BMP – Une forme aux mains blanches


Une lubie parmi d’autres, qui m’est passée par la tête.
Une forme avec des mains blanches, une forme par laquelle je voulais, malgré tout, mettre en forme aussi un semblant de visage. Un visage un peu enfantin, joufflu, qui pourrait venir d’un conte pour enfants.
Je pense que je voulais rire dans ma tête, j’écris souvent « je pense », car je ne suis jamais sûre de moi… Mais là, à cet instant présent dans le temps c’était cela que je voulais !
Je ne voulais pas de quelque chose de gai ou de triste quand on regardera cette aquarelle, juste une forme avec des mains blanches. Ce n’est pas logique, mais par moment c’est l’ennui de toujours rester dans les normes. Et là je voulais en sortir. Je voulais faire naître finalement une forme, rigolote et peut-être aussi légèrement difforme.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Mes points importants pour faire naître cette esquisse étaient donc : difforme, joufflu, blanc, dépasser !
J’ai donc commencé par dessiner les mains, je devais les placer, identiques, légèrement décalées pour que ça aille avec le mot difforme. Il n’y avait donc rien de normal dans leur forme et leur position.
Après j’ai continué mon esquisse, en mettant en évidence une forme de corps.
Mon idée était d’imprimer un mouvement à l’intérieur de celui-ci.
Maintenant, dans quel sens, cela n’avait pas d’importance. Mais je souhaitais que ça bouge : rien de figé ne devait apparaître dans ce corps.
Puis j’ai continué en dessinant un visage avec ce côté, « je boude », mais aussi ce côté « je ris”. Je dirais donc servez-vous, choisissez ce que vous voulez. Choisissez selon votre goût du moment !
Dans mon idée, je n’avais rien de bien défini et de sûr, j’avançais avec ce que je ressentais sur le moment.
La forme de mon visage était présente mais après il y a eu comme une surprise pour son évolution et je me demandais aussi pourquoi manifester une quelconque émotion ? Je n’en ressentais aucune, pas d’obligation sur ce moment présent.
Et pour les couleurs, comme je voulais que cela bouge dans le corps de ma forme, je me suis dis que je devais faire des petits mouvements dans ma façon de déposer l’aquarelle sur la feuille, et donc je devais faire des petits mouvements avec mon pinceau.
Après je n’avais rien de précis dans le choix de mes couleurs, mais cela ne devait pas être triste, mais non plus très gai.
Je devais juste habiller cette forme, mais y prendre goût et m’amuser.

Matériaux utilisés :

Aquarelle sur feuille de format de 50 x 70 cm à grain fin. J’ai utilisé des peintures aquarelles et pour les finitions crayons de couleurs.

Qu’avez-vous ressenti ?

• une lourdeur, je pense liée à l’angoisse.
• toujours cette sensation de vide à l’intérieur de cette tête. Par moments aussi, je ressens bien que je pars dans des idées que je n’aime pas.
• Je me suis sentie petite dans mes réflexions, et je me disais que le silence était le bienvenu.
• des envies de mutilations très fortes, je me disais à voix haute : « non ne cède pas ! Sois plus forte que cela, ce n’est pas toi ».
• Je me demandais comment cela pouvait faire de ne plus avoir la tête tout le temps prise par des questions. C’est d’ailleurs une réflexion qui me vient souvent.
• Je me demandais aussi pourquoi j’ai envie de pleurer quand je peins, alors que je me sens bien dans ces moments-là.
• Le passé est comme d’habitude venu me salir, ça me met en colère car il manipule toujours mon cerveau dans ces moments-là, et je me demande qui je suis précisément dans ce présent.
• J’ai ressenti des choses bizarres aux bouts de mes doigts ça me faisait mal, j’ai aussi senti un froid désagréable, cela m’a fait fuir dans ma tête.
• J’avais cette envie de me cacher dans cette forme, pour ne plus qu’on me retrouve. Être comme mangée par elle, mais je serais revenue après, mais pourquoi car je ne le sais pas.
• Je me suis fait sourire toute seule lors de la création de cette aquarelle, je voulais m’accrocher à ce sourire, je ne voulais plus ce mot triste, je voulais le mot vivant.
• J’ai ressenti une angoisse quand j’ai recouvert de couleur la bouche de ma forme. Angoisse assez forte, ce qui a provoqué un surplus de salive dans ma bouche.
• Mais au final malgré tous ces ressentis, prendre mon pinceau et faire un mouvement avec ma main, je me régale.

Que ressentez-vous face à ce dessin ?

En regardant mon aquarelle, je suis attirée par les mains. J’essaie de m’imaginer cette forme dans les normes, je n’y arrive pas, tant mieux !
Pour les mains je me disais que j’aurais dû les faire encore plus blanches pour qu’elles ressortent mieux. Je me surprends à sourire. Et moi j’aime me sentir sourire ça ne fait pas mal.

9 réflexions au sujet de « BMP – Une forme aux mains blanches »

    1. Synonymes de ressortir
      accuser advenir apparaître apparoir appartenir appuyer avancer aviver briller compéter concerner contraster déborder déceler découler déduire dégager dépasser dépendre déterrer enchaîner exalter exhumer mordre paraître participer passer provenir récidiver répéter rappeler résulter rechuter recommencer refaire relever de renouveler reproduire ressasser revenir saillir se découper se dégager se détacher se dessiner se révéler sortir souligner sourdre tenir trancher

      Merci d’avoir mis en privé. Je pense que c’est mieux de tout mettre en privé.
      Regardez quand ce n’est pas mes dessins qui sont postés, il y a du monde qui vient voir sur le blogue. C’est mieux ainsi. Je vous ai toujours dit que mon but n’était pas de faire fuir les gens et je maintiens.

      « Je ne suis pas une copine, je suis là pour vous montrer ce qui ne va pas dans votre attitude, ce qui fait fuir les gens aussi. « 

      1. « Regardez quand ce n’est pas mes dessins qui sont postés, il y a du monde qui vient voir sur le blogue. »

        Ça y est, vous avez trouvé votre nouveau dada du jour : vous faire passer pour une pauvre petite malheureuse parce que les gens ne viennent pas voir vos peintures, mais notifient les documents de travail de base, comme la roue des émotions de Plutchik.
        Pourquoi devez-vous toujours tout retourner pour vous coller dans une position victimaire ?
        En plus malgré tous vos grands cris pour dire que vous voulez aider les autres, dès que vous les aidez, vous dites de manière sous-jacentes : mais en fait, c’est moi que je voulais que l’on aide.
        Alors je mets ce billet en public, parce que ce dessin est chouette : c’est le premier sur une approche approfondie des mains et pour moi il est important.

        1. Non en privé ! Je n’aide pas les autres, je les fais fuir, et le but n’est pas ça.
          Le but n’est pas ça : faire fuir, souffrir.
          Vous me l’avez marqué je fais fuir.
          Et regardez quand je fais transparence il y a du monde et c’est ce que je veux, que les victimes viennent sur le blogue. Ça a toujours été mon point du vu.
          Faire fuir ou autre n’est pas aider !
          Je vais vous ruminer !

          1. « Vous me l’avez marqué je fais fuir. »

            J’ai marqué ça où ? Attention vous prenez tout pour vous complaire dans cet état victimaire, STOP !

        2. « Je ne suis pas une copine, je suis là pour vous montrer ce qui ne va pas dans votre attitude, ce qui fait fuir les gens aussi. »

          En parlant de main je vois le chirurgien cette semaine. Et j’en suis en colère.
          Ne pas faire fuir ou autre.
          Juste de la magie 🙂 la magie ! Des couleurs et des formes. Voilà ! Et cet exemple pour que les autres personnes trouvent de l’aide dedans par l’art-thérapie.

          1. « Je ne suis pas une copine, je suis là pour vous montrer ce qui ne va pas dans votre attitude, ce qui fait fuir les gens aussi. »

            Très bien d’accord, alors qu’ai-je marqué là ? Que c’est votre attitude qui fait fuir les gens, comme par exemple la crise de jalousie envers le succès de la roue des émotions de Plutchik.

            « En parlant de main je vois le chirurgien cette semaine. Et j’en suis en colère. »

            Pourquoi êtes-vous en colère, faites une illustration et un texte sur cet état.

        3. « Il y a un message pour vous sur la page Facebook de Art-thérapie Virtus »

          Je n’aime pas trop répondre comme ça en dehors du blogue. Ça me terrorise et oui il y a ce côté timide chez moi. Et je ne veux pas me dissocier non plus.
          Voilà pourquoi aussi je vais beaucoup moins sur Facebook.
          Je vais juste mettre j’aime, pour montrer que ça a été lu.

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