BMP – Emportée dans la couleur

Il faut que mon cerveau arrête de tout manger comme un gourmand, et me laisse le temps de profiter des moments sympas où autres, sans que mes dissociations se pointent tout de suite. Et bien oui alors !
Je me sens triste. Les week-ends sont toujours une histoire mouvementée dans ma tête avec des situations compliquées et difficiles qui s’éternisent et moi, je voudrais des changements. Pour l’instant tout est compliqué, je dois aller à tous mes rendez-vous médicaux, digérer des situations, bref un ensemble.
Alors en attendant, je prends mes pinceaux, et j’essaie de laisser ceux-ci s’exprimer. Je laisse danser le pinceau sur ma feuille 🙂 Hé hé Hé…
Il n’y a pas de thème dans ma tête. C’est juste prendre de la couleur et en faire un dessin. C’est juste le désir d’enlever ce moment triste en moi.
C’était juste aussi conduire ou en quelque sorte apporter le mot « mouvement » dans mon cerveau comme pour le fortifier, car il est bien fragile ce cerveau. Et moi, je  voulais le rendre plus fort. Et me servir de ce mot, comme pour provoquer un feu d’artifice. Un vent comme il y a aujourd’hui et hop plus rien, je suis emportée dans les couleurs.

Comment avez-vous dessiné ?

Pour la réalisation de mon esquisse, je me suis servie de ce mot qui me parle comme à beaucoup et qui aussi me dit que dans ma tête, rien ne s’est arrêté. Je parle du mot : « mouvement ».
Le mouvement, le mouvement d’un corps, d’une articulation, le mouvement des mots, le mouvement d’aller vers l’avant, le mouvement des idées. Voici quelques exemples qui me parlent. Ça me dit :  » et bien tu vois : tout est en mouvement, et dans l’action dans cette vie ».
Donc pour mon dessin, j’ai choisi le corps caché dans les couleurs, douces et chaudes, comme un corps enveloppé de couvertures douces et vivantes. J’ai donc dessiner le corps en premier, en action, en mouvement, cette impression qu’il vole dans la bonne direction. Ensuite j’ai dessiné les formes, qui partent dans le haut, comme pour nous montrer que ce corps est propulsé par la force des couleurs.
Pour les couleurs, pour moi la logique était le mot mouvement couplé avec le mot couleur. Sinon  il n’y avait pas ce geste de faire bouger les situations, je voulais aussi en y mettant des couleurs, enlever ce temps triste qui était en moi.

Matériaux utilisés :

Aquarelle sur feuille de format de 50 x 70 cm à grain fin.
J’ai utilisé les couleurs aquarelles suivantes : blanc de Chine, terre d’ombre brûlée, violet, bleu céruléum, bleu de Prusse, jaune citron.

Qu’avez-vous ressenti ?

J’ai ressenti dans ma tête, cette espèce d’envie de tout envoyer valdinguer ! Une envie d’enlever d’un coup balais, avec ces couleurs ce qui me rend parfois dingue. Comme un vent de couleur qui passe et hop plus rien, place nette. Un peu comme la magie d’une petite sorcière.
Je m’imaginais, dans ma tête, en train de m’envoler avec ces couleurs, hop propulsée droit devant ! En direction d’un avenir frais, et léger, et non « gluant ».
J’ai eu aussi quelques dissociations, mais celles-ci sont restées légères, un peu comme ce dessin.
Je me disais aussi : « mais tu vas t’en sortir de tous ces ennuis ! Faut garder le moral, comme avec ces couleurs ».
Je voulais, dans ma tête, vraiment sortir de ce temps triste, comme si c’était d’une grande importance, d’une importance primordiale. C’était cela en moi, ne pas rester dans cet état.

Que ressentez-vous face à ce dessin ?

En regardant mon tableau, les mots, je suis légère, je vole, je me sens pas lourde, étaient présents. Je pourrais dire qu’il y a comme un côté qui a fait diminué ce mal-être.

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