La roue des émotions de Plutchik

Robert Plutchik a aussi créé une roue des émotions pour illustrer diverses émotions motivatrices et nuancées. Il a proposé son modèle circomplexe en trois dimensions et son modèle de roue en deux dimensions en 1980 pour décrire les relations entre ces émotions.

Plutchik y propose ses huit émotions de base ou fondamentales (la peur, la colère, la joie, la tristesse, la confiance, le dégoût, l’anticipation et la surprise, dont leurs fonctions respectives seraient la protection, la destruction, la reproduction, la réintégration, l’incorporation, le rejet, l’orientation et l’exploration) en paires d’opposés : la joie et la tristesse, la peur et la colère, le dégoût et la confiance, la surprise et l’anticipation. De plus, il y combine l’idée d’un cercle des émotions et celle d’une palette de couleurs. Comme ces dernières, les émotions de base peuvent s’exprimer à divers degrés d’intensité et se combiner l’une à l’autre pour former des émotions différentes. C’est ainsi que Plutchik est venu à définir les dyades primaires (combinaisons de deux émotions de base adjacentes), secondaires (combinaisons d’émotions de base voisines à une émotion près) et tertiaires (combinaisons d’émotions de base voisines à deux émotions près).

Le transfert

La prise en compte du complexe d’Œdipe devait conduire Freud à établir que le transfert à l’égard du médecin mobilisait chez le sujet des « clichés » déjà présents chez lui, telle « l’imago » paternelle ou les « images maternelles, fraternelles etc. »
Une transposition à une situation où le transfert porte sur un objet et un thérapeute, de l’analyse de Michel Neyraut sur le transfert dans la relation analytique :

« Le transfert est comme un paquet d’enveloppes closes qu’un aveugle distribue aux passants. L’analyste n’est pas un passant comme un autre, à la cinquantième enveloppe, il demande qu’on ouvre la lettre et parie que le contenu en était connu et que ce n’est pas un hasard si la lettre lui est adressée ».

Michel Neyraut
Le transfert, Paris PUF, 1974, p. 174