Michel Bourin – Trouble bipolaire, un effet de mode ou une vraie maladie ?

Ajoutée le 25 févr. 2014

L’émotion peut se définir comme une séquence de changements intervenant dans trois systèmes organiques : cognitif, psychophysiologique, moteur, or l’humeur est la manière dont une personne se sent à l’intérieur et comment elle ressent l’expérience de l’émotion.
Un trouble de l’humeur notamment le trouble bipolaire se caractérise par une perturbation de cet état d’esprit. C’est le trouble cognitif qui chez le bipolaire perturbe la perception des émotions, il anticipe souvent un épisode thymique (up ou down). Le cerveau émotionnel fonctionne comme un radar, il agit rapidement, il réagit sans prendre le temps d’analyser la situation, il est capable de déchiffrer les sentiments mais il a des jugements intuitifs parfois erronés. Il convient donc de savoir gérer ses émotions, en particulier les blessures narcissiques. La bipolarité exagère le ressenti des émotions. Les médicaments ne suppriment pas les émotions mais les rendent plus supportables.

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Le triangle de Karpman ou comment naissent les rapports de force…

Logo-Relation-aide.comC’est au cours des années 60 que Steve Karpman, élève d’Eric Berne décrivit de façon astucieuse la situation dans laquelle on se sent parfois bloqué, mal à l’aise, furieux, coupable… Est-on obligé de subir, de rester enfermé dans ce rôle ? Le décrypter permet de s’en sortir.

Le triangle de Karpman est appelé aussi triangle dramatique. Cela veut dire que nous nous mettons dans ces différents rôles, nous en changeons aussi régulièrement et à différents stades. Ce triangle devient dramatique quand l’intégrité de la personne est mise à mal et que la relation se détériore.
karpman-pngCe schéma tend à exprimer qu’une personne qui utilise un de ces rôles (par exemple la victime), entraîne l’autre à jouer un rôle complémentaire ( le Sauveur ou le Persécuteur). En prendre conscience permet de sortir de ce rôle.

Le persécuteur :

Il prend le rôle de l’agresseur, de l’attaquant. Le persécuteur peut être une personne, mais aussi un évènement, une situation donnée. Il est généralement perçu comme négatif quoique dans certaines situations, le persécuteur puisse être un innovateur, un initiateur, un leader, la source d’une salutaire remise en question.

Une piste pour… changer : Si je suis de nature colérique, autoritaire ou directive, je serai vigilant à ne pas agresser verbalement mon entourage même si je juge qu’il fait mal son « boulot ».

Le sauveur :

Il s’agit du rôle du protecteur, du chevalier blanc. A première vue, ce rôle est perçu comme positif alors qu’il contribue souvent à renforcer la dynamique du triangle dramatique.

C’est un rôle très gratifiant d’un point de vue narcissique mais qui place l’autre en incapacité. Il attend un persécuteur pour justifier son existence et une victime à sauver. Il souhaite se construire une image acceptable mais infantilisante pour les autres.

Une piste pour… changer : Si j’ai tendance à me mettre en position de sauveur, je serais vigilant à aider en répondant à une demande et en ayant le souci de laisser la personne autonome et responsable.

La victime :

Il s’agit du rôle de la personne qui subit l’agression du persécuteur. A nouveau, ce rôle est généralement perçu comme non désirable quoique dans certains cas, la victime puisse profiter du déséquilibre créé pour enclencher un changement bénéfique.

C’est un rôle qui attire le sauveur et le persécuteur (une attente qui sera remplie ou non par l’entourage). C’est souvent un rôle de choix pour attirer l’attention sur soi.

Une piste pour… changer : Si je me sais enclin à chercher la sympathie ou le soutien des autres, je serai particulièrement attentif à ne pas me poser en victime pour faire en sorte que les autres règlent mes problèmes.

Raphaëlle de Foucauld

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Glenn Gould aimait son piano comme un frère

Logo-L'obs-culturePar Jacques Drillon
11 octobre 2015
L’intégrale des enregistrements chez CBS du légendaire pianiste canadien sort en version remasterisée et agrémentée d’un « beau-livre ».

Névrosé jusqu’à l’os, c’est probable. Mais l’image, la fresque, d’un Gould autiste, ne mangeant qu’une demi-biscotte par semaine, fuyant tout contact humain et vivant la nuit dans un blockhaus, s’est lézardée, effondrée. Hypocondriaque ? La belle affaire ! qui ne l’est pas  ? Il est d’ailleurs mort de son « mal imaginaire »… Angoissé  ? Avons-nous de bonnes raisons de ne pas l’être  ? Il n’aimait pas donner des concerts, prendre l’avion trois fois par semaine, sentir deux mille personnes devant lui : c’était bien son droit. Il aimait l’automne, la brume et la pluie – Baudelaire aussi les préférait. On s’amuse de sa crainte des microbes, mais on ne s’étonne pas que les Japonais grippés se promènent un masque sur le nez. Nous savons maintenant qu’il avait des maîtresses, des amis, qu’il aimait son piano comme un frère. C’était un homme.

Loin des salles, tranquille, à l’abri (non pas enfermé) dans son studio d’enregistrement, il a fait son métier. Réduit à la communication moderne (disque, télévision, radio, presse), il a créé de toutes pièces l’image qu’il désirait donner de lui ; et cela lui a réussi.

