BD – Les illuminations de Noël

Après le cour de français et le goûter dans l’après-midi du vendredi 15 décembre, nous sommes partis pour les illuminations de Noël avec les jeunes mineurs migrants qui sont de plus en plus nombreux. Il était environ 17 heures. Le froid ne nous a même pas arrêtés ! la marche à pied nous a réchauffés et tous dans la bonne humeur! Nous avons eu l’occasion de voir ces illuminations dans la nuit. Nous sommes allés dans le centre ville de Tours.
Cette sortie avait également pour but de les faire participer au concours de la plus belle photos sur le thème de Noël. Celle-ci sera votée par le public.

Je voulais faire partager ce moment 🙂 Le vin chaud, les pommes d’amour, les friandises, la musique, les bonnes odeurs de la venue de cette fête de Noël.

BMP – Somatiser


Je voulais travailler un peu sur cette notion, car par moments on se demande pourquoi le corps réagit ainsi et si cette réaction est normale et peut s’expliquer.
Il y a une chanson qui dit : « Quand mon cerveau dit « ouille » et que mon corps répond « aïe » », qui pour moi explique bien 🙂 elle cache certains mots comme la somatisation. Enfin pour moi et je trouve qu’elle est superbement bien chantée. Voici le lien de cette chanson que nous connaissons bien : j’ai la rate qui s’dilate, j’ai le foie qu’est pas droit…. https://www.youtube.com/watch?v=mluu9VIGifQ

En ce qui concerne la somatisation, j’ai trouvé le lien suivant :

http://www.aucoeurdusens.fr/pdfsite/Somatisation%2 site/Somatisation%20la%20plainte%20du%20corps.pdf

En grec, « soma » signifie « corps ». La somatisation est la traduction d’un conflit psychique en affection somatique. Historiquement les premières somatisations furent repérées à la fin du 19ème siècle par l’observation de cas d’hystérie. Chez ces patients, il s’agissait d’une détresse psychologique qui s’exprimait par des troubles neurologiques avec l’installation de paralysies. Pour, Freud, Breuer et Charcot, médecins et chercheurs du début du XXe siècle, le lien entre le mental et le corps apparût assurément. Puis, dans les années 50 l’observation des maladies a confirmé l’association de facteurs psychiques.

En gros, somatiser, c’est transformer des troubles, des douleurs psychiques en problèmes physiques. Le corps exprime par divers symptômes ce que nous ne disons pas, ou que nous arrivons pas à dire car on ne sait pas comment. Je trouve pourtant qu’il s’agit de deux situations différentes, entre ne pas dire ou ne pas pouvoir expliquer, parce qu’on ne sait pas ou parce qu’on ne comprend pas.

La somatisation se traduit par l’expression corporelle d’un sentiment ou d’une émotion.

Je pense aussi que la somatisation se trouve souvent associée à des troubles dépressifs ou anxieux.
La somatisation peut apparaître dans les suites d’un évènement psychotraumatique comme par exemple, un accident de la route, une agression, un changement important comme un licenciement, un divorce, une séparation et puis une mise en retraite.
Et là je dis : vive l’art-thérapie, car cela permet de diminuer la somatisation.
J’écrirais aussi que le stress et l’angoisse peuvent aggraver souvent les symptômes, ainsi que le rabâchage des questions…
J’écris cela car par moment cela m’arrive. Quand par exemple une douleur est là et ne me quitte pas. Ou alors quand je ne trouve pas de réponse à ma question.

Enfin, les personnes qui souffrant d’un trouble de cette sorte, souffrent réellement. Le mal-être est authentique, qu’il puisse ou non être expliqué et identifié médicalement.

Il n’y a pas de simulation. Un mal-être, une détresse sont présentes et ceux-ci ne doivent pas être négligés. Un prise en charge psy peut aider, car parfois cette situation peut gâcher la vie de tous les jours.
Donc mon dessin serait que je traduise cela dans un dessin, dans une mise en forme.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Pour concrétiser mon esquisse, je me disais que je devais retranscrire cette somatisation dans un corps. Comme encastré dans une autre forme. Ceci expliquerait alors que somatiser a un côté angoissant et détraque le fonctionnement de notre corps.
Je devais intégrer ce mal être en une seule forme.
J’avais ma première forme qui était donc un corps. Il me manquait l’autre morceau.
Mais comme somatiser cela vient de notre tête, de notre cerveau, alors j’ai pensé à dessiner un cerveau en l’incorporant dans le corps. Cela concrétiserait bien mon observation : somatiser c’est traduire par des maux sans le corps ce qui ne va pas dans le cerveau.
J’ai donc commencé par dessiner le cerveau puis j’ai ensuite fait apparaître la forme de mon corps, légèrement décalée.
Mon cerveau est encastré dans le corps et vis et versa.
Pour concevoir la couleur de mon esquisse, je devais différencier afin que l’on puisse bien observer le cerveau et le corps. Que l’on puisse voir également que tout est encastré quand on somatise.
Donc du gris dans des nuances et de l’aquarelle, de la couleur rouge pour le cerveau et du noir pour ramener un petit plus pour les traits à l’intérieur de celui-ci. Et j’ai rajouté quelques symptômes écrits dans mon texte.

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Dessin conçu sur feuille blanche 36 x 48 cm
Crayons graphic 7B, 3B, 6B et aquarelle.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

En observant mon dessin, je me suis demandée si les personnes qui ont eu un passé difficile auraient plus tendance à somatiser que d’autres ? Est-ce que c’est une attitude pour traduire une angoisse et en quelque sorte la rassurer ? Ou alors une fuite pour ne pas travailler sur ce qui cloche en nous ? Ce sujet m’interpelle, m’intéresse.