BD – Gérer la dissociation – Résumé de lignes qui ont retenu mon attention

Résumé de lignes qui ont retenu mon attention et qui me parlent.
livre première partie :

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Ils ont travaillé sans relâche pour guérir et sont la principale source d’inspiration de ce manuel.
Cet ouvrage apporte les outils indispensables pour repérer et analyser les troubles dissociatifs.

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…les dissocie sans cesse, les exproprie et les empêche d’êtres elles-mêmes.

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Déconnectée pour sur-vivre, absente à elle-même, envahie par le néant, une moins que rien qui a peur de tout, et une coupable dont elles ont honte et qui mérite la mort, une personne qui pourrait devenir violente et perverse et qu’il faut sans cesse contrôler, censurer.

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Ces conduites dissociantes sont des conduites à risques et de mise en danger, de violences contre soi-même, ou de violences contre autrui.

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La sensation de danger permanent s’apaise alors et petit à petit il lui devient possible de sortir de la dissociation, de se décoloniser de la mémoire traumatique, de retrouver sa cohérence et de se réconcilier avec soi-même et d’arrêter de survivre pour vivre enfin en étant enfin lui même.

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J’avais l’impression que j’étais perpétuellement en train de pousser une brouette pleine de grenouilles sur un sentier cahoteux et sinueux.
Les grenouilles ne voulaient pas rester en place, elles coassaient au moindre mouvement, et faisaient en sorte que la brouette penchait épouvantablement chaque fois que je rencontrais une bosse ou un trou sur mon chemin.
Il me fallait souvent plus de force que j’en avais pour maintenir la brouette droite et poursuivre mon chemin sur ce sentier.

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Mais le jour ou je suis tombée dans le trou le plus profond, j’ai compris que je n’arriverais pas à en sortir toute seule et que j’avais besoin de l’aide de quelqu’un pour arriver à maintenir la brouette sur cette partie du sentier.
La confiance est le fil conducteur de ce livre.
Croyez en vous, croyez en toutes vos parties et croyez en vos thérapeutes.
De nombreuses personnes ayant un trouble dissociatif complexe ont été pendant des années dans le circuit de la santé mentale avant que leur problème ne soit reconnu et traité.

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Guérir requiert du temps
si par contre, vous ne faites aucun effort pour exercer les nouvelles compétences et surmonter l’évitement des questions douloureuses, cela génère évidemment aussi un ralentissement de votre guérison.
Demandez à votre thérapeute de vous aider à trouver à quel moment vous devez faire des efforts et à quel moment vous devez y allez plus doucement.

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Vous vous sentez submergé, arrêter et faites les exercices pour revenir dans l’ici et maintenant.
Mais vous devez aussi observer ce qui est bien et pas bien pour vous.
Prendre conscience de ces difficultés est le premier pas sur une voie de leur résolution.

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Vous constaterez probablement une montée temporaire de votre angoisse.
Effectuez l’exercice de l’ici et maintenant régulièrement.
Les personnes souffrant d’un trouble dissociatif luttent fréquemment contre toute une série de problèmes qui mettent à l’épreuve leur capacité à rester présent de manière consciente.
Vous n’êtes plus capable de sentir que vous contrôlez ce que vous faites.

BD – Dimanche – dix-neuvième jour d’hospitalisation – Petites humiliations

Je fais ce que je peux pour avancer, mais je vois que je déçois pas mal de personne de ne pas allez plus vite ou de mieux comprendre les situations, c’est vrai, mais je n’ai pas l’intelligence que certaines personnes peuvent imaginer, je suis désolée de ne pas pouvoir donner satisfaction, parfois je me sens hors temps, je me demande pourquoi continuer. Continuer ce travail sur moi… parfois je me dis arrête tout, j’aimerais pouvoir faire encore mieux, peut-être que je n’arrive pas à faire ressortir et reconnaître mes capacités que cela bloque en moi mais ce travail je le fais pour moi. Peut être que cela sera long je le reconnais mais je suis comme cela, je ne me plains pas, mais parfois de pas pouvoir donner et entendre certain mots forts fait du mal.

• J’ai appris aussi que si j’étais hospitalisée en psychiatrie c’est pour soit disant des raisons suicidaires, je l’ai appris et entendu lors de mon réveil, et quand je parle du moins j’essaye d’en parler avec les infirmières je vois bien que la plainte n’est pas du jour, qu’ils restent tous très vagues.

Pourquoi vouloir me suicider peut-être que cela me vient en tête une partie de moi, avoir des idées noires, oui cela peut arriver mais j’ai des enfants maintenant. Mais c’est vrai il y a quelques années j’en ai fait qui on était très loin et cela aussi est marqué dans mon dossier.

• C’est trop facile de tout le temps de se baser et revenir sur le passé, surtout quand la personne essaye de s’en sortir, de raconter, lire ce qui est marqué dans ce dossier surtout quand certains renseignements n’ont jamais excités, de même quand on me sort que j’ai eu une maladie vénérienne, ceci le docteur B me l’a sorti devant tout le monde et ce n’est pas la première fois, effectivement il y a quelque années j’ai subi une cœlioscopie à la suite de résultats de laboratoire, le doute a été mis sachant que j’étais suivie en service infectieux pour autre chose (ulcération dans la bouche importante à ne plus pouvoir boire du liquide et encore), c’est pour cela que cet examen a été demandé, pour enlever ce doute énorme. D’ailleurs l’examen à confirmé qu’il n’y a rien eu, le laboratoire n’a pas su donner d’explication au service maladie infection et encore moins au neurologue.

J’étais enceinte de quelque jours de ma première fille, d’ailleurs le médecin m’a laissé la surprise de le découvrir, il avait aperçu une couleur bleuté il ne savait pas trop mais bon… à cette époque là j’avais très très mal au ventre et j’avais une infection urinaire un protéus, ce qui m’arrive souvent, mais rien d’autre. Cette histoire m’a suivie dans mon dossier médical. Pourquoi j’aurais été voir ailleurs, j’ai bien trop l’angoisse d’attraper quoi se soit et je suis fidèle en mon ami actuel. Je le respecte, cela fait partie de l’amour, le docteur B à repris ces renseignements chez mon ancien médecin traitant, le même qui est passé à travers du début de mon infection au staphylocoque doré au bras gauche.

Comme j’étais en colère après le docteur B, de m’avoir sortie cette ânerie monstrueuse !

• Maintenant ils sont tous en train de me bourrer le cerveau pour cette foutue plainte, j’ai dit au docteur B vendredi que ce n’est pas en s‘y prenant comme cela que cela m’aidera à passer le cap et que c’était mon choix pour l’instant mais pas le leur.

• J’ai appris aussi que la crise que j’ai faite il y a quelques jours, la crise d’épilepsie n’en était pas une que je simulais, j’étais obligée de donner l’attestation du professeur de neurologie hier pour confirmer que je ne simulais pas pour moi c’est terrible de toujours me justifier.

• La raison de mon hospitalisation pour moi était de prendre du recul, de revoir mes traitements, de savoir ce qu’il en est des crises d’épilepsie simulées selon eux.

Ces choses qui n’ont toujours pas été faites, mais surtout pour eux il s’agit de me pousser à porter plainte.