Il parlait d’ « extase »

Ce qui le fait différent, unique pour tout dire, ce n’est même pas son génie de pianiste, car les pianistes géniaux ne manquent pas – on trouve parfois qu’il y en a trop : on voudrait tant n’en aimer qu’un, et pour la vie. Ce n’est pas l’insolente clarté de son jeu (ses Bach)  ; ni son oreille fabuleuse, qui nous permet d’entendre à notre tour, comme lui, ce qui avait toujours été caché ; ce ne sont pas davantage ses partis pris plus ou moins subversifs : jouer Mozart comme une machine à coudre, et Beethoven comme un Bach tardif. Ce qui le rend unique, c’est son bonheur.

Gould avait compris que la musique (ce qu’on appelle véritablement musique) est hors du monde, que c’est un autre réel, inaccessible aux lois habituelles de la nature. Et pénétrer dans ce monde tangent au nôtre le plongeait dans le ravissement. Il parlait d' »extase ». C’est « exaltation » qu’il fallait dire, enthousiasme, joie, fébrilité, euphorie, volupté, électricité. Il suffit de l’écouter : personne, hormis certains pianistes de jazz (Ellington), ne se rue sur la musique comme lui (Gould : le pianiste du désir), personne ne joue avec elle comme il le faisait, ne s’enivre à ce point de sa propre intelligence, de sa propre virtuosité, de la beauté qu’il produit. Artiste éclatant, rayonnant.
…/…
pour lire l’article, cliquez sur le logo de l’Obs culture

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Livre – Mentalisation et trouble de la personnalité limite

9782804191122Anthony Bateman, Peter Fonagy
Traduction : Martin Debbané, Alexander Downing, Nader Perroud, Paco Prada
Collection : Carrefour des psychothérapies
Editeur : De Boeck Supérieur
Traiter les troubles de la personnalité borderline par la mentalisation, une approche psycho-thérapeutique visant à retrouver la faculté de comprendre l’autre, de se mettre à sa place et de deviner ou d’entrevoir ce qu’il ressent et pense de nous.

La mentalisation – c’est-à-dire la capacité de se comprendre soi-même et de comprendre les autres en déduisant les états mentaux sous-jacents au comportement apparent – se développe pendant l’enfance et repose sur une relation d’attachement sûre. Elle est essentielle à l’autorégulation et à l’établissement de relations intimes constructives. L’échec de la mentalisation plus particulièrement lors d’interactions émotionnelles est un problème central du trouble de la personnalité limite particulièrement.
Cet ouvrage constitue un guide clair et accessible pour le traitement des patients atteints du trouble de la personnalité limite. Avec ses instructions concrètes, spécifiques et faciles à appliquer, il se révélera un outil particulièrement utile au thérapeute dans sa pratique de tous les jours. Ce dernier y trouvera en effet tout ce dont il a besoin pour développer et pratiquer le traitement basé sur la mentalisation chez des patients en traitement de jour ou ambulatoire.

Les bases théoriques indispensables, bien entendu, mais également :

  • une liste des étapes pratiques de l’évaluation de la mentalisation et des relations interpersonnelles
  • des détails sur la manière de structurer correctement le traitement
  • des interventions de mentalisation basiques et les meilleures façons de les appliquer
  • des conseils sur les actions à entreprendre ou à éviter.

Une check-list d’évaluation de la mentalisation et un exercice d’auto-évaluation sont également mis à disposition du thérapeute afin d’évaluer la validité de la mentalisation.

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Actualité des états limites par Vincent Estellon

3321Vincent ESTELLON (ed)
Co-Auteurs : Jacques ANDREGisele APTERAlain BRACONNIERCatherine CHABERTMaurice CORCOSMarie-camille GENETBernard GOLSEDidier LAURUFrancois RICHARDRene ROUSSILLON
©2014
Carnet psy -Le- – dirigée par Manuelle Missonnier (manuelle@carnetpsy.com)
ISBN : 978-2-7492-4037-4
EAN : 9782749240374
12.00 €

Durant ces cinquante dernières années, le trouble borderline a navigué entre les névroses et les psychoses, a été appréhendé comme un type de personnalité pathologique, a été rapproché des maladies bipolaires, des désordres narcissiques, des personnalités psychopathiques… Du côté de la psychiatrie, comme de la psychanalyse, la liste de noms donnés à ces folies limites est longue et les qualifications singulières.

Aujourd’hui, l’état limite ne peut plus être défini sérieusement selon une approche extrinsèque  (la définition « ni ni », ni névrotique, ni psychotique) qui risquerait de réduire cette configuration clinique à un fourre-tout privé d’une cohérence interne. Il importe de donner une définition intrinsèque de l’état limite car il ne s’agit ni d’une psychonévrose gravissime, ni d’une prépsychose, ni d’un état passager naviguant entre les structures. Désormais, ce n’est plus tant une pathologie « à la limite de » qu’une pathologie des limites du Moi.

À partir d’une clinique actuelle grandissante, les auteurs soulignent la richesse des débats qui interrogent les limites du système de classification nosographique et poussent à réviser, voire à reconstruire de manière innovante certaines bases théorico-cliniques des techniques de soin.

Pour acquérir le livre, cliquez sur la couv.

 

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