BMP – Étape 2 du deuil – Le déni d’avoir lu cette perte dans le bilan neuropsychologie

« Non, ce n’est pas vrai, ce n’est pas possible ! »
Dans un premier temps, nous ne voulons pas croire à l’information. Il ne faut pas sous estimer cette période qui peut s’avérer être très longue chez certaines personnes. Parfois nécessaire, le déni peut être un endroit de refuge dans lequel il n’est pas bon de rester. Ne pas prendre conscience des choses pendant un trop long moment peut s’avérer être dangereux, voir malsain. Tant que la personne reste dans cet état de déni elle ne peut pas vraiment commencer à faire son travail de deuil et par ce fait avancer.

Le déni, par moment on aimerait se dire : « non ce n’est pas possible ! », les médecins se trompent ou les tests ont été mal faits. Plutôt que de reconnaître « oui voilà c’est fini c’est irrémédiable » Tu dois l’admettre !
Je pense également que j’en reviendrais à mon côté « orgueilleuse » peut-être aussi prouver à cette médecine que non vous avez tort, vous ne me connaissez pas assez pour juger et dire que c’est fini !
On chercherait n’importe quoi prouver pour ce déni.
Peut-être aussi que j’en reviendrais à ce mot « défaite » une situation qui m’effraie toujours, car dans ma tête ça me fait automatiquement penser au retour en arrière !
Cela reste assez confus dans ma tête ce compte rendu.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Pour concevoir mon esquisse, je me suis servie du dicton : « faire l’autruche » ce qui expliquerait ce mot « déni » et ne rien vouloir entendre. Tout en faisant apparaître un cerveau pour rester dans le thème du sujet. Ne pas réellement vouloir reconnaître que les tests sont vrais et que l’erreur qui me rendrait service, n’existe pas !
Mon premier coup de crayon, pour faire apparaître le début de mon esquisse a été pour retranscrire ce mot « déni » donc ceci s’exprime à travers l’autruche.
Puis j’ai continué en dessinant le cerveau qui fait parler l’endroit où se situent les soucis qui se reflètent à travers des résultats, à la conclusion des tests de mémoire.
Puis j’ai terminé mon esquisse en faisant apparaître ce corps recroquevillé en bas de ma feuille, cela explique et fait comprendre encore plus fort l’attitude de la personne, qui ne veut rien entendre et savoir.
Pour concevoir le manteau de mon dessin, la couleur rouge était très présente car à ce moment-là, je ressentais un agacement dans ma tête, mais pas de colère. Ce rouge m’a, à la limite, apaisée quand je l’ai déposé sur ma feuille avec le pinceau.
Pour le reste du manteau, je voulais mettre de la couleur grise. Je ne voulais pas non plus forcément faire apparaître un dégradé. Je souhaitais le laisser neutre. Pas de nuance foncée.
Je pense aussi que je ne voulais pas provoquer une angoisse en moi.
Je suis un peu dans le brouillard devant cette situation et les dissociations ne m’aident pas vraiment à avoir un jugement sûr et réaliste et surtout apaisé, à me rassurer.

Matériaux utilisés :

Peinture aquarelle sur feuille de format de 50 x 70 cm à grain fin
Manteau conçu en aquarelle et crayons de papiers divers HB, 3B.

Que ressentez-vous face à cette peinture aquarelle ?

En observant mon dessin, je me dis que ce mot déni fait mal. Par moment je ressens de l’angoisse mais celle-ci joue avec moi. Elle apparaît et disparaissait de suite.
Après pour réfléchir plus loin ce n’est pas possible pour le moment, je suis trop en mode yoyo.

BMP – Étape 1 du deuil – Le choc d’avoir lu cette perte dans le bilan neuropsychologie


Parfois ce n’est pas toujours facile de lire des comptes rendus médicaux.
Le choc était là quand j’ai lu le résultat de mon compte rendu du bilan neuropsychologie, qui m’est arrivé par la poste. La conclusion été remuante à lire.
Je pense que ce qui m’a déstabilisée le plus est que je m’attendais à de meilleurs progrès. Il y a un mieux par rapport à 2014, mais dans ma tête une petite voix me dit que ce n’est pas assez et que je devrais progresser encore plus dans la généralité.
Je pense aussi que je ne me suis pas vraiment rendue compte également des diverses séquelles post-traumatiques (viols, maltraitances physiques et psychiques) que le passé a laissé derrière lui dans mon cerveau. Je parle de réels dégâts.
Donc c’est un ensemble qui a provoqué chez moi ce choc qui limite à fait apparaître le mot honte.
Avec du recul, un peu de temps, je vais peut-être être moins exigeante envers moi.
Et puis mon art-thérapeute m’a expliqué aussi certaines choses, donc dans ma tête ça doit faire son chemin doucement.

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre esquisse ?

Par moment j’aurais toujours cette tendance à mettre ce choc avec l’émotion la colère.
Pour faire mon esquisse, je me suis basée sur mes résultats, le fait que je ne puisse plus faire trente-six choses à la fois, car j’oublie, mon cerveau ne suit plus. Ma concentration ne suit plus etc.
J’ai donc dessiné cette situation en faisant apparaître un cerveau, là d’où vient le souci, qui de son côté, essaie de retenir des chiffres, des mots tout en peignent en même temps par exemple.
J’ai aussi rajouté cette situation du fait de ne pas me sentir bien, du fait que je me sens, par moments, dépassée etc. face à ces événements et résultats. Ceci apparaît avec ce corps que j’ai dessiné à demi recroquevillé.
Et pour finir mon esquisse j’ai dessiné cette grande bouche qui a envie de hurler devant ces résultats de neuropsychologie car ce n’est pas assez bien, car j’aurais pu faire apparaître quelque chose de plus fort dans cette conclusion.
Pour concevoir le manteau de mon esquisse, je ne savais pas trop quoi mettre comme couleur, pourtant une envie de mettre une touche de couleur était présente dans ma tête.
Tout n’est pas catastrophique non plus dans l’ensemble de ces résultats ! Je voulais faire apparaître ce mieux même si j’ai du mal à le reconnaître complètement car je voudrais que cela brille plus fortement ! la couleur grise était là et présente dans ma tête, alors je me suis dit : « je mélange les deux ». Mais je pense que sur le moment de la naissance de ce manteau c’est le gris qui a retenu plus mon attention, sans pour autant me flageller dans ma tête. Je ne saurais pas expliquer pourquoi vraiment car je ressens de l’apaisement en regardant cette couleur grise.

Matériaux utilisés :

Peinture aquarelle sur feuille de format de 50 x 70 cm à grain fin
Crayons de couleurs aquarelles + eau + pinceau.
Crayons de papiers divers : HB, 3B, 9B

Que ressentez-vous face à ce dessin ?

En regardant mon dessin de loin, il me fait sourire. Je suis attirée par les mains en mouvement.
Je ne ressens pas d’angoisse, mais je me dis : tu peux encore mieux faire.
Mais je me fais également cette remarque : nous sommes dans le présent, donc je ne serais pas punie ou autre et cela aussi est important que je le retienne.