droit, cette autorisation qui est importante..
La joie est un sentiment qui se transmet me concernant, elle peut apporter du dynamisme aux autres, une bonne humeur. Elle peut faire battre notre cœur fort,  éventuellement  redonner le sourire.
Je pense que cette émotion ne vient pas toute seule, il faut la chercher, par exemple, en regardant sur l’instant présent ce qui se passe autour de nous, cela peut être un mot, un geste,  une nouveauté qui pointe son nez, une nouvelle réussite, un partage etc. Je dirais tout ce qui pourrait faire rebrousser le négatif.
La joie peut engendrer un dépassement de soi.
Pouvoir exprimer sa joie, pour moi reflète un signe de sécurité.
La joie peut aider à s’accrocher à la vie.
Je n’ai pas de souvenir de joie dans mon enfance, je pense qu’il y avait cette angoisse inconsciemment de montrer ma joie si une situation se présentait,  la frayeur d’être punie par mes mères, le peu de situation  liées à leurs attitudes comme : couper la langue de mon  doudou,  ou alors les roses qu’elles coupaient quand celles-ci étaient en bourgeon, alors que j’aimais les voir s’ouvrir, a peut-être provoquer  chez moi un blocage automatique,  de ne rien montrer de ma part.
Nous étions 6 en comptent Geneviève. Je dirais que pour ce thème, nous étions plus détendues que pour celui d’avant, avec un peu moins de silence. Ma concentration était difficile.
Un sujet intéressant et plus gai.