BMP – Ne te mets pas en boule


Ne laisse jamais la peur, tes angoisses et le passé t’empêcher d’exposer, d’aller jusqu’au bout de tes idées ! Ne te mets pas en boule.
Pour le dire autrement, il y a en moi, quand je dois exposer mes idées, une peur qui surgit, peur liée au passé et qui me pousserait à me mettre en boule. Alors cela je ne le veux plus. Pourtant, ce comportement est récurrent et il frôle bien la rumination négative.
Quand une idée neuve arrive en moi, immédiatement je suis envahie par mon passé, par du négatif. Même si cette idée est validée par une ou des personnes, aussitôt j’entends une petite voix qui susurre : “mais quelle idée tu as eue là”. Là, je fuis dans ma tête. En même temps, je sais que si j’ose exprimer une idée ou une opinion, c’est positif.
Il y a alors un conflit entre moi, aujourd’hui qui dit : je ferai mon possible, je vais essayer et je vais écouter cette autre partie qui croit que j’en suis incapable.
Je sais hélas que mon passé, mes angoisses, mes peurs, peuvent vraiment me faire changer d’avis et cela jusqu’au dernier moment. Si cela arrive, alors je me punis par la honte et par des regrets ! Pour terminer je fuis le présent en me plongeant en “mode” en boule !
Après je sais que c’est dû au manque de confiance que j’ai en moi dans le présent. Tout comme je sais aussi que cette partie émotionnelle du passé, qui renvoie à l’adolescente que j’ai été, fait l’effet d’une bombe dans le présent.
Mon dessin devra donc exprimer cette tendance à me mettre encore en boule trop facilement et donc pour me permettre de sortir de ce comportement qui me met après coup dans tous mes états.
Mais il y a du mieux et ça il faut l’écrire c’est important !

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Pour cette peinture, bien que la situation soit négative, je souhaitais mettre ce dessin en “valeur”, comme pour affirmer que rien n’est jamais foutu même si cela se montre par moment un peu compliqué. Pour dire, que malgré tout, j’arrive parfois à aller au bout de mon idée !
Je souhaitais aussi faire apparaître ce côté tordu de cette situation qui me met dans tout mes états.
J’ai donc commencé par dessiner ce rond à l’intérieur duquel sera mis le corps pour exprimer ce repli.
Puis, l’étape suivante a été de dessiner ce corps qui est recroquevillé, en boule, pour montrer ce que font les angoisses, les peurs. Le côté que je ressens comme tordu, s’exprime par exemple par ces seins sur le dos, une main sur le ventre. Mais, malgré tout, ce corps doit être valorisé, pour exprimer ce dont j’ai parlé. Pour le côté tordu tout en essayant de faire parler cette mise en valeur que j’ai expliquée plus haut.
Pour les couleurs de mon dessin, il fallait de la douceur, du calme, pour mettre aussi en valeur ce côté décalé, car je me sens mal quand cela m’arrive de regretter de me retrouver dans cette position.
Je voulais faire apparaître de l’émotion c’est tout et j’ai fait en sorte que ce manteau de couleur sur mon dessin le fasse apparaître. Pourtant quand je me rends compte que je doute, cela réactive ma colère !
Je voulais aussi représenter le fait l’on ne doit pas se laisser envahir par le passé, car cela nous empêche de montrer ce dont on est capable.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Mon dessin a été conçu sur une feuille blanche 36 x 48 cm.
Crayons graphic 7B, 3B. Peinture aquarelle et feutre aquarelle.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

En regardant mon dessin, j’avais un peu l’impression de me contredire et de m’emmêler les pinceaux.
Pourtant après une pause, je suis revenue l’observer et je me disais : « et bien oui arrête ; ne laisse jamais la peur, les angoisses, le passé te paralyser”. Cela me paraissait si simple. Du coup, je veux rester sur cette note constructive !

BMP – Exposition artistique « Les Masques Blancs exposent »

Association EPAPI France Les Masques Blancs

Pour participer : envoyez nous vos créations, peintures, dessins, poésies, chansons… Ensemble ♥

Cette exposition sera permanente.


Définition Masque Blanc : Ce masque, représente l’innocence de l’enfance, celle qu’on nous a volée dans le passé, aujourd’hui nous le portons avec fierté. Aujourd’hui, il devient le symbole de notre courage, de notre force et de notre renaissance. Nous passons de victimes aux masques blancs.
Nous passons du mutisme à l’expression ! Nous passons de la solitude, à l’union ! Nous passons de l’ombre à la lumière. Ce qui fut notre pire cauchemar, devient aujourd’hui notre plus grande force.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre masque ?

Installée dans la cuisine, accompagnée d’un peu de musique. J’ai commencé par recouvrir le masque des bandes de plâtres, découpées en petits morceaux. Mais auparavant, j’avais badigeonné le masque de savon avec un pinceau et j’avais mis les bandes de plâtres découpées en petits morceaux, à tremper dans une petite coupelle d’eau chaude.
Cela, je l’ai fait trois fois.
Avant de passer à l’étape suivante, la couleur, je devais poncer le masque pour le rendre plus doux et pour enlever le plâtre en excès.
Ma première idée était de mettre de la couleur noire et grise, sur une moitié du masque, pour faire parler le fait qu’on a fait saigner l’innocence de la petite fille que j’étais, en me prenant pour une poupée de chiffon, en me maltraitant, en me violant et là j’en passe.
Puis, je voulais donner du corps à cette innocence et j’ai pensé à mettre une matière blanche comme de la dentelle que je collerai sur le côté noir.
Ma logique pour ce travail était donc : du blanc pour faire apparaître l’innocence de la petite fille, du gris pour faire parler du fait qu’on m’a fait mal et le noir pour exprimer que l’on a détruit l’innocence de cette petite fille qui était en moi.
Quant à l’autre partie du masque, je voulais y mettre plein de couleurs avec des encres aquarelles et de la peinture acrylique. Cela expliquerait qu’avec un travail sur moi avec l’aide de professionnels, je souffre moins, ce passé je le digère peu à peu.
Je sors de ce passé qui veut me pousser à mourir, à m’auto-mutiler à me faire du mal.
Pour la finition j’ai rajouté quelque plumes blanches légères… un peu pour dire que ce passé est plus léger par moment dans ma tête..
Maintenant, j’ai ce courage de me tenir droite, même si parfois je penche encore !
Je suis passée du noir au gris, aux couleurs colorées.
J’essaie de reprendre vie doucement, le mouvement est dans le présent du moins il essaie d’y rester.
C’est ainsi qu’est né mon masque blanc.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Pour faire mon masque en plâtre (Masque en carton)
Bande de plâtre de couleur blanche
Dentelle blanche
Peinture acrylique.
Savon
Colle blanche.
Plume blanche, patte à fixe, colle mosaïque.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

J’ai aimé faire ce masque, cela a regroupé plusieurs possibilités de façon à faire naître celui-ci ? C’est une autre façon de faire percevoir ce positif dans le temps présent. Après j’irais pas plus loin. Concernant les situations qui restent fragiles : elles n’ont pas leur place dans cette œuvre. Après je rajouterais que c’est sur un masque à part et que cela peut heurter.