BD – Galette solidaire à « La Table de Jeanne-Marie »

Samedi 19 décembre 2019, une « galette solidaire » a été organisée au sein des locaux de « La Table de Jeanne-Marie » et de l’AMAC Touraine au 65, rue Febvotte à Tours.
Cette galette, partagée avec les différentes associations présentes et les bénéficiaires de la TJM, a été suivie d’un temps d’échange et de réflexion sur le thème de la grande précarité et les questions concernant l’accueil des migrants au sein de notre ville, pendant près de trois heures de 16h à 19h.
La manifestation s’est déroulée en présence d’un public nombreux composé d’adhérents de la TJM, des membres de l’association « En avant Tours ! », des « Cogitations Citoyennes » et des bénévoles d’associations telles que Chrétiens Migrants, RESF, Collectif solidaire de Saint Pierre des Corps, Emmaüs Cent pour Un et la Cimade.
Après le régal avec les galettes, un débat enrichissant a eu lieu sur l’action des associations humanitaires de Tours et le comportement des pouvoirs publics avec comme modérateur Iman Manzari, président de l’AMAC.
Les participants, notamment Louis et Danielle Barraud, Isabelle Saillenfest, Patrick Bourbon, Pierre Tillou, Philippe Pérol ainsi que d’autres membres présents, ont pu échanger avec Cathy Munsch-Masset, Jean-Patrick Gille et Emmanuel Denis, afin d’exposer leurs actions et leurs inquiétudes.
Les intervenants ont, entre autres, magnifié la Solidarité et la Fraternité concrétisées quotidiennement à travers l’action irremplaçable des associations humanitaires de Tours. Ces associations comblent les défaillances des pouvoirs publics et constituent des lieux où la seule préoccupation est de répondre aux besoins de l’être humain quelque soit son origine.
Les cinq Réquisitions d’Initiatives Citoyennes (RIC), qui ont eu pour but de répondre aux besoins de logement de personnes à la rue au regard du déficit de volonté politique des autorités, ont été abordées.
Les associations sont aussi des espaces d’expression de codes variés par des personnes provenant de divers pays, ce qui constitue un vecteur de richesses. Ainsi, l’immigration est une chance pour les pays d’accueil. Confirmation en est d’ailleurs faite par l’OCDE, Organisation de Coopération et de Développement Economiques.
Il s’avère néanmoins impératif d’accentuer la communication sur la réalité de l’immigration et ses retombées positives.
Les participants ont émis le souhait de continuer ce travail de réflexion. D’autres temps d’échange devront être organisés prochainement.

Omar

BMP – Laisser le mouvement de l’eau se faire


J’avais commencé cette création avec des glaçons, mais une grosse dissociation a tout gâché.
Me dire que j’ai le droit de ne pas “réussir” du premier coup ce que je souhaite, ne pas le percevoir comme un échec. J’avance doucement sur cette situation.
Une idée m’est venue pour mettre ce mouvement de l’eau en « valeur » : faire apparaître une espèce de paysage dans beaucoup d’eau et je me dis que c’est en essayant que l’on finit par arriver et donc à donner à voir 🙂

Comment avez-vous procédé pour la concrétisation de votre production ?

Ma feuille bien à plat devant moi sur la table, je me suis installée devant la fenêtre qui était légèrement entrouverte juste pour respirer l’air frais du dehors, le laisser rentrer par mes narines comme la fraîcheur des glaçons.
Mon idée était que de prendre un spray rempli d’eau, ce qui me permettrait de mouiller ma feuille par petits bouts.
Je devrais également trouver le bon dosage pour ne pas trop mouiller ma feuille et faire aussi en sorte que le mélange de mes couleurs que je déposerais ensuite, ne crée pas, avec le mouvement de l’eau, une forme trop foncée, trop triste.
• La première étape a été de mouiller ma feuille en commençant par le haut, de manière à faire apparaître une petite marre d’eau.
• Puis j’ai pris mon pinceau à sec et j’ai déposé ma première couleur aquarelle qui a été le bleu qui me faisait penser au ciel.
• L’étape suivante a été de faire des mouvements en bougeant doucement ma feuille dans tous les sens, afin que mon surplus d’eau se mélange avec la couleur bleu-aquarelle et laisser le mouvement de l’eau se faire mais sans que celui-ci ne se propage trop sur ma feuille.
• Une autre étape a été de rajouter d’autres couleurs comme le jaune et le rouge toujours en mouillant ma feuille. Je voulais garder un peu d’eau en surface mais en veillant à la quantité d’eau et à son mouvement.
Plus j’avançais dans mon aquarelle et plus des petits mélanges de couleurs apparaissaient. J’ai laissé se faire ces nouveaux mouvements, qui correspondaient à ce que je voulais. je trouvais cela intéressant, car cela donnait un aspect embrumé, nuageux à ma production.
Et puis j’ai toujours encore cette envie de me cacher et de cacher ce qui me perturbe dans ma production, quand les mots sont absents et dans mon tête et dans le présent. De plus, j’apprécie ce côté mystère qui apparaît également. J’imagine que ce côté permet à la personne qui regarde mon aquarelle à ne pas se poser un tas de questions, juste à profiter de ce moment au présent. Peut-être que finalement l’art-thérapie est un cache est un cache secret 🙂 cache secret qui reste en mouvement permanent.
Voilà donc comment est née ma production. Mais à la fin je voulais enlever tout le surplus d’eau qui se trouvait sur ma feuille, cela ramenant un nouveau calme et finalement faisant apparaître un nouveau paysage 🙂
C’est pour moi l’infini de l’art-thérapie et j’apprécie cela 🙂

Quels matériaux avez-vous utilisés ?

Aquarelle réalisée sur feuille de format de 50 x 70 cm à grain fin.
J’ai utilisé les couleurs aquarelles et le mouvement de l’eau.

Que ressentez-vous en regardant votre production ?

En observant mon travail, je peux juste dire que j’ai passé passé un bon moment et que j’ai oublié pendant un temps ce qui me met des doutes dans ma vie en ce moment.