BMP – La douleur du corps


Je vais produire une série de dessins sur la douleur du corps sur le vif ! Et sur la façon dont je la perçois par moment.
En voici une première ébauche, je vais commencer doucement avec quelque chose de ne pas trop trash.
Dans mon dessin, ce que je vais faire apparaître, c’est ce que j’appelle moi, une réaction vive, une émotion forte, comme par exemple un « cri » ou bien même comme une expulsion, une libération.
Par moment cette douleur peut se montrer redoutable, et cela apparaît dans mon dessin, mais ce n’est pas pour autant que je n’essaie pas de prendre soin de mon corps, j’écris « mon » pour ne pas me montrer distante avec lui comme je le faisais avant, je dois me montrer plus douce avec lui.
Mais extérioriser ce que je ressens en dessin m’apaise et je suis aussi dans cette certitude que ce n’est pas parce que c’est fort en dessin, que ce n’est pas beau dans l’émotion et dans l’expression artistique etc. faire descendre la pression pour finir à la fin en une illustration plus apaisée, plus douce, et moins dans la colère et dans la souffrance.
Je voulais dessiner quelque chose de fort pour exprimer la réaction, mais pas encore trop explosif cela va suivre dans les autres dessins. Peut-être que dans celui-ci ça sera plus pour extérioriser un « cri ». Je souhaitais aussi faire apparaître le côté tristesse que cette douleur peut provoquer en moi. Regarder, observer, cette douleur quand elle n’envahit. Je voulais aussi exprimer que j’ai mal dans tout le corps. Mon attention était que cela ne soit pas trop en gros plan dans mon dessin. Il faut que cela reste relativement discret, car je ne veux pas qu’on me dise que je me plains. Cette peur là, elle m’effraie, elle ne me quitte pas, comme si elle m’étranglait, comme un serpent qui se noue autour de mon cou.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Voilà j’avais mes idées pour faire naître mon esquisse, je n’avais plus qu’à les mettre sur ma feuille. J’ai donc commencé par exprimer la situation de « cri » le cri de la souffrance de cette douleur physique, celle-ci je l’ai fait apparaître en haut de ma feuille.
Mais je ne sais pas, j’ai voulu mélanger deux sortes de « cris » au moment de concevoir mon esquisse. Ils se mélangent l’un dans l’autre, dont un avec une forme de corps qui s’expulse de celui-ci qui est en rouge, qui pourrait me représenter. Comme pour montrer l’augmentation de ce cri et non sa diminution. Ces cris dont les sons se font entendre, pour faire entendre leurs forces.
Puis j’ai continué mon esquisse en faisant apparaître ce visage en rouge avec le haut de son corps, là où se trouve aussi la douleur. J’ai dessiné un cerveau également pour retranscrire cette situation : la confusion entre la douleur physique et la douleur psychique.
Et pour terminer mon esquisse j’ai fait apparaître ce corps en entier en boule qui a mal en lui, avec ce pansement collé sur lui, il a mal, qui le dit, mais il ne veut pas le crier partout et se plaindre : il veut rester discret, il ne veut pas se faire remarquer.
Pour concevoir le manteau de mon esquisse, pour moi du rouge et du noir étaient les bonnes couleurs, avec un petit mélange entre elles. Il fallait aussi un peu de gris, qui jouerait avec les nuances par endroit dans mon dessin, comme pour faire apparaître une discrétion.
Je voulais exprimer cette émotion forte, mais surtout ne pas effrayer !

Matériaux utilisés :

Peinture aquarelle sur feuille de format de 50 x 70 cm à grain fin. Manteau conçu aux divers crayons de papiers GRAPHIC 8B ,2B ,HB. Peinture aquarelle rouge, noir.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

En observant mon dessin, ma première réaction a été qu’il ne faisait pas assez ressortir l’émotion. Je ne ressens pas d’angoisse, ni de colère, mais je me sens comme serrée en moi.

BMP – Un corps et de drôles d’ombrelles en couleurs


Les vacances scolaires approchent à grands pas.
Et je ne sais pas, j’ai entendu dire aussi, que dès que le soleil pointe son nez le cerveau est en ébullition pour les idées plus ou moins « bizarre » 🙂
Un corps et des ombrelles, enfin je dirais plutôt une légère forme en apparaît de celle-ci. Mais ce n’est pas bien grave, car dans mon monde du mouvement de mes pinceaux, il n’y a pas de limite et de « normes » rien de tout cela, juste de l’expression naturelle, du voyage et du trash et c’est cela que j’aime, ne pas chercher trop souvent de la logique ! D’ailleurs c’est quoi une logique et une normalité ? Me concernant, je ne sais pas trop !
Donc il y aura des ombrelles colorées, rondes, du moins elles le seront le mieux possible, pas trop petites, histoire de jouer à cache-cache. Je ris toute seule en écrivant cette phrase. Mon côté gamine n’est jamais loin quand il s’agit de s’amuser, donc histoire de jouer à cache-cache.
Il y aura également un corps légèrement de profil, pour garder cette espèce de mouvement, mais pas de visage, et oui, car il y a ce fameux jeux de cache-cache. Pas de jambes elle sont cachées par les « ombrelles » et les couleurs. Pourquoi un corps ? je faisais ce lien, qu’une ombrelle devait aller avec un corps, je trouvais que cet ensemble était harmonieux en courbe. Silhouette = couleurs = mélange = harmonie en courbe.
Finalement ça sera un tableau qui va peut-être nous faire miroiter et perdre l’équilibre car il y aura finalement un trop plein de couleurs. Il va nous enivrer ! Non je plaisante 🙂 quoi que allez savoir !

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

J’ai donc commencé mon esquisse en faisant apparaître toutes les formes d’ombrelles. Mais en les dessinant, j’avais une forme de chapeau en tête. Un méli-mélo des deux : ombrelles et chapeaux.
Puis j’ai terminé par le corps.
J’avais cette envie également d’agrandir mon dessin au fur et à mesure qu’il prendrait forme peu à peu au court de sa naissance, mais je ne savais pas comment, j’attendais de voir sur le moment. Je voulais le voir grandir encore et encore comme une histoire sans fin.
Pour le manteau de mon dessin, je voulais qu’il fasse apparaître les vacances, l’air chaud, les couleurs du soleil, le calme. Bref toutes les odeurs des vacances.
Mais je ne voulais pas qu’au regard celui-ci nous brûle comme un coup de soleil ! Je souhaitais une petite goutte de fraîcheur pour nous accompagner. Comme un goût de liberté.

Matériaux utilisés:

Feuille de format 50 x70 cm à grain fin. Manteau conçu à l’aquarelle, finitions crayons de couleurs.

Que ressentez-vous face à ce dessin ?

Ma première réaction a été de me dire qu’on ne pourra pas me reprocher de ne pas avoir mis assez de couleurs. Mais il me semble que ce dessin manque de symétrie quand je le regarde.
Il me semblait qu’il y avait peut-être un petit peu trop de couleurs, mais cependant je ne ressens pas ce trop en observant mon dessin ni que j’ai eu la main leste avec mon geste du pinceau je n’en est pas de souvenir.
Je n’aime pas ce dessin je pense heum c’est Béatrice qui dit cela  !