BD – Atelier écriture à l’hôpital

Journal pour les services de l’hôpital. C’était la première fois que j’y allais, à chaque fois je reculais, écrire cela me fait peur, aller dans l’inconnu au dernier moment sans savoir ou on va ! L’angoisse de sortir des mots et par rapport à mes fautes, l’animatrice Armelle, c’est la même qui fait l’atelier dessin où je vais régulièrement était étonnée que je n’y vienne pas.

Je lui ai exposé en gros mon ressenti, elle ma répondue que c’était dommage. Donc je me suis lancée, mais pas fièrement.

Dès mon arrivée, Armelle m’a demandé de m’asseoir à coté d’elle, elle est courant pour mes absences, ce qui s’est produit à cet atelier. Je suis toujours mal à l’aise quand cela m’arrive devant du monde, j’arrive de moins en moins à reprendre le fil de la conversation.

Un thème était commencé mais personne ne voulait le continuer, faut dire pas facile bonjour l’angoisse le  thème : La Solution.

Que pouvais-je dire là-dessus ?

Cela m’a pris un moment pour trouver, j’ai sorti quelques phrases mais mélangées ce qui me passait par la tête. Armelle les a lues et a corrigé mes fautes et j’en ai fait un texte après, que voici :

La solution, être au cœur du problème, c’est ressentir les émotions et les sensations corporelles, il faut arriver à les repérer et les reconnaître et les exprimer.

Si une personne trouve la réponse à ses questions ou la solution à ses problèmes cela lui permet de passer de l’état de survie à vivre, c’est-à-dire d’évoluer de faire ressortir ses capacités de les faire éclore, éclore cette vie en soit.

Chaque solution trouvée permet de ne pas rester replié sur soi-même comme un bébé, de ne pas rester dans le doute, dans le noir enfermer à l’intérieur de soi par ses terreurs comme dans une cage.

Apprendre et entendre ce que disent, les personnes autour de soi et d’en tenir compte peut être le début d’une solution.

Mon texte sera publié dans le prochain journal de l’hôpital.

Dessin au crayon de papier, un parchemin, pour écrire nos idées, nos réponses, et au milieu un petit bonhomme qui montre qu’il a trouvé la solution d’où l’ampoule qui brille.

Dessin-n°92---La-solution

L’atelier d’écriture par Nayla Chidiac

Traumatisme-psychiquePage 170
L’écriture dans ces ateliers permet l’expression d’un certain nombre de pensées ou d’émotions qui ne sont pas, ou pas, ou pas encore, verbalisables, particulièrement pour certains patients restés enfermés dans l’indicible de leur expérience. L’écrit sera ultérieurement un matériel tremplin vers une verbalisation. Les associations d’idées et de symboles ainsi favorisées par le dispositif d’écriture sont parfois renforcées et /ou contenues par le cadre dans lequel elles sont élaborées puis perlaborées par le thérapeute. L’écrit s’inscrit dans une relation avec des implications transférentielles et peut ainsi représenter pour le thérapeute comme pour son patient un matériel interprétable.

Chidiac, Nayla (2010). Trauma et créativité : exemple de l’atelier d’écriture, In Traumatisme psychiques, prise en charge psychologique des victimes, Louis Crocq (dir.) Paris, Masson