BMP – Deuil – 1 Le choc la première fois que j’ai vu mes mains gonflées


Choc émotionnel – Définition

Le choc émotionnel résulte d’un évènement traumatisant qui submerge la faculté que possède un individu à faire face aux émotions qu’il ressent lorsque celui-ci survient. Le traumatisme psychique ainsi vécu peut engendrer des séquelles importantes à plus ou moins long terme. Il faut savoir que le choc émotionnel est l’un des facteurs favorisants l’apparition de la dépression. Il peut être déclenché à la suite d’un deuil, d’une déception amoureuse, d’un problème familial, d’un accident. Dans la plupart des cas, le choc est provoqué par un évènement négatif.

Que s’est-il passé ce jour-là, pour moi, lorsqu’à mon réveil j’ai constaté que ma main droite avait doublé de volume ? Que s’est il passé ensuite avec ces gonflements qui ne me quittent plus et qui envahissent les deux mains et autres articulations ?
Si j’essaye de résumer l’histoire des gonflements, je peux dire que j’avais mal dans cette main quelques jours avant, avec une douleur dans le bras, jusqu’au cou. A l’hôpital on a trouvé dans ma prise de sang une trace d’une acidité. Après 24h de surveillance, je suis rentrée avec des pansements à l’alcool et un anti-douleur. Depuis j’ai des épisodes de gonflements régulièrement, qui apparaissent sans crier gare, et qui peuvent durer deux ou trois jours.
Ce matin-là je ne comprenais pas ce qui m’arrivait, tout comme dans ma tête, réfléchir m’était impossible, je regardais cette main gonflée sans y comprendre quoique se soit, j’ai eu très peur aussi. Dans ma tête ça ma fait un grand boum comme une explosion après ça a été un grand vide.

Maintenant je travaille avec cette douleur liée aux gonflements, je fais de mon mieux pour rester autonome dans mes gestes de tous les jours, car c’est tout un ensemble qu’il faut prendre en compte dans cette situation.
Je suis consciente qu’il faut que je fasse tout pour garder ma motricité. Pour moi c’est devenu une question vitale, c’est devenu également important pour ma stabilité mentale mais je pense que pour moi c’est encore plus profond.
Donc je vais travailler sur les étapes de deuil concernant ces gonflements, d’autant plus quand cette situation apparaît d’un seul coup, je me dis que la douleur psychique prend le relais et augmente la douleur générale.
Je suis consciente que mes gonflements peuvent être un peu d’origine psychique. On sait tous que le corps peut s’exprimer et réagir de différentes façon aussi… Après un petit doute plane malgré tout.
Il y a un autre aspect que j’ai du mal à bien gérer dans ma tête, c’est le côté “invalide de ses gonflements” comme par exemple en cas de grosses crises, je ne peux plus bouger mes doigts tellement ils sont gonflés, je ne peux ni les plier, ni tenir un crayon, bref, je ne peux pas faire grand-chose. Tout cela sans me culpabiliser.
Autrefois, une situation de ce type m’a conduite à une hospitalisation de 8 mois en clinique privée.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Quand j’ai vu ma main ce matin-là, je ne savais plus que penser, que dire. J’étais là devant quelque chose que je ne comprenais pas, ni l’origine, ni pourquoi. J’ai ressenti aussi une inquiétude, avec une certaine peur et beaucoup d’angoisse. J’avais peur pour l’avenir. L’idée d’aller à l’hôpital me mettait en colère. Je ne voulais pas me retrouver hospitalisée.
Pour faire naître mon esquisse, mon idée était de dessiner ma main droite, qui ce matin-là avait doublé de volume.
Et puis je voulais aussi rajouter dans mon dessin cette interrogation qui me taraudait : que s’est-il passé ce matin-là. Cela je l’ai représenté avec le point d’interrogation.
Et pour finir je voulais aussi faire parler cette notion de choc que j’ai ressentie dans ma tête : c’est ce qui apparaît dans le fond de mon dessin.
Mon premier coup de crayon a donné naissance à la main droite, au centre de ma feuille.
Puis j’ai continué en dessinant le point interrogation. Puis j’ai  positionné quelques traits sur ma feuille pour me donner une petite idée pour le fond de mon dessin qui devait représenter cette notion de choc.
Pour concevoir le manteau en aquarelle, l’idée qui s’était faite en moi, était de jouer avec la couleur grise et mettre un peu de rouge qui dans la roue des émotions représentaient la colère. Colère d’être dans cet état, mais aussi colère de devoir retourner à l’hôpital, ce que je ne supporte plus du tout depuis quelques années.

Matériaux utilisés :

Dessin conçu sur feuille de format de 50 x 70 cm à grain fin, Crayon HB, 2B, 3B, Crayons de couleurs aquarelle eau.

Que ressentez-vous face à ce dessin ?

En observant mon dessin, je me disais le choc était là dans mon dessin. Mais que je ne devais pas me laisser aller.

BMP – Le premier papillon de l’année


J’étais en train de dessiner dehors, un petit peu à l’abri, Le temps est très doux je trouve, 13 degrés, avec un petit rayon de soleil timide qui joue parfois à cache cache… Alors pourquoi ne pas en profiter un peu ?
Aujourd’hui j’aurais vu le premier papillon de l’année, il est passé devant moi, s’est posé par terre juste un petit moment et il est reparti, il a continué son chemin vers la liberté.
J’apprécie ces petits moments imprévus, ces petites surprises que nous apporte, nous offre la nature. Un petit moment de calme et d’apaisement.
Ce papillon me paraissait si tranquille, sans aucune peur en lui. Il volait avec une grande légèreté, j’aurais dit qu’il faisait le poids d’une plume d’oie celle que l’on trouve dans les couettes, toute en légèreté dans son mouvement, aucun poids ne l’empêchait de s’exprimer dans ses battements d’ailles. Il était là à flâner entraînant avec lui ceux qu’ils croisent sur son chemin.
Je me suis fait la réflexion que ce petit papillon venait nous annoncer l’arrivée très proche du printemps, qu’il venait faire quelques repérages pour ces copains qui ne devraient pas tarder à suivre derrière lui…
Je me disais qu’il faut juste attendre un peu, que ce soleil timide soit légèrement plus chaud, qu’il nous réchauffe un peu plus le bout de notre nez.
Je me disais qu’il ne faut pas louper des moments comme celui-ci, il faut en savourer chaque petit moment, même s’il ne dure pas longtemps, ils sont là et ne demandent qu’à être observés.
Voilà juste cet instant présent, une petite douceur du moment…
Mon dessin était fait pour concrétiser cet événement tout simplement… juste en profiter avant que le temps ne décide de changer d’humeur.

Matériaux utilisés

Dessin conçu sur feuille de format de 36 × 48 cm.
Crayon HB, 2B, pastels secs et grasses.