BD – Pensées de la nuit

Il est deux heures trente du matin, j’ai quoi dormis deux heures… Et boum ça repart dans ma tête , la machine à réfléchir, dès que  mes yeux sont ouverts aussitôt ça se remet en marche !

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Voilà réfléchir,  chercher la petite bête dans mon ciboulot toujours c’est pas croyable  cette situation !

Et ça je ne le comprends pas. Pourquoi ce mécanisme se met en route automatiquement à fonctionner en premier et pas un autre. Je pourrais à la place me faire défiler, me rappeler des bons moments de la journée écoulée, me dire et bien tu vois, ça tu l’as réussi, ou alors tu as réalisé un nouveau petit pas vers l’avant, tu devrais te féliciter etc..

Vous savez, penser et faire quelque chose de plus doux. Et bien non je réfléchis à des questions que je me pose, pour y trouver des réponses, mais ces questions  et le problème est là , c’est qu’elles n’ont rien de positif. Je veux dire elles ne m’aideront pas à avancer, je dirais même que c’est du grand n’importe quoi.  J’emploierais le mot c’est du « délire »

Parfois j’ai cette impression de m’observer de loin de voir Béatrice mais déformée dans un brouillard intouchable quand cette situation de réfléchir se présente, et que celui ci fait barrière. Impossible d’avancer, de pouvoir me toucher. Je ne sens pas le sol non plus sous mes pieds. J’aimerais crier : « mais arrête toi de faire et dire des âneries ! »  Mais ces paroles ne sortent pas de ma gorge, elles sont figées en moi. Je suis là à m’observer,  à m’enfoncer dans le pétrin. Je suis là en tant que Béatrice mais sans être là, ce que je ressens sur ce moment là m’effraie. Mais cette sensation là je la ressens réellement quand je suis sûre que c’est moi qui est présente, car pendant ce délire pas vraiment c’est plus ou moins endormie, je sais qu’il se passe quelque chose mais pour définir réellement quoi c’est difficile.

Je me demande aussi s’il doit y à des moments pour réfléchir non ? Ce n’est pas possible que le cerveau soit comme ça à fonctionner sur du non stop, à se demander et chercher. Il doit avoir une sacrer énergie! Ce n’est pas possible pour supporter cette situation pareille. Alors pourquoi, en ce qui me concerne,  celle ci n’est pas mis en place chez moi, comme une télécommande où on appuie sur un bouton pour changer de programme, au lieu de rester sur ce bouton et réfléchir, car même dans la journée cette situation est présente. Et cette sensation de bien ressentir , de comprendre est toujours compliquée.

Mais parfois je sais  reconnaître quand c’est réellement moi qui est là à réfléchir car je suis capable d’ en savoir le moment , l’heure,  mais surtout je me sens moi et pas moitié endormis, ou loin.

Voilà je vais demander maintenant mon cerveau de se mettre sur le programme repos, stop, pour que je puisse dormir un peu.

Mais à l’heure ou je vous écrit ce texte, dans ma tête je me sens un peu loin comme embrumée de l’intérieur. Et je suis dans une grande transpiration qui m’envahi le haut du corps. Ma tunique de nuit est collé sur ma peau, et mon cœur tape fort mais très en profondeur. Le bas je ne ressens pas vraiment.

Comment comprendre tout cela ? Y t’il une explication ?

BD – Hospitalisation – Crise d’épilepsie

Je suis désolée, je n’ai pas pu donner des nouvelles plus tôt : mon cerveau m’a fait la danse bizarre de la tortillade. Et mes yeux se sont perdus dans le flou.
J’ai fait une crise d’épilepsie hier matin chez moi. Le SAMU est venu et je suis repartie de chez moi avec leurs tuyauteries collées à ce corps.
Je ne me rappelle de rien juste d’avoir bu mon Ricoré et je ne sais même pas à quelle heure.

La première chose dont je me rappelle c’est cette tête penchée sur moi mais elle était si loin ? Je n’arrivais pas à me fixer à elle. J’avais cet air frais qui était dans mon nez et le reste de mon corps comme si on lui avait passé un rouleau compresseur sur lui pour l’aplatir pour le mettre en miettes. Mais la douleur violente était là vivante elle le maintenait en vie.

Cette crise d’épilepsie à été provoquée par trop de diffusion de douleur dans ma tête. Cette douleur a été provoquée par trop de dissociations. Et ça fini par faire une grosse éruption comme un volcan en colère qui sort sa lave. Un surplus qui devait sortir car il n’a plus de place. Je me dis que là que le corps et la tête fonctionnent ensemble dans cette situation mais que la symbiose, la cohabitation est difficile entre eux. Il semblerait que de me piquer pour faire une prise de sang ou poser une perfusion soit devenu une partie de défit aux médecins. C’est à qui y arrivera le premier ! Je ressemble, du moins mon bras, à un tableau à fléchettes, avec ce rouge rose partout, je parle du désinfectant comme fond de couleur. L’ensemble pourrait en devenir un tableau original avec son côté artistique avec en relief les pansements…

Balancer secouer par les vomissements.

La bataille cette fois pour apaiser cette tortillade de douleur dans ma tête a été rude. Nous avons fini par faire intervenir la morphine je me sens toute chose comme dans du coton, mais je reconnais que ce n’est pas désagréable. Le volcan est plus apaisé. La larve me brule moins les yeux. Les douleurs tellement fortes et ce gout amère dans ma bouche. Ils ont préféré de me faire passer un scanner a 22 heures environ.

Je me dis que pour ne plus avoir d’épisode comme celui ci, il faut trouvez la solution afin d’avoir moins de dissociations. Mais on va y arriver et je ne veux plus entendre dire que mon état s’aggrave comme cet interne me l’a dit ! Alors qu’il ne connaissait pas grand chose sur les dissociations. Me dire ça n’est pas franchement intelligent, en parler avec ses collègues aurait été mieux !

Ce matin je vais être transférée en neurologie dans l’autre hôpital au bout de la ville car j’ai rdv avec le professeur. C’était prévu.
J’ai vaincu cette crise pratiquement même avec Grr grr. Elle ne m’a pas eue. Je suis et reste toujours petite dame Rambo 🙂
Je voudrais faire un petit clin d’œil au vin rose et au vin rouge 🙂 moi j’avais le blanc 🙂
Je reste un peu fatiguée dans ma tête mais je vais remonter 🙂
Allez je vous laisse, à plus tard pour des nouvelles 🙂