Cancer : l’art-thérapie pour soulager les malades


Cancer : l’art-thérapie pour soulager les malades
PAR JADE BOCHES
20 AVR 2018
Des chercheurs américains ont réalisé une étude pilote afin d’observer les effets de l’art-thérapie chez des personnes atteintes de leucémie.
« La musique adoucit les mœurs », mais c’est le cas de l’art en général. Afin d’en observer les effets chez des malades atteints d’un cancer, des chercheurs de l’université de Rochester, aux Etats-Unis, ont proposé des séances d’art-thérapie à des patients souffrant de leucémie. Les résultats de leur étude sont parus dans l’European Journal of Cancer Care.
Le but de cette étude pilote était de savoir si une simple initiation à l’art-thérapie au chevet des patients améliorait l’humeur, réduisait la douleur et l’anxiété. Les chercheurs ont proposé ce projet, consistant à enseigner des techniques artistiques pendant 30 minutes, à 31 patients (21 femmes et 10 hommes). Au final, 21 malades ont accepté de participer, soit 19 femmes et 2 hommes.

Se sentir mieux grâce à l’art

Résultat, les chercheurs ont observé une amélioration significative dans l’humeur, la douleur et l’anxiété. 95 % des volontaires ont qualifié cette expérience de « positive » et 85 % d’entre eux souhaitaient participer à d’autres ateliers de ce genre. Selon les auteurs de l’étude, l’art-thérapie pourrait être considérée comme un complément aux traitements traditionnels contre la douleur et l’anxiété. D’autres études, avec un plus grand nombre de participants et une égalité entre les sexes serviront à généraliser ces résultats. En France, des associations développent l’art-thérapie dans les hôpitaux et notamment dans les services de cancérologie, comme l’association Aparthé dans la ville de vichy.

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Rosemary Reilly de l’Université Concordia étudie le potentiel de l’art-thérapie

Rosemary Reilly de l’Université Concordia étudie le potentiel de l’art-thérapie
10 août 2017
C’est l’histoire de femmes et de leur combat contre le cancer du sein. La plupart n’avaient pas fait d’art depuis leur enfance. Mais l’activité créatrice leur a ouvert des perspectives très précieuses. À un point tel qu’elles se retrouvent aujourd’hui au coeur d’un programme de sensibilisation du public et d’une publication pilotés par une spécialiste des sciences sociales de l’Université Concordia.

«My present».Photo: Louise
Tout a commencé quand Rosemary Reilly, professeure agrégée de sciences humaines appliquées à la Faculté des arts et des sciences, a découvert une étude pilote sur la thérapie par l’art qui l’a profondément affectée. L’initiative en question était appuyée par la directrice de l’organisme de soutien CanSupport des Cèdres, Andréanne Robitaille, et dirigée par l’infirmière chercheuse Virginia Lee du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) et l’art-thérapeute Kate Laux, qui travaille avec CanSupport. Ensemble, elles ont collaboré avec des membres de l’organisme pour mener à bien le projet.

« C’était à la fois touchant et passionnant de voir des femmes vivant avec le cancer du sein expliquer comment l’art et l’art-thérapie les ont aidées à s’épanouir et à donner un sens à leur expérience, explique la professeure Reilly. J’ai tout de suite pensé que tout le monde se devait d’être au courant. »

Les responsables de l’étude avaient d’abord demandé à Mme Reilly de les aider à analyser leurs résultats à titre de chercheuse qualitative en sciences sociales. Il en est ressorti plusieurs thèmes connexes. Ainsi, dans le contexte de l’art-thérapie, la création ouvrirait à ces femmes des espaces d’autoréflexion qui leur permettraient d’affronter leur diagnostic et leur traitement, de gagner en résilience face à l’adversité, de trouver une paix intérieure et enfin, de redonner un sens et un but à la vie.

« Les aspects émotionnels et spirituels de la personne sont souvent négligés par les professionnels de la santé qui, tout naturellement, tendent à privilégier le traitement de la maladie et le bien-être physique »

poursuit la professeure Reilly.

Une expérience révélatrice

La principale force de l’art-thérapie, selon Mme Reilly, repose dans l’importance accordée à la croissance existentielle et post-traumatique. « Le fait que nous puissions, en tant que personnes, tourner les épreuves difficiles à notre avantage pour nous épanouir est révélateur, explique-t-elle. Certaines des participantes à l’étude poursuivent encore leur traitement ; d’autres sont en rémission ou en soins palliatifs. Toutes, cependant, affirment que l’art-thérapie a joué un rôle clé dans leur cheminement. »
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