BMP – Un bocal dans mon cerveau


Une demande du docteur L.
On commence à travailler sur l’EMDR mais d’une autre approche.
Le travail réalisé sur le blogue avec l’aide d’Emmanuelle va nous servir.
Je devais réaliser une peinture sur la situation suivante :
Un bocal dans mon cerveau pour mettre dedans tout ce qui me fait mal et souffrir.
Et laisser l’autre partie de mon cerveau qui lui je l’ai représenté en couleur, afin qu’il arrive à fonctionner avec ce qui me fait du bien.
Le but avoir ce mécanisme dans ma tête, de pouvoir mettre de coté ce qui m’empêche d’avancer, ce qui me fait mal etc. comme par exemple, les flashs, les images de mon passé, les voix de mes mères nourricières, cette sensation d’abandon, etc. Le but est aussi de prendre au fur et à mesure un problème et de le régler, un à la fois, et ça mon cerveau ne sait pas encore le faire, il doit pouvoir le faire automatique, mais celui-ci n’a pas encore capté, il doit apprendre, je dois apprendre moi aussi.
On en revient à ce que m’a expliqué Emmanuelle, apprendre à mon cerveau à ne plus fonctionner dans le passé.

Comment avez-vous dessiné ?

J’ai commencé par dessiner le bocal ensuite après le demi cerveau.
Concernant les couleurs, pour le demi cerveau comme cette partie la est censée bien fonctionner, c’est ce qui me procure un bien être, donc j’y ai mis des couleurs variées.
Pour le bocal, là ou je dois y mettre ce qui me fait souffrir, le noir m’est venu de suite.

Matériaux

Aquarelle réalisée sur feuille de format de 50 x 70 cm à grain fin.
J’ai utilisé les couleurs aquarelles suivantes : jaune de Naples, bleu ceruléum, orange, blanc de Chine, noir d’ivoire, rouge cramoisi, ocre jaune, jaune Gamboge, terre de Sienne naturelle.

18 réflexions au sujet de « BMP – Un bocal dans mon cerveau »

  1. « Mais elle reste malgré tout votre « petite protégée » C’est bien. »

    Cela ne se dit pas en public Sissi cela peut rendre mal à l’aise.

    1. D’autant plus que la relation ne se situe pas du tout au niveau affectif. C’est bien le problème de cette société dans laquelle on mélange tout et les gens sont perdus. Il s’agit d’une relation d’aide professionnelle. Je fais mon boulot c’est tout. C’est certainement ce qui m’a donné, sur ce blogue, ma réputation de méchante. Je mets des limites et ne mélange pas les différents niveaux. Je déteste les mièvreries et le bon Dieu qui n’est jamais là quand les malheurs arrivent alors que mon travail est de redonner aux participant.e.s la liberté qu’ils ont perdue ou n’ont jamais eue. Il n’y a pas de jugement de valeur non plus de ma part. Rien n’est bien ou mal, rien n’est beau ou moche, tout est expression à remettre en mouvement.

      1. « C’est certainement ce qui m’a donné, sur ce blogue, ma réputation de méchante »

        Et bien pas avec moi ! criboudiou ! grrrr
        Vous n’êtes et vous ne représentez pas mes mères ou autre.
        Vous êtes vous, c’est cela qui est beau.

        « tout est expression à remettre en mouvement. »

        J’aime ce mot mouvement, il représente, la vie, l’avancement, les progressions 🙂

        « Le bon Dieu qui n’est jamais là quand les malheurs arrivent alors que mon travail est de redonner aux participant.e.s la liberté qu’ils ont perdue ou n’ont jamais eue »

        C’est tellement vrai.
        Allez je retourne vers mon dessin.

        1. Justement des personnes à respecter, et le respect passe par la « bonne distance », celle qui laisse la liberté, qui ne chosifie pas l’individu mais l’aide à être debout. Je sais bien que dans notre société où tout le monde tire profit de tout le monde c’est difficile à concevoir, mais nous sommes en France, le pays du siècle des Lumières qui chassait l’obscurantisme.

          1. Merci Emmanuelle 🙂
            Mais ce que vous écrivez, venant de vous je le savais.

          2. J’ai toujours en tête ce qui peut se passer derrière un écran.
            D’où l’utilité, d’une de vos règles d’être suivie à côté par un psychiatre, ou autre pour être sur le blog. C’est sécurisant.

          3. Ça n’a rien de sécurisant. C’est encore une question de choix éthique. Je milite pour le travail en partenariat et une direction horizontale. Je ne suis pas dans la toute puissance, contrairement à ce que l’on pense classiquement d’un personnel de santé.

          4. « Je ne suis pas dans la toute puissance »

            C’est un côté éthique que l’on ne peut que respecter.

  2. Vous me faites rire dans vos réalisations.
    C’est un tableau pas commun, original.
    Le bas du dessin a un très beau mouvement.
    Donc vous commencez l’EMDR, vous n’avez pas peur, que trop de souvenirs ressortent ?
    L’EMDR, me fait penser au film « au-dessus d’un nid de coucou »

    1. Comme l’explique si bien Béatrice, le principe de l’EMDR sera de l’aider à déplacer les reviviscences dans son cerveau et l’idée du bocal est tout à fait appropriée.
      Je note effectivement qu’en ce moment, vous vous dissociez une fois par semaine, guère plus. La peur, ne sert à rien, il ne s’agit pas de vous défendre, au contraire, il est important de vous laisser faire et d’avoir confiance. Là vous pouvez lâcher prise, il y a quelque chose sur quoi tomber, même si c’est le Dr L.

      1. Mais Emmanuelle, ce n’est que maintenant que Béatrice commence : c’est tardif.
        Pourquoi d’autres personnes y arrivent plus rapidement et facilement et pas elle ?
        Je m’interroge…

        1. Les autres personnes sont pas dissociées comme l’est Béatrice. Si on pratique l’EMDR au milieu d’une crise dissociative, c’est la personne dissociée qui a la main et qui reste dissociée et risque de ne pas laisser la place.

          1. Et bien je plains le docteur L.
            Car avec vous les dissociations de Béatrice sont parfois difficiles…
            Mais elle reste malgré tout votre  » petite protégée  » 🙂 C’est bien.

      2. « Je note effectivement qu’en ce moment, vous vous dissociez une fois par semaine, guère plus. »

        Il y a du mieux un peu oui :), mais je voudrais encore plus, car par moment ohh là là… Mais on y arrive Emmanuelle, on ne recule pas 🙂

        « Il est important de vous laisser faire et d’avoir confiance. »

        oui.

    2. L’EMDR, me fait penser au film « au-dessus d’un nid de coucou »

      J’aime beaucoup ce film. Il représente beaucoup beaucoup de message.

      « Mais Emmanuelle, ce n’est que maintenant que Béatrice commence : c’est tardif. »

      Vous savez Sissi on ne fait pas n’importe quoi, à la va-vite.
      Si j’évolue, c’est qu’on prend le temps avec moi, du moins on fait avec l’évolution de mes troubles.
      On fait comme ce qui se passe sur ce blog, doucement à mon allure et regarder j’avance peut-être lentement, mais au moins je ne recule pas c’est ce qui est important.
      Prendre en charge des patient.e.s avec des post-traumatiques importants, n’a rien de facile, il faut une attitude, une organisation etc.

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