BMP – Lutter contre un certain mal-être, quand je me sens bizarre

Par moments, je me sens bizarre, chamboulée dans ma tête, mais j’essaye de garder le sourire parce que ça aide. Je voulais faire un dessin plein de couleurs, légèrement rigolo pour faire apparaître cette situation quand je me sens un peu chamboulée dans ma tête, un peu “groggy”. Une impression d’avoir fait la fête toute la nuit et que au matin et bien c’est légèrement embrumé dans ma tête.
C’est une idée qui m’est apparue d’un coup et je me suis dit pourquoi pas ? Mais ce qui m’a attirée c’était le soleil dehors et donc je souhaitais faire un dessin coloré comme le soleil !
De toute façon je voulais rester positive et le soleil est là :)) !

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Je voulais rester avec ce côté rigolo, mais aussi bien coloré dans les couleurs.
Je souhaitais que ça soit et que cela reste une naissance d’un dessin détendu.
Pas de prise de tête dans mes questionnements. Pas de questionnement 🙂 Je ne me reconnais pas quand j’écris cela quoi que j’ai bien un côté bonne humeur.
Pour la naissance de mon esquisse, pas vraiment de corps. En effet car je me sens bizarre, j’ai l’impression que tout s’envole, je suis un peu dans les “choux”, même si je ne perds pas mon équilibre et bien ça il faut le faire, ne pas perdre l’équilibre !
Par contre je voulais que des mains apparaissent dans mon dessin avec un début de bras, le tout légèrement décalé avec les autres couleurs. Comme pour exprimer que cette partie là était importante pour moi à ce moment-là. Comme par exemple dessiner.
Je me disais qu’avec le gestuel nous pouvons exprimer beaucoup et que cela pouvait remplacer les mots.
Dans le bas de ma feuille, j’ai dessiné des formes pour traduire le fait que j’essayais de rester en équilibre.
Puis je suis remontée doucement vers le haut en faisant exprès de ne pas faire apparaître un corps, mais en passant directement par le dessin des bras, l’un étant légèrement caché et les mains.
Puis j’ai continué mon esquisse en faisant apparaître une forme ronde entre les mains qui remplacerait le visage. Avec juste une forme de bouche et d’un seul œil. N’oublions pas que je me sens bizarre.
Puis j’ai terminé par ces formes qui partent un peu partout. Ce qui pourrait être des cheveux, mais je ne le sais pas trop finalement, car tout s’envole mais ça reste en couleur.
Pour concrétiser les couleurs de mon esquisse, là je savais que celles-ci devaient être gaies, je voulais garder mon idée du départ, pas de prise de tête et un semblant de rigolo. Le tout avec une légèreté dans les couleurs. J’ai fait quelques mélanges entre elles mais sans trop chercher pour garder une spontanéité.
Par contre comme je l’ai écrit j’ai fait un décalage des couleurs entre les bras, les mains et le reste de mon dessin.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Production en peinture aquarelle, réalisée sur feuille de format de 50 x 70 cm à grain fin.
Pour les finitions crayons Art Grip Aquarelle.
Fond de ma production aux pastels secs.

Que ressentez-vous face à ce dessin ?

En regardant mon dessin, je ris toute seule.
Je ne ressens pas de prise de tête avec mes questions. Comme si tout avait disparu d’un coup.
Je ne ressens pas d’angoisse. Par moment j’aurais tendance à juste percevoir un gros œil à la place de ce rond qui devait être le visage.
Mais qui ne se sens pas bizarre par moment ?

BMP – Laisser le mouvement de l’eau se faire


J’avais commencé cette création avec des glaçons, mais une grosse dissociation a tout gâché.
Me dire que j’ai le droit de ne pas “réussir” du premier coup ce que je souhaite, ne pas le percevoir comme un échec. J’avance doucement sur cette situation.
Une idée m’est venue pour mettre ce mouvement de l’eau en « valeur » : faire apparaître une espèce de paysage dans beaucoup d’eau et je me dis que c’est en essayant que l’on finit par arriver et donc à donner à voir 🙂

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre production ?

Ma feuille bien à plat devant moi sur la table, je me suis installée devant la fenêtre qui était légèrement entrouverte juste pour respirer l’air frais du dehors, le laisser rentrer par mes narines comme la fraîcheur des glaçons.
Mon idée était que de prendre un spray rempli d’eau, ce qui me permettrait de mouiller ma feuille par petits bouts.
Je devrais également trouver le bon dosage pour ne pas trop mouiller ma feuille et faire aussi en sorte que le mélange de mes couleurs que je déposerais ensuite, ne crée pas, avec le mouvement de l’eau, une forme trop foncée, trop triste.
• La première étape a été de mouiller ma feuille en commençant par le haut, de manière à faire apparaître une petite marre d’eau.
• Puis j’ai pris mon pinceau à sec et j’ai déposé ma première couleur aquarelle qui a été le bleu qui me faisait penser au ciel.
• L’étape suivante a été de faire des mouvements en bougeant doucement ma feuille dans tous les sens, afin que mon surplus d’eau se mélange avec la couleur bleu-aquarelle et laisser le mouvement de l’eau se faire mais sans que celui-ci ne se propage trop sur ma feuille.
• Une autre étape a été de rajouter d’autres couleurs comme le jaune et le rouge toujours en mouillant ma feuille. Je voulais garder un peu d’eau en surface mais en veillant à la quantité d’eau et à son mouvement.
Plus j’avançais dans mon aquarelle et plus des petits mélanges de couleurs apparaissaient. J’ai laissé se faire ces nouveaux mouvements, qui correspondaient à ce que je voulais. je trouvais cela intéressant, car cela donnait un aspect embrumé, nuageux à ma production.
Et puis j’ai toujours encore cette envie de me cacher et de cacher ce qui me perturbe dans ma production, quand les mots sont absents et dans mon tête et dans le présent. De plus, j’apprécie ce côté mystère qui apparaît également. J’imagine que ce côté permet à la personne qui regarde mon aquarelle à ne pas se poser un tas de questions, juste à profiter de ce moment au présent. Peut-être que finalement l’art-thérapie est un cache est un cache secret 🙂 cache secret qui reste en mouvement permanent.
Voilà donc comment est née ma production. Mais à la fin je voulais enlever tout le surplus d’eau qui se trouvait sur ma feuille, cela ramenant un nouveau calme et finalement faisant apparaître un nouveau paysage 🙂
C’est pour moi l’infini de l’art-thérapie et j’apprécie cela 🙂

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Aquarelle réalisée sur feuille de format de 50 x 70 cm à grain fin.
J’ai utilisé les couleurs aquarelles et le mouvement de l’eau.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

En observant mon travail, je peux juste dire que j’ai passé passé un bon moment et que j’ai oublié pendant un temps ce qui me met des doutes dans ma vie en ce moment.