BMP – La peur – La situation « comment je me sens aujourd’hui » ?


Comme je n’arrive pas à mettre des mots, alors je dessine. Car en permanence c’est la peur et quand ce n’est pas la peur c’est la frayeur et de ce fait c’est le mot « tétanisée » qui prend la suite.
Et pour ce samedi 24 juin, oui je mets la date car j’ai du mal, alors l’écrire permet à mon cerveau de la retenir, et ça me permet de rester dans le temps présent. Une situation compliquée. Donc je me sens aujourd’hui comme ça, comme une peur au ventre qui m’effraie et qui me tétanise. Ce matin je me suis « réveillée » désorientée complètement. J’ai bu du lait mais je n’ai rien senti dans ma bouche et ni couler dans ma gorge. Je sais que je l’ai bu elle était près de moi comme l’indice d’après…
Alors parfois cette situation peut se montrer moins forte, donc dans ces moments-là j’arrive à peu près à réfléchir je dis bien à peu près car je ne peux tenir qu’une demi-heure environ. Je dirais sans avoir de troubles dissociatifs qui apparaissent. Je suis incapable de dire dans quel jour cette situation augmente.

Comment avez-vous dessiné ?

Pour réaliser l’esquisse je voulais faire une forme de corps mais pas vraiment une vraie forme de corps, une forme légèrement arrondie, difforme de l’intérieur et un gros rond qui semblerait représenter à une à une tête. Mais rien de sûr non plus.
Pour le manteau seul la couleur noire me faisait du bien. Les couleurs inexistantes, même pas le rouge pour aujourd’hui.

Matériaux utilisés :

Dessin réalisé sur feuille de format 36cm sur 48 cm.
Crayon Derwent.Graphic 7B
Un batonet fusain sec Pitt (extra tendre, tendre moyen)
Une gomme « mie de pain »

Qu’avez-vous ressenti ?

Ça m’a fait du bien de représenter cette situation en dessin, par contre pour dire où je le ressens, si c’est dans la tête, le ventre, etc. ou si c’est une des mes parties émotionnelles qui s’exprime cela m’est difficile, mais je le ressens. C’est là.

Que ressentez-vous face à ce dessin ?

Le noir me fait du bien, comme un petit poids qui s’en va mais pareil je ne sais pas où.
Je me dis je vais l’envoyer à mon psy comme pour me rassurer. Je sais qu’Emmanuelle le voit et du coup ça me rassure. Mais il y a cette inquiétude de foncer, cette situation qu’évoquait Emmanuelle hier.
C’est comme quand j’étais à l’hôpital je prenais mon doudou et je m’évadais loin afin qu’on ne m’attrape pas.
Je me demande pourquoi je parle de cela, mais c’est comme ça.

BMP – Le choc – Explosion dans la tête


Ce sont ces événements nouveaux qui font que ça explose dans ma tête. Et je vis avec toujours avec terreur que de nouvelles catastrophes me tombent dessus, pointent leur nez.
Mais je ne souhaitais pas que cette aquarelle soit angoissante au regard des autres, cette préoccupation de tenir compte des autres est toujours présente en moi. C’est important pour moi, car cela renvoie au respect.

Comment avez-vous dessiné ?

Je voulais faire ressortir dans cette aquarelle, un faux-semblant de visage, qui me représenterait éventuellement mais qui finalement veut rester dans une discrétion totale, limite transparente et mélangée dans toute cette explosion qui reste plus ou moins contenue.
J’ai commencé par dessiner, ce semblant de visage, le centre de mon esquisse sur ma feuille. Puis ensuite, après avoir observé de loin cette esquisse, j’ai rajouté les explosions. Mais dans ma tête la phrase « ne t’éparpille pas »  était là, et c’était très présent en moi. Et le mot « silence » ou l’injonction « tais-toi » est apparue mais c’est juste passé, c’était fugace.
Pour la réalisation du manteau aquarelle, la seule couleur était le violet. Je ne sais pas pourquoi, mais c’était cette couleur-là.
Par contre le rouge me parlait beaucoup et au dernier moment, à la fin de mon esquisse c’était le gris que j’ai rajouté mais ça aussi, comme si cette situation était incontrôlable, je devais le mettre et c’est tout.

Matériaux utilisés :

Aquarelle réalisée sur feuille de format de 50 x 70 cm à grain fin.
J’ai utilisé les couleurs aquarelles suivantes : blanc de Chine, gris de Payne, rouge cramoisi, rouge pourpre, violet.
Finition aux feutres aquarelles.

Qu’avez-vous ressenti ?

Je voulais que dans ce dessin il y ait des espaces qui ne soient pas étouffants. Ce choc est comme une explosion pour moi, ça part dans tous les sens. Mais là je voulais que celle-ci soit maintenue, qu’elle ne déborde pas trop.
Comme si on allait me hurler dessus, si je m’éparpillais. C’est très angoissant cette sensation. Cette situation dans ma tête c’était cela, comme une sorte d’interdit.
Et j’ai eu des moments de blancs.

Que ressentez-vous face à ce dessin ?

J’aime ce rouge avec cette touche de noir et le violet est là mais ne m’attire pas plus.
Dans ma tête ça devait être très propre mais finalement je ne sais pas quoi en penser, les mots ne me viennent pas.