Le kintsugi – Métaphore de la résilience

Kintsugi/Kintsukuroi ou la valeur de la fêlure
Ces mots japonais désignent l’art ancestral de réparer une poterie cassée avec de l’or.
Ainsi réparé, l’objet prend paradoxalement toute sa valeur d’avoir été brisé. Orné de sa cicatrice, il raconte son histoire et nous enseigne qu’un « accident » n’est pas une fin en soi, mais peut devenir le début de quelque chose de plus beau.


Le kintsugi serait apparu lorsque, à la fin du xve siècle, le shogun Ashikaga Yoshimasa a renvoyé en Chine un bol de thé chinois endommagé pour le faire réparer. Le bol étant revenu réparé avec de vilaines agrafes métalliques, les artisans japonais auraient cherché un moyen de réparation plus esthétique. Cela relève d’une philosophie qui prend en compte le passé de l’objet, son histoire et donc les accidents éventuels qu’il a pu connaitre. La casse d’une céramique ne signifie plus sa fin ou sa mise au rebut, mais un renouveau, le début d’un autre cycle et une continuité dans son utilisation. Il ne s’agit donc pas de cacher les réparations, mais de mettre celles-ci en avant.

Maison de la mosaïque contemporaine

Logo-Maison-de-la-mosaique-contemporaineHistorique

A Paray-le-Monial était implantée depuis 1877 une fabrique de carreaux de grès céramique fondée par Paul Charnoz. Ce carreau appelé aussi « carreau-mosaïque » connut un grand succès.
En 1994, un groupe d’anciens salariés de cette usine décide de créer le Musée Paul Charnoz.
Pour 1998, en association avec l’Office de Tourisme, quelques passionnés, notamment Pierre Brasseur, projettent de réaliser une exposition avec la participation de mosaïstes internationaux.
Cette exposition intitulée « Aime… comme Mosaïque » est présentée au Musée Paul Charnoz et à la Tour Saint Nicolas à Paray-le-Monial ; c’est une réussite et c’est surtout une découverte de la mosaïque contemporaine par le grand public.
Sollicitée par la Mairie de Paris, cette exposition est reproduite au printemps de l’année suivante à la Bibliothèque Forney.
En 1999, dès la seconde exposition intitulée « Vivre à Rome », la mosaïste Giovanna Galli anime trois stages d’initiation à la mosaïque durant l’été.En 2000, l’association « Aime… comme Mosaïque » est officiellement créée.

« Aime… comme Mosaïque » est devenue « M comme Mosaïque » en 2008 tout en poursuivant la même ambition.

Installé place de l’Hôtel de ville jusqu’à l’automne 2006, puis à la Résidence Parodienne jusqu’à l’automne 2011, M comme Mosaïque anime désormais la Maison de la Mosaïque Contemporaine, quai de l’Industrie à Paray le Monial.

